Andrés Gimeno

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Andrés Gimeno
Image illustrative de l’article Andrés Gimeno
Andrés Gimeno en 1973.
Carrière professionnelle
1960 – 1973
Nom de naissance Andrés Gimeno Tolaguera
Nationalité Drapeau de l'Espagne Espagne
Naissance
Barcelone
Décès (à 82 ans)
Barcelone
Taille 1,85 m (6 1)
Prise de raquette Droitier
Hall of Fame Membre depuis 2009
Palmarès
En simple
Titres 44
Finales perdues 11
Meilleur classement 3e (1962)
En double
Titres 4
Finales perdues 14
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple F(1) V(1) 1/2 1/8
Double 1/8 1/4 1/8 F(1)

Andrés Gimeno Tolaguera, né le à Barcelone et mort le dans la même ville[1], est un joueur de tennis professionnel espagnol.

Sa carrière, de la fin des années 1950 au début des années 1970, fut marquée par de nombreuses victoires, dont une dans un tournoi du Grand Chelem, en 1972, à Roland-Garros.

Il est membre du International Tennis Hall of Fame depuis 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrés Gimeno est le fils d'Estaban Gimeno, professeur de tennis qui lui donne ses premiers cours au Real Club de Tenis Barcelona[2].

Andrés Gimeno a détenu les titres de champion national d'Espagne en 1957 et 1959, battant à chaque fois Juan Manuel Couder. Pendant l'ère Open, il s'impose en 1972.

Il prend sa retraite en 1973, diminué par une blessure au ménisque, et fonde l'année suivante le Club de Tenis Andrés Gimeno, situé à Castelldefels, académie qui formera de nombreux joueurs espagnols tels que Arantxa Sanchez, Alex Corretja mais aussi l'américaine Mary Joe Fernández. Il a occupé un poste d'entraîneur auprès de la fédération espagnole de tennis jusqu'en 1979, puis aux côtés de l'équipe féminine Suisse au début des années 1980[3]. Il a en outre commenté le tennis pour TVE entre 1985 et 2003 et a été éditorialiste pour Marca dans les années 1990. Par la suite, il été impliqué dans des affaires immobilières[4]. En 2009, il est décoré de la médaille d'or du Mérite Sportif de l'Ordre Royal du Sport, décernée par le Conseil supérieur du sport.

Marié à Cristina, il a eu trois enfants : Andrés, Cristina et Alejo.

La fédération espagnole de tennis annonce son décès le 9 octobre 2019 des suites d'un cancer. Rafael Nadal salue à cette occasion un « pionnier du tennis en Espagne mais aussi un grand sportif ».

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1955, Andrés Gimeno devient champion de France junior à Roland-Garros et se lance l'année suivante sur le circuit international. À la fin de la saison 1958, sa fédération l'envoie en Australie avec José Luis Arilla afin de rivaliser avec les meilleures raquettes internationales sous la houlette d'Harry Hopman[5]. Il y dispute 8 tournois et s'incline à deux reprises contre Roy Emerson et quatre fois contre Ashley Cooper. Il parvient néanmoins à remporter son avant-dernier tournoi à Perth. Lors des Championnats d'Australie, il ne va pas plus loin qu'en quart de finale, battu par Bob Mark.

Il obtient ses meilleurs résultats en 1960 avec un titre à Caracas, Monte-Carlo, Barcelone et au Queen's[6]. Il dispute Roland-Garros avec un statut de tête de série n°3 mais s'incline en quart de finale devant le futur vainqueur Nicola Pietrangeli. Il atteint en revanche la finale du double avec José Luis Arilla. Désirant vivre de son sport, il signe un contrat professionnel quelques semaines plus tard avec Lamar Hunt et Jack Kramer, devenant le premier joueur espagnol membre de ce circuit fermé.

Pendant environ huit années, il va côtoyer les plus grand champions de l'époque que sont Rod Laver, Ken Rosewall et Lew Hoad. Cette période est marquée par une finale à Wembley en 1965 face à Laver et un titre à l'unique édition du Wimbledon Pro en double en 1967 avec Pancho Gonzales. Il totalise une quinzaine de victoires sur Laver, notamment une à Barcelone en cinq sets en 1966, ainsi qu'une vingtaine sur Rosewall. Il est alors considéré comme le 3e meilleur joueur au monde derrière les deux australiens. Il prend part à de nombreuses tournées aux États-Unis, en Afrique du Sud, en Australie, mais aussi en Afrique noire ou en Amérique du Sud.

En 1968, sous contrat avec la National Tennis League, il participe au premier tournoi Open à Bournemouth où s'incline en demi-finale. Pour ses premiers Internationaux de France depuis 1968, il atteint facilement les demi-finales où il est battu en cinq sets par Ken Rosewall. Finaliste de l'Open d'Australie 1969 et demi-finaliste à Wimbledon en 1970, il joue pendant deux saisons sur le circuit WCT et remporte notamment un tournoi à Dallas.

Il atteint en 1972 la finale du tournoi de Roland-Garros. Son parcours est marqué par des victoires en cinq sets sur Clark Graebner en huitièmes (6-3, 3-6, 5-7, 6-2, 6-1) et Alex Metreveli en demi-finale (4-6, 6-3, 6-1, 2-6, 6-3). Il bat en finale Patrick Proisy (4-6, 6-3, 6-1, 6-1)[7], devenant à 34 ans et 10 mois, le joueur le plus âgé à avoir remporté le tournoi[8]. Par la suite, il gagne un dernier tournoi à Gstaad. Il se retire l'année suivante après une finale à Hilversum.

Il totalise 13 sélections en équipe d'Espagne de Coupe Davis entre 1958 et 1960 et entre 1972 et 1973. En 1959, il participe à la finale européenne perdue contre l'Italie. En 1972, il s'illustre en dominant le n°1 mondial Stan Smith (6-8, 7-5, 6-3, 6-4) lors du premier match sur la terre battue barcelonnaise[9] mais l'équipe perd la rencontre malgré une autre victoire sur Harold Solomon.

Palmarès (partiel)[modifier | modifier le code]

En simple messieurs[modifier | modifier le code]

En double messieurs[modifier | modifier le code]

Autres résultats[modifier | modifier le code]

Parcours dans les tournois du Grand Chelem[modifier | modifier le code]

En simple[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Internationaux de France Wimbledon US Open
1956 1er tour (1/64) Drapeau : Afrique du Sud T. Fancutt 3e tour (1/16) Drapeau : Suède U. Schmidt
1957 3e tour (1/16) Drapeau : Australie W. Woodcock 1er tour (1/64) Drapeau : Chili A. Hammersley
1958 1/8 de finale Drapeau : Australie A. Cooper 2e tour (1/32) Drapeau : Australie M. Anderson
1959 1/4 de finale Drapeau : Australie B. Mark 3e tour (1/16) Drapeau : Australie R. Emerson
1960 1/4 de finale Drapeau : Italie N. Pietrangeli 2e tour (1/32) Drapeau : Inde R. Krishnan
1961
1962
1963
1964
1965
1966
1967
1968 1/2 finale Drapeau : Australie K. Rosewall 3e tour (1/16) Drapeau : Afrique du Sud R. Moore 1er tour (1/64) Drapeau : Afrique du Sud R. Moore
1969 Finale Drapeau : Australie R. Laver 1/4 de finale Drapeau : Australie R. Laver 1/8 de finale Drapeau : États-Unis C. Graebner 1/8 de finale Drapeau : États-Unis B. Buchholz
1970 1/2 finale Drapeau : Australie J. Newcombe 1er tour (1/64) Drapeau : Brésil T. Koch
1971 2e tour (1/16) Drapeau : États-Unis R. Lutz 1er tour (1/64) Drapeau : Royaume-Uni J. Paish
1972 Victoire Drapeau : France P. Proisy 2e tour (1/32) Drapeau : Nouvelle-Zélande O. Parun 1/8 de finale Drapeau : États-Unis S. Smith
1973 2e tour (1/32) Drapeau : Argentine G. Vilas

N.B. : à droite du résultat se trouve le nom de l'ultime adversaire.

En double[modifier | modifier le code]

Parcours en double à partir de 1968.

Année Open d'Australie Internationaux de France Wimbledon US Open
1968 1/4 de finale
Drapeau : États-Unis P. Gonzales
Drapeau : République socialiste de Roumanie I. Năstase
Drapeau : République socialiste de Roumanie I. Țiriac
1/8 de finale
Drapeau : États-Unis P. Gonzales
Drapeau : États-Unis A. Ashe
Drapeau : États-Unis C. Pasarell
Finale
Drapeau : États-Unis A. Ashe
Drapeau : États-Unis R. Lutz
Drapeau : États-Unis S. Smith
1969 1/8 de finale
Drapeau : États-Unis P. Gonzales
Drapeau : Australie J. Brown
Drapeau : URSS T. Leius
1/8 de finale
Drapeau : Espagne M. Santana
Drapeau : États-Unis A. Ashe
Drapeau : États-Unis C. Pasarell
2e tour (1/16)
Drapeau : Australie K. Fletcher
Drapeau : États-Unis B. Buchholz
Drapeau : Afrique du Sud R. Moore
2e tour (1/16)
Drapeau : Espagne M. Santana
Drapeau : Australie J. Newcombe
Drapeau : Australie T. Roche
1970 2e tour (1/16)
Drapeau : Royaume-Uni R. Taylor
Drapeau : Australie K. Rosewall
Drapeau : Australie F. Stolle
1971 1er tour (1/16)
Drapeau : Royaume-Uni R. Taylor
Drapeau : Australie D. Crealy
Drapeau : États-Unis D. Stone
2e tour (1/16)
Drapeau : Royaume-Uni R. Taylor
Drapeau : Royaume-Uni M. Cox
Drapeau : Royaume-Uni G. Stilwell
1972 1/4 de finale
Drapeau : Espagne A. Muñoz
Drapeau : Tchécoslovaquie J. Kodeš
Drapeau : Tchécoslovaquie J. Kukal
1/8 de finale
Drapeau : France P. Barthes
Drapeau : Chili P. Cornejo
Drapeau : Chili J. Fillol
1/4 de finale
Drapeau : Espagne A. Muñoz
Drapeau : Afrique du Sud C. Drysdale
Drapeau : Royaume-Uni R. Taylor

N.B. : le nom du ou de la partenaire se trouve sous le résultat ; le nom des ultimes adversaires se trouve à droite.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Andrés Gimeno, Máster en tenis, Martínez Roca, , 240 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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