Union pour la France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir UPF.
Union pour la France
Élections concernées par l'alliance Législatives de 1993
Européennes de 1994
Législatives de 1997
Organisations politiques concernées Rassemblement pour la République
Union pour la démocratie française

Représentation à l'assemblée nationale
Représentation au Parlement européen
Idéologie Conservatisme
Libéralisme
Conservatisme libéral
Gaullisme
Souverainisme
Démocratie chrétienne
Anti-socialisme
Euroscepticisme
Couleurs Bleu

L'Union pour la France (UPF) est une coalition électorale française, initiée en 1990 par le Rassemblement pour la République (RPR) et l'Union pour la démocratie française (UDF), qui vise à rassembler la totalité des partis de la Droite républicaine pour succéder aux gouvernements socialistes. L'UPF remporte un large succès aux élections législatives de 1993, avec 485 sièges sur 577.

Création de l'UPF[modifier | modifier le code]

L'UPF est créée après le référendum sur le Traité de Maastricht, après que le RPR et l'UDF se soient violemment opposés sur ce traité (le RPR y étant majoritairement hostile et l'UDF très favorable). Après le succès de justesse du « Oui » le 22 septembre 1992, il convient de « recoller les morceaux ».

À l'initiative de Jacques Chirac, d'Édouard Balladur, de Philippe Séguin (pour le RPR) et de Valéry Giscard d'Estaing, Pierre Méhaignerie, Gérard Longuet, François Léotard (pour l'UDF), une structure d'union est créée, afin d'établir un programme commun de gouvernement pour les législatives prévues fin avril 1993, c'est-à-dire six mois après.

Gestion de l'UPF[modifier | modifier le code]

Une équipe paritaire est mise en place.

Le but est double :

  • d'une part, établir un programme commun de gouvernement ;
  • d'autre part, fixer les candidatures communes UPF dans les circonscriptions, en établissant une équité globale entre RPR et UDF.

La question est aussi posée de savoir s'il sera possible d'organiser éventuellement des « primaires » pour désigner un candidat unique de la droite à l'occasion de l'élection présidentielle de 1995.

L'entreprise se déroule correctement ; la droite gagne très largement les élections législatives françaises de 1993.

Disparition de l'UPF[modifier | modifier le code]

L'UPF se délite courant 1994 et début 1995, lorsque des signes médiatiques concordants et des indiscrétions laissent à penser qu'Édouard Balladur sera effectivement candidat à l'élection présidentielle.

Les « chiraquiens historiques » se replient sur le RPR, tandis que les « balladuriens » gagnent à leur cause l'UDF et une partie des députés RPR.

L'alliance UPF vole en éclats lorsque Jacques Chirac est élu président de la République en mai 1995, chacun des partis, RPR et UDF, reprenant son entière liberté.

Sources[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Les partis politiques français, Pierre Bréchon, 2005, Documentation française, p. 94. Document utilisé pour la rédaction de l’article