Famille d'Aligre

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d'Aligre
Armes de la famille.
Armes de la famille : d'Aligre

Blasonnement Burelé d'or et d'azur de dix pièces, au chef d'azur chargé de trois soleils d'or[1]
Devise « Non uno gens splendida sole »
(en français : « Une race qui ne brille pas que par un seul soleil »)
Charges Chancelier de France
Premier Président à mortier au Parlement de Paris
Pair de France (Chambre des pairs)
Fonctions militaires Lieutenant général des armées navales
Récompenses civiles Ordre du Saint-Esprit
Récompenses militaires Grand-croix de Saint-Louis

La famille d'Aligre est une famille de la noblesse française, originaire de Chartres (Eure-et-Loir), anoblie en 1624 à Paris, et éteinte en 1847.
De noblesse de robe, elle est célèbre pour ses deux chanceliers de France et ses hauts magistrats, ainsi que pour son immense fortune qui fut une des plus considérables de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille d'Aligre est originaire de Chartres, où elle est d'abord mentionnée sous le nom Haligre.
Son premier auteur connu est un tanneur chartrain, nommé Guillemin Haligre, né au début du XVe siècle. Son fils, Etienne Haligre, greffier au Présidial de Chartres, ayant obtenu du Roi la gestion du grenier à sel, commença la fortune de la famille.

La famille d'Aligre est illustre par les chanceliers qu'elle donna à la France ainsi que par son immense fortune, dont les traces se retrouvent dans de nombreuses villes et villages de France.

En 1777, Marans (Charente-Maritime) fut érigée en marquisat sous le nom d'Aligre par le roi Louis XVI en faveur d'Étienne François d'Aligre.

La famille d'Aligre s'est éteinte en 1847 dans la famille de Pomereu, devenue par ordonnance royale du 21 décembre 1825 de Pomereu d'Aligre.

Principaux membres[modifier | modifier le code]

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Étienne 1er d'Aligre[modifier | modifier le code]

Blason d'Aligre
Au chef, trois soleils d'or sur champ d'azur, burelé de dix bandes d'or et d'azur

En 1587[2], Étienne Haligre était président du Présidial de Chartres et intendant de Charles de Bourbon, Comte de Soissons, qui professait pour lui une estime particulière, puisqu'il le nomma tuteur honoraire de son fils. Henri IV le désigna pour la présidence du Parlement de Bretagne, mais Louis XIII l'appela au Conseil d'État avant qu'il n'eut pris possession de ce poste. Peu de temps après, une des fréquentes révolutions ministérielles de cette époque lui donnait les sceaux (janvier 1624) enlevés au vieux Chancelier de Sillery. Celui-ci étant mort dans le courant de cette même année 1624, Étienne Haligre fut nommé chancelier. Pour récompenser son chancelier de tous ses services, le Roi l'anoblit. Désormais, le nom s'écrivit Aligre. Il prit pour blason: Au chef, trois soleils d'or sur champ d'azur, burelé de dix bandes d'or et d'azur, et pour devise: Non uno gens splendida sole (Ma famille ne brille pas d'un seul éclat).

Il ne resta pas longtemps au pouvoir. Il fut disgracié deux ans plus tard par l'arrivée de Richelieu et exilé dans sa terre, au Château de la Rivière, dans le Perche, où il mourut en 1635, à l'âge de 76 ans. Le motif de cette disgrâce fut, disent les mémorialistes du temps, l'emprisonnement du Maréchal d'Ornano, gouverneur du Duc Gaston d'Orléans, et la timidité dont le chancelier fit preuve en cette occasion, n'osant pas dire la vérité au duc qui lui demandait qui avait conseillé l'arrestation. Il prétendit, en effet, qu'il ne se trouvait pas au conseil à ce moment-là. Richelieu prit prétexte de cette pusillanimité du chancelier pour l'éloigner.

Étienne II d'Aligre[modifier | modifier le code]

Étienne II d'Aligre naquit à Chartres le , et mourut à Versailles le . Sa carrière fut encore plus brillante que celle de son père et il n'éprouva pas les mêmes revers. D'abord intendant en Languedoc et en Normandie, il fut nommé ambassadeur à Venise, puis Directeur des Finances, doyen des conseillers d'Etat et finalement garde des sceaux en 1672. Deux ans après, il y joignait encore la dignité de Chancelier de France et en jouissait jusqu'à sa mort.

Michel d'Aligre[modifier | modifier le code]

Michel d'Aligre naquit en 1617 et mourut le . Il était capitaine du Régiment de Normandie en 1643. Il assista au siège de Rosas (1645), à la prise de Porte-Longone (1646), au siège de Crémone (1647), à la prise de l'île de Procida (1648). Pendant les années 1649 et 1650, il resta en Italie où les armées françaises gardaient la défensive. Il fut nommé mestre de camp le . À la suite d'une victoire remportée en octobre, il fut créé maréchal de camp le 18 novembre 1650. En 1651, il prit part à la défense de Barcelone. Nommé le commandant de la cavalerie de l'Armée d'Italie, il y resta jusqu'à sa mort.

Son frère, François, né le , mourut le . Il fut chanoine de l'ordre de Saint-Augustin le . Il reçut, le , l'abbaye de Saint-Jacques de Provins que lui céda son frère Michel. En 1668, il fut promu à l'évêché d'Avranches, mais il crut devoir refuser cette haute position. Lorsqu'Étienne d'Aligre eut été nommé Garde des sceaux en 1672, il quitta son abbaye et vint mettre au service de son père ses réels talents. Il l'assista jusqu'en 1677 et retourna à Provins où il mourut.

Étienne III d'Aligre[modifier | modifier le code]

Étienne III d'Aligre (1660-1725).

Étienne IV d'Aligre[modifier | modifier le code]

Étienne Claude d'Aligre (1694-1752), président à mortier au Parlement de Paris.

1er Marquis d'Aligre[modifier | modifier le code]

Étienne François d'Aligre, marquis d'Aligre (1777), naquit à Paris et mourut à Brunswick en 1798. En 1768, il était simple président à mortier et n'avait encore attiré en rien l'attention de ses contemporains, lorsque Laverdy le proposa au Roi pour la place de premier président au Parlement de Paris. Le Roi fut très étonné du choix d'un homme si jeune pour une fonction si importante. Il la lui donna cependant. D'Aligre la conserva jusqu'en 1788 et eut plusieurs fois l'occasion de se montrer magistrat intègre et ferme. Il ne craignit pas, en effet, de censurer les mesures et les impôts arbitraires du gouvernement. Il fit notamment une vive opposition à Necker et s'efforça d'empêcher la convocation des Etats-Généraux. Ne croyant pas ses conseils écoutés du Roi, il donna sa démission. L'ancien président faillit périr le , jour de la prise de la Bastille, en même temps que Berthier et Foulon. Il se hâta de rassembler une partie de son immense fortune et se retira d'abord à Bruxelles, puis en Angleterre, et enfin à Brunswick. Il ne s'occupait plus, alors que de spéculations financières qui firent de lui un des hommes les plus riches de l'époque.

2e Marquis d'Aligre[modifier | modifier le code]

Étienne Jean François d'Aligre, marquis d'Aligre, naquit à Paris le et mourut le . Chambellan de Caroline Bonaparte, reine de Naples, il n'en fut pas moins nommé Pair de France par Louis XVIII, le . Ce fut lui qui acheta le Château des Vaux, en 1804, aux enfants Dussieux et le fit remettre en état. Sa fortune était immense : il possédait 21000 hectares de terre, jusque dans le Bordelais. Il ne laissa qu'une fille de son premier mariage, avec Mademoiselle Marie Godefroy de Senneville. Pour que le nom d'Aligre ne s'éteigne pas, une ordonnance du décida qu'il serait transmis aux enfants nés du mariage de la fille du Marquis d'Aligre avec Michel de Pomereu, et que le titre serait transmis à l'ainé.

3e Marquis d'Aligre[modifier | modifier le code]

Étienne Marie Charles de Pomereu d'Aligre (1813-1889), voulant faire de son château des Vaux le plus beau de la région, fit d'abord agrandir la partie centrale, puis fit construire les deux ailes et les dépendances. Pour y arriver, on dut détourner le cours de l'Eure.

Ce troisième et dernier marquis d'Aligre mourut en 1889 sans postérité. Sa veuve demeura quelques années au château, puis le vendit ainsi que toutes les terres.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Guillemin Haligre
x : Marguerite Savard
│
├──>Étienne Haligre[3] (†1475)
│  x : Jeanne Edeline
│  │
│  ├──> Raoul Haligre, sieur de la Rivière, de Chonvilliers, et des Hayes
│  │     x : Jeanne Lambert
│  │     │
│  │     ├──> Étienne Ier d'Aligre (1559-1635), chancelier de France (1624-1626)
│  │     │     x : Élisabeth, fille de Jean-Jacques Le Chapelier de Buscatel, conseiller d'État, et de Madeleine Le Boulanger de Misery
│  │     │     │
│  │     │     ├──> Étienne II d'Aligre (1592-1677), Garde des Sceaux et chancelier de France (1674-1677)
│  │     │     │     x(1): Jeanne L'Huillier, fille de François, seigneur d'Intreville, secrétaire du conseil, et d'Anne Brachet de Portmorand
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Louis d'Aligre (1581-1654), abbé de St-Jacques de Provins, lieutenant-général des armées du roi
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> François d'Aligre (1620-1712), chanoine de la congrégation de France, abbé de St-Jacques de Provins (1643)
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Michel d'Aligre ((1617-1661), seigneur de Villenesle, Boislandry, conseiller au parlement, maître des requêtes, intendant d'Alençon et de Caen
│  │     │     │     │     x(1) 1651 : Catherine de Machault d'Arnouville (†1651) 
│  │     │     │     │     x(2) : Marie Arragonet (†1657), fille d'Antoine, trésorier des Gardes-Françaises, et de Jeanne le Gendre
│  │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     x(3) : Madeleine Blondeau (†1696), fille de Gilles, président de la chambre des comptes, et de Madeleine le Boults
│  │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     ├──> Étienne III d'Aligre (1660-1725), seigneur de la Rivière, la Forêt, le Favril, Boilandry, Frétigny, Vieux-Château, président à mortier (1701)
│  │     │     │     │     │     x(1) 1684: Marie-Madeleine le Pelletier (†1702), fille de Claude Le Peletier, ministre d'État, contrôleur général des finances, président à mortier, et de Marie-Madeleine Fleuriau
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     ├──> Étienne, mort jeune
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     ├──> Étienne Claude d'Aligre (1694-1752), comte de Marans, seigneur de la Rivière, la Forêt, le Favril, la landes, le Plessis, commissaire aux requêtes du Palais (1716), président à mortier (1724)
│  │     │     │     │     │     │     x(1) 1726 : Marie-Louise-Adélaïde Durey de Vieuxcourt, fille de Jean-Baptiste Durey de Vieuxcourt, président du Grand Conseil, et de Louise le Gendre
│  │     │     │     │     │     │     │ 
│  │     │     │     │     │     │     ├──> Étienne François d'Aligre, 1er marquis d'Aligre (1777), comte de Marans (17 juillet 1727 - 21 février 1800)[4]
│  │     │     │     │     │     │     │     x 1748 : Françoise-Madeleine Talon (†1767), fille de Denis Omer, président à mortier, et de Françoise-Madeleine Chauvelin
│  │     │     │     │     │     │     │     x 1769 : Anne-Catherine-Louise Baudry de Villènes, veuve de Louis de Beauvarlet
│  │     │     │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     │     │     ├──> Étienne-Jean-François-Charles (1770-1847), 2e marquis d'Aligre, chambellan de la princesse Caroline Bonaparte, reine consort de Naples, pair de France
│  │     │     │     │     │     │     │     │     x(2) : Louise-Charlotte-Aglaé Camus de Pointcarré
│  │     │     │     │     │     │     │     │     x(1) : Marie-Adélaïde-Charlotte Godefroy de Senneville (†1793)
│  │     │     │     │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     │     │     │     └──> Etiennette d'Aligre (1792-1866)
│  │     │     │     │     │     │     │     │           x : Michel-Marie, marquis de Pomereu (1779-1863)
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │
│  │     │     │     │     │     │     │     │           ├──> Étienne-Marie-Charles de Pomereu d'Aligre (1813-1889), 3e marquis d'Aligre, marquis de Pomereu[5], pair de France
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │     x : Marie Sophie Joséphine de Preaulx (1842-1873)
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │ 
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │     x : Marie Charlotte de Preaulx (1854-)
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │ 
│  │     │     │     │     │     │     │     │           ├──> Armand de Pomereu d'Aligre (1817-1906), marquis de Pomereu
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │     x : Marie-Charlotte de Luppé (1834-1908)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                 │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                 ├──> Robert-Marie-Michel de Pomereu d'Aligre (1860-1937), marquis de Pomereu, député (1898-1919) puis sénateur (1920-1936) de Seine-Maritime
│  │     │     │     │     │     │     │     │                 │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                 │     x : Alexandrine de Mun (1872-1935)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       ├──> Armand de Pomereu d'Aligre (1895-1974), marquis de Pomereu 
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       │                                                                
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       │    x : Lydie d'Harcourt (1898-1988)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       │    
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       │    ├──> Robert de Pomereu d'Aligre (1895-1974), marquis de Pomereu
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       │    
│  │     │     │     │     │     │     │     │                       │     x : Ariane Becq de Fouquières 
│  │     │     │     │     │     │     │     │                             │   
│  │     │     │     │     │     │     │     │                             ├──> Nicolas de Pomereu d'Aligre (1961-), marquis de Pomereu
│  │     │     │     │     │     │     │     │                             │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                             ├──> Anne de Pomereu d'Aligre 1964 (1964-)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                             │   
│  │     │     │     │     │     │     │     │                             ├──> Jean de Pomereu d'Aligre 1969(1969-])
│  │     │     │     │     │     │     │     │                  │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                  ├──> Guy de Pomereu d'Aligre
│  │     │     │     │     │     │     │     │                  │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                  ├──> Alyette de Pomereu d'Aligre (1903-1998)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                  │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                  │  x : Etienne-Gustave, prince de Croÿ du Rœulx (1898-1990)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                      │               
│  │     │     │     │     │     │     │     │                      ├──> Rodolphe, prince de Croÿ du Rœulx (1924-)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                            ├──>  ... 
│  │     │     │     │     │     │     │     │                      │──>Prince Philippe de Croÿ (1928-)
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │ 
│  │     │     │     │     │     │     │     │           ├──> Stéphanie Marie Louise Agnès Alexandrine de Pomereu d'Aligre (1819-1855)
│  │     │     │     │     │     │     │     │           │     x : Louis-Marie, comte de Talleyrand-Périgord (1810-1881)
│  │     │     │     │     │     │     │     │                 │
│  │     │     │     │     │     │     │     │                 ├──>Eugène de Talleyrand-Périgord (1841-1864)
│  │     │     │     │     │     │     │     │     
│  │     │     │     │     │     │     │     └──> Catherine-Étienne-Claude d'Aligre
│  │     │     │     │     │     │     │           x : Hilaire Rouillé du Coudray, marquis de Boissy
│  │     │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     │     ├──> Étienne-Jean-Baptiste d'Aligre (1729-1740)
│  │     │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     │     ├──> Marie-Madeleine d'Aligre
│  │     │     │     │     │     │     │     x 1748 : Charles Jean-Baptiste des Gallois de La Tour, vicomte de Glené, fils de Jean-Charles et de Jeanne-Charlotte du Pré-de-la-Grange
│  │     │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     │     ... + 2 filles
│  │     │     │     │     │     │ 
│  │     │     │     │     │     │     x(2) : Geneviève Parent
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     ├──> Madeleine-Françoise (1690-1730), 32e abbesse de Notre-Dame-des-Anges à Saint-Cyr[6]
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     ├──> Marie-Madeleine-Geneviève (1693-), religieuse à Sainte-Marie
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     ├──> Madeleine-Louise (1697-)
│  │     │     │     │     │           x : Guillaume de Lamoignon, seigneur de Blancmesnil, ancien chancelier de France
│  │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     x(2) 1708 : Marie-Anne-Fontaine Desmontées (1680-1711), sœur d'Antoine(?) évêque de Nevers
│  │     │     │     │     │     x(3) 1711 : Madeleine-Catherine de Boivin, fille de feu Jean-Baptiste, seigneur de Bonnetot, Bacqueville, 1er président en la chambre des comptes, et cour des aides de Normandie, et de Jeanne-Marie Mallet
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     ├──> Étienne-Jean-François-Marie d'Aligre de Boislandry (1711-1757), conseiller au parlement, maître des requêtes, intendant de Pau puis Picardie
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     ├──> Jeanne-Madeleine-Catherine (1712-1738)
│  │     │     │     │     │     │     x 1735 : Henri-François de Bretagne, baron d'Avaugour, comte de Vertus et de Goëllo
│  │     │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     │     └──> Marie-Catherine (1713-)
│  │     │     │     │     │           x 1735 : Louis-Michel-Robert le Pelletier de Saint-Fargeau, maître des requêtes, fils de Louis-Michel-Robert le Pelletier-des-Forts, ministre d'État, contrôleur-général des finances
│  │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     └──> Gilles d'Aligre (†1711), seigneur de Boislandry, conseiller au parlement de Metz, puis de Paris
│  │     │     │     │           x 1686 : Catherine Turgot de Saint-Clair (sœur de Dominique-Barnabé, fille d'Antoine, seigneur de Saint-Clair, maître des requêtes, et de Jeanne Marie du Tillet ; puis en 1721 elle épouse Charles-Claude Hatte de Chevilly[7], chef de corps
│  │     │     │     │           │ 
│  │     │     │     │           └──> Jeanne-Élisabeth d'Aligre (1691-1692)
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Étienne d'Aligre (†1644), chevalier de Malte
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Charles d'Aligre (†1695), abbé de Saint-Riquier, conseiller au parlement de Paris (1660)
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Jean d'Aligre (1632-1710), chevalier de Malte, commandeur de Beauvoir les Abbeville
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Marie, né à Venise
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Élisabeth (†1699), né à Venise, 30e abbesse de Notre-Dame-des-Anges à Saint-Cyr[6]
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Anne (†1669), religieuse à Fontevrault, puis coadjutrice de Notre-Dame-des-Anges à Saint-Cyr
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Marie (1633-1724)
│  │     │     │     │     x(1): Michel de Verthamon, seigneur de Bréau, marquis de Manœuvre, maître des requêtes, conseiller d'État
│  │     │     │     │     │
│  │     │     │     │     └──> François-Michel de Verthamon (†1738), 1er président du Grand Conseil, ancien secrétaire des Ordres du roi
│  │     │     │     │
│  │     │     │     │     x(2) 1679: Godefroy, comte d'Estrades, chevalier des Ordres du roi, maréchal de France (2e femme)
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──>  Hélène d'Aligre (†1712)
│  │     │     │     │     x 1655 : Claude de l'Aubespine (†1706), marquis de Verderonne, capitaine au régiment des gardes
│  │     │     │     │
│  │     │     │     ├──> Françoise (†1719), coadjutrice puis 31e abbesse de Notre-Dame-des-Anges à Saint-Cyr[6]
│  │     │     │     │
│  │     │     │     + Suzanne, Geneviève, et 2 filles mortes jeunes
│  │     │     │     │
│  │     │     │     └──> Marguerite d'Aligre (1641-1722)
│  │     │     │           x : Charles-Bonaventure, marquis de Manneville au pays de Caux
│  │     │     │           x : Charles-Louis d'Albert, duc de Luynes, pair de France, chevalier des Ordres du roi
│  │     │     │
│  │     │     │     x(2) : Geneviève Guynet (†1657), veuve de Jean de Gué, seigneur de Villetaneuse, maître des comptes; et fille de Nicolas Guynet, conseiller au Grand Conseil, et de Geneviève Gaslau
│  │     │     │     x(3) : Geneviève L'Huillier (†1685), veuve de Michel Moreau, lieutenant civil au Châtelet, fille de Jérôme L'Huillier, procureur en la chambre des comptes, et d'Isabelle Dreux
│  │     │     │
│  │     │     ├──> Louis, seigneur de Chonvilliers
│  │     │     │
│  │     │     ├──> Nicolas, abbé de Saint-Évroult, mort en Espagne le 
│  │     │     │
│  │     │     ├──> ..., religieuse au prieuré de Bellomer
│  │     │     │
│  │     │     ├──> Marguerite, prieure de Bellomer
│  │     │     │
│  │     │     ├──> ..., religieuse à l'abbaye de Gif
│  │     │     │
│  │     │     └──> Élisabeth
│  │     │           x : François de Courceulles, baron de Rouvray
│  │     │
│  │     └──> Marie Haligre
│  │           x : Louis Mineray, président à Chartres
│  │      
│  ├──> Jean Haligre, seigneur de la Brosse, l'un des cent gentilshommes du roi
│  │     x : Marie d'Auvergne      
│  │      
│  └──> Denise Haligre
      x : Guillaume Rubantel

Seconde branche[modifier | modifier le code]

Étienne Ier d'Aligre avait pour cousin germain Jean d'Aligre, valet de chambre du roi.

Jean d'Aligre
x : Catherine Trouillard
│
├──> Michel, seigneur de Saint-Lié (†1675), trésorier général des menus plaisirs du roi, intendant de Justice, Police et Finances en Catalogne, et Roussillon (1651)
│     x 1639 : Marie Perou
...   │
      ├──> Philippe-François (1639-1720), chef d'escadre (1705), commandant de la Marine à Toulon
      │
      ├──> Étienne-Armand (†1724), seigneur de Saint-Lié, lieutenant de vaisseau
      │     x 1693 : Marie Gauvriet
      │     │
      │     ├──> Michel-César d'Aligre (1711-1769), maître de camp de cavalerie(1757)
      │     │     x : Madeleine-Catherine-Françoise de Roussiac
      │     │     x 1754 : Philiberte-Catherine Baudry, fille d'André Baudry, conseiller au parlement, Grand Maître des Eaux et Forêt d'Artois, et de Catherine Lorancher 
      │     │
      │     ├──> René-Pierre d'Aligre (1712-)
      │     │     x 1756 : ... Théard-du-Bordage
      │     │
      │     ├──> Guy d'Aligre, dit l'abbé d'Aligre (1718-), prieur de Saint-Martin à Fosse-Bellay et de Moussy-le-Neuf, dernier abbé de Saint-Fuscien-aux-Bois[8] (1769-1790)
      │     ...
      │
      └──> Marie-Thérèse
            x 1697 : Claude-Louis-Hyacinthe Ploumier, seigneur de la Boulaye, commissaire-ordonnateur de la Marine

Châteaux[modifier | modifier le code]

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Œuvres et monuments[modifier | modifier le code]

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Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Chateau des Vaux Blason Aligre.jpg Armes de la famille d'Aligre

Burelé d'or et d'azur (de dix pièces), au chef du second, chargé de trois soleils du premier.[1],[9],[10],[11],[12]

Couronne 
de marquis.
Supports 
deux lions regardants, au naturel[1].
Devise 
« Non uno gens splendida sole »
((en français : « Une race qui ne brille pas que par un seul soleil »))
Blason fam fr Pomereu d'Aligre (de).svg Ces armoiries sont écartelées avec celles de Pomereu (d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois pommes d'or, deux en chef, une en pointe) à partir de 1825, pour les descendants de l'alliance Pomereu-Aligre.
Armes de la famille de Pomereu d'Aligre 
Écartelé au 1 et 4 d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois pommes d'or; au 2 et 3 burelé d'or et d'azur ; au chef du même, chargé de trois soleils d'or.[10]
Timbre malte.png
Blason Jean d'Aligre ( † 1710).svg
Jean d'Aligre ( † 1710), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Beauvoir-lès-Abbeville

Sous un chef de gueules chargé d'une croix d'argent, les armes d'Aligre.[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 et « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 14 octobre 2011)
  2. La Grande Encyclopédie
  3. Dictionnaire de la noblesse Par Badier, vol. 1, 2e éd., 1770. (pp. 170-176)
  4. La Noblesse de Saintonge et d'Aunis convoquée pour les États-Généraux de 1789 Par Léon Audebert de La Morinerie, 1861. (p. 304-305)
  5. Armorial historique de la noblesse de France Par Henri James Gabriel de Milleville, 1845. (p. 9)
  6. a, b et c Honoré Fisquet, La France pontificale, métropole de Paris : Chartres, 1864?, p. 468-469
  7. [PDF] Neil Jeffares, Turgot, Dictionary of pastellists before 1800
  8. J. Mavidal, E. Laurent, Cahier des États généraux, (extrait des Archives parlementaires), vol. 6, 1870, p. 450
  9. a et b Arnaud Bunel, « Maison d'Aligre (olim. Haligre) », sur www.heraldique-europeenne.org (consulté le 11 juillet 2011)
  10. a et b (en) François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org, (consulté le 18 juin 2011)
  11. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 6, (lire en ligne)
  12. Recueil d'armoiries des maisons nobles de France Par Henri Gourdon de Genouillac, 1860. (p. 8)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]