Château de Baronville

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Château de Baronville
Image illustrative de l’article Château de Baronville
Le Château de Baronville, Eure-et-Loir, France.
Période ou style Style Louis XIII
Type Château
Architecte Léon de Sanges
Début construction 1868
Fin construction 1871
Propriétaire actuel Personne privée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1985)[1]
Site web http://www.baronville.com
Coordonnées 48° 26′ 53″ nord, 1° 43′ 52″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Commune Béville-le-Comte
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Château de Baronville
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Château de Baronville
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Château de Baronville

Le château de Baronville est un château du XIXe siècle situé dans la commune française de Béville-le-Comte, dans le département d'Eure-et-Loir.

Il s'élève au coeur d'un domaine agricole et forestier situé sur les communes de Béville-le-Comte, Oinville-sous-Auneau, Auneau, et Roinville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Baronville date de l’époque gallo-romaine (baronis villa). Le château de Baronville fut d’abord une forteresse destinée à contrôler la vallée de la Voise. En 1623, un château est édifié sur les restes du précédent par la famille de Montescot[2]. Il passe ensuite par alliance dans la famille de Lattaignant, fameuse par l'un de ses membres qui composait des comptines comme J'ai du bon tabac.

La seigneurie de Baronville (et comté de Bainville) est acquise en 1783 par le marquis Étienne François d'Aligre, premier président du parlement de Paris. En 1868, son arrière-petit-fils le marquis de Pomereu d’Aligre fait raser le château de 1623 et édifier l’actuel, pour recevoir l'élite du Second Empire, par l’architecte Léon de Sanges, inspiré par la villa romaine de Deauville du Prince Demidoff[2], aujourd'hui démolie, et par le château de Bagatelle, reconstruit par le même architecte. Les mêmes artisans, hautement qualifiés, ont alors réalisé les couvertures et faîtages du château de Baronville, de Notre-Dame de Paris, du Mont Saint-Michel, mais aussi de la statue de la Liberté à New York. Ce même architecte fut chargé de la reconstruction et de la transformation du domaine de Bagatelle, à Paris.

Durant le XXe siècle, le domaine de Baronville accueille des soldats blessés entre 1914 et 1918, grâce à la générosité de Catherine de Clermont-Tonnerre, vicomtesse de Pomereu d'Aligre. Puis il est occupé trois fois entre 1940 et 1944 par des militaires allemands (dont le futur feld-maréchal Friedrich Paulus en 1940), notamment durant l'été 1944[3] pour accueillir une base aérienne créée en urgence et destinée à contrer le débarquement des Alliés en Normandie[2]. Durant cette période, le comte Claude de Rougé s'illustre dans la Résistance en envoyant à Londres des informations sur les occupants, au péril de sa vie, via la résistance chartraine[réf. nécessaire]. En août 1944, des troupes américaines stationnent sur le domaine[4].

Ces réquisitions successives laissent l'édifice et son parc dans un état relativement dégradé, jusqu’à ce que le comte et la comtesse de Rougé, descendants des d'Aligre, entreprennent d’importantes restaurations pour sauver ce patrimoine historique et familial[3],[5].

Depuis 1980, le château est ouvert à la location pour des mariages[3], lancements de produit, tournages, ainsi que pour les visites de groupes sur rendez-vous.

Depuis 2010, le comte Aymeric de Rougé rénove le carrousel de Baronville[6], qu'il ouvre aux réceptions en 2012. Il gère aujourd'hui l'ensemble du domaine [7],[4],[3] et y organise régulièrement des événements à vocation caritative[8],[9],[10],[11],[12].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreuses personnalités ayant été à Baronville, figurent le chanteur Elton John[7], le dernier empereur du Viet-Nam Bao Dai[7], les top-models Hilary Rhoda, Barbara Palvin, Hailey Baldwin, les footballeurs Ronaldo, Paul Pogba, Geoffrey Kondogbia, le roi d'Arabie saoudite Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, Karl Lagerfeld, Michel Galabru, Jean Rochefort, et bien d'autres[6].

Le château et le carrousel ont accueilli en 2008 le tournage de plusieurs scènes du long métrage Coco avant Chanel d'Anne Fontaine, avec Audrey Tautou, Alessandro Nivola, Marie Gillain, Emmanuelle Devos, et Benoît Poelvoorde[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Château de Baronville », notice no PA00096972, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a b et c Châteaux privés : Le monde des châteaux, palais et domaines privés, Châteaux privés, (ISBN 978-2-9524142-0-3, lire en ligne).
  3. a b c et d Aymeric de Rougé et Alexis Robin, 25 châteaux français d'exception, Paris, Ed. Beaufort, , 112 p. (ISBN 978-2-490471-01-0).
  4. a et b (en-US) « A Facebook Invite to a French Château », The New Yorker,‎ 9 et 16 juillet 2018 (lire en ligne).
  5. Alexis Robin et Aymeric de Rougé, La vallée royale de l'Eure vue du ciel, Paris, Ed. Beaufort, 118 p. (ISBN 978-2-490471-02-7).
  6. a et b webmaster, « Le château de Baronville - Chassons », sur www.chassons.com (consulté le 24 mai 2017).
  7. a b et c (en-US) « Château de Baronville », Bon vivant communications,‎ (lire en ligne, consulté le 25 septembre 2018).
  8. « Aymeric de Rougé, comte et paysan », Horizons, journal agricole,‎ (lire en ligne).
  9. Centre France, « Des fonds pour l’école Saint-Joseph », www.lechorepublicain.fr,‎ (lire en ligne).
  10. Centre France, « Pour la rénovation de la Maison des familles », www.lechorepublicain.fr,‎ (lire en ligne).
  11. « Béville-le-Comte - Conférence : Maintenon en guerre | Radio Intensité », sur intensite.net (consulté le 31 octobre 2018).
  12. Centre France, « Béville-le-comte - Les coauteurs ont dédicacé leur ouvrage ce week-end », www.lechorepublicain.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2018).
  13. « Mademoiselle Tautou - Elle », sur elle.fr, (consulté le 30 janvier 2019)