Tôtes

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Tôtes
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Luneray
Intercommunalité Communauté de communes Terroir de Caux
Maire
Mandat
Jean-Yves Billoré
2014-2020
Code postal 76890
Code commune 76700
Démographie
Gentilé Tôtais
Population
municipale
1 546 hab. (2014)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 46″ nord, 1° 02′ 52″ est
Altitude Min. 138 m – Max. 172 m
Superficie 7,61 km2
Localisation

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Tôtes est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie). Les Tôtais y résident.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située au carrefour des deux anciennes routes nationales (RN 27 et RN 29), ce qui avant la construction du réseau autoroutier en faisait un point de passage stratégique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On ignore le nom du domaine ancien de Tôtes, car le toponyme actuel n'est pas antérieur au Xe siècle, attesté sous la forme Totes en 1030. En effet, il procède du norrois topt (danois, norvégien modernes toft) « emplacement d'une ferme, domaine rural »[1] au nominatif pluriel en /s/ des termes en -a masculin du vieil anglais (type guma, homme), transcrit par un féminin pluriel latin Tostas au XIIe siècle. Au singulier topt a donné "le Tot" ou "-tot". Homonyme de Tostes (Eure), Tostes (Calvados) et de Tofts (Norfolk, Angleterre).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles réalisées en juillet 2004 ont révélé l’existence d’une occupation rurale gallo-romaine sur le site de la Zone d'Activités actuelle. L'ensemble mis au jour — certainement une villa rustica gallo-romaine — se met en place dans le courant du Ier siècle de notre ère, sur un terrain auparavant inoccupé, et perdure jusqu’au IIIe siècle.

En 1030, une partie du village de Tôtes fut donnée à l'abbaye la Trinité-du-Mont de Rouen. Quelques années plus tard, en 1066, un seigneur de Tôtes combattit à Hastings.

On notera ensuite l'existence d'un château où eut lieu en 1589 une entrevue entre les gouverneurs du Havre et de Dieppe, au temps de la Ligue.

La commune actuelle fut enfin formée en 1809 par fusion des deux anciennes communes de Tôtes et de Bennetot (Bernetot en 103235, « le domaine de Beornus », nom de personne anglo-saxonne[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Tôtes

Les armes de la commune de Tôtes se blasonnent ainsi :
Parti : au 1) de gueules aux trois oies d’argent, au 2) coupé en I d’or aux trois marteaux contournés de gueules et en II d’azur aux trois croisettes d’argent ; sur le tout d’or au chef d’azur chargé de trois étoiles aussi d’or. [2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1816   Amable Malartie    
1881   Maxime de Malartic    
1936   M. Lambert    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 novembre 2012[3] Jean-Marie Leduc PS Inséminateur
Député de la Seine-Maritime (10e circ.) (1988 → 1993)
Conseiller régional[Quand ?]
Conseiller général de Tôtes (1979 → 1985)
Démissionnaire
décembre 2012[4] en cours
(au 26 octobre 2014[5])
Jean-Yves Billoré   Fonctionnaire territorial
Vice-président de la CC des Trois Rivières (2008 → 2011[6])
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 546 habitants, en augmentation de 11,22 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 510 505 637 746 811 901 945 986
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
823 811 828 830 834 834 788 811 734
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
650 751 713 671 642 667 640 703 722
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
826 819 848 956 1 059 1 084 1 330 1 508 1 546
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La situation de carrefour de la ville a amené la construction en 1611 de l'Auberge du cygne, qui sera un relais postal (sous Louis XIII) et un lieu où ont séjourné diverses personnalités. Face à l'Auberge du cygne est édifié le Château, au XIXe siècle. L'actuelle église Saint-Martin date également du XIXe, période au cours de laquelle elle fut reconstruite en style néo-gothique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard, 1979.
  2. GASO - Banque du blason - 76700.
  3. « Le maire de Tôtes passe la main : Après l'élection partielle, les élus de Tôtes vont réélire un maire lundi. Jean-Marie Leduc ne sera pas candidat… », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  4. « Jean-Yves Billoré devient maire : Elu en 2008, le conseiller municipal succède à Jean-Marie Leduc », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  5. a et b « Jean-Yves Billoré », Maires, sur http://seine76.fr, (consulté le 11 décembre 2015).
  6. « Dissension et divergence : Le conseil communautaire a voté majoritairement l'éviction du vice-président Jean-Yves Billoré », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  7. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 2 décembre 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]