Agence ivoirienne de presse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir AIP.

Agence ivoirienne de presse
logo de Agence ivoirienne de presse
Logotype de l'agence de presse.

Création
Fondateurs État de Côte d'Ivoire
Forme juridique Établissement public national à caractère administratif
Siège social Avenue Chardy, Le Plateau, Abidjan
Drapeau de Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Direction Oumou Barry Sana
Activité Agence de presse
Effectif 102[1]
Site web www.aip.ci

L'Agence ivoirienne de presse (AIP) est une agence de presse créée par la loi n° 61-200 du 2 juin 1961. Son siège est situé à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire.

Présentation[modifier | modifier le code]

Créée en 1961[2] par l'État de Côte d'Ivoire[3], l'AIP est un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle administrative et technique du ministère de la Communication et sous la tutelle économique et financière du ministère de l'Économie et des Finances[1].

Depuis le 4 juillet 2011, sa directrice centrale par intérim est Madame Oumou Barry Sana[4] qui a été confirmée dans ses fonctions le 22 mai 2013[5].

Historique[modifier | modifier le code]

C’est avec la loi n° 61-200 du 2 juin que naît, en 1961, l'Agence ivoirienne de presse. Avec cette création, l'objectif affiché par l’État de Côte d’Ivoire est de garantir son indépendance dans les domaines du collectage et de la redistribution de l’information nationale et mondiale[6].

À sa naissance, c’est à l'avenue Marchand (actuel site de l'immeuble Postel 2001, à Abidjan-Plateau) que se trouvait son siège[réf. souhaitée]. Lequel siège va subir de nombreuses délocalisations, à savoir respectivement : avenue Bir Hakeim (localisation présente de la cathédrale Saint-Paul), Tour E (Cité Administrative). Aujourd'hui, le siège de l’AIP est sis à l'avenue Chardy, au Plateau[7].

Tout comme son siège social, le régime juridique de l’AIP a connu plusieurs changements, voire évolutions. À l’origine entreprise publique, elle est passée sous la tutelle du Ministère de l'Information dont elle était une direction durant de nombreuses années. L’AIP acquiert le statut d’établissement public national à caractère administratif par le décret n°91-181 du 27 mars 1991 qui sera modifié par le décret n°2013-28 du 23 janvier 2013[8].

L’AIP jouit de la personnalité civile et de l’autonomie de gestion. Son fonctionnement relève de départements ministériels : le Ministère de la Communication pour la tutelle administrative et technique, et le Ministère de l'Économie et des Finances qui assure la tutelle économique et financière[7].

La Radio relevait de la Société de radiodiffusion de la France d’Outre-mer (SORAFOM) qui gérait toutes les stations françaises opérant dans les colonies. Le quotidien appartenait au groupe « de Breteuil », groupe privé français[9]. L'AIP dispose aujourd'hui de AIP 14 postes à travers la Côte d'Ivoire : Abengourou, Agboville, Bondoukou, Bouaflé, Bouaké, Daloa, Dimbokro, Divo, Man, Gagnoa, Korhogo, Odienné, San-Pédro, Séguéla, Yamoussoukro[10].

Activités[modifier | modifier le code]

Les tâches essentielles de l’Agence ivoirienne de presse se déclinent en :

  • La recherche, la collecte en Côte d'Ivoire d’informations globales et impartiales ; cette activité peut également être exercée hors de la Côte d’Ivoire, c’est-à-dire dans d'autres pays africains ou ailleurs, mais avec l’accord préalable des gouvernements intéressés[11]
  • La livraison ou distribution payante des informations nationales et éventuellement internationales (obtenues par convention) auprès de ses abonnés[11]

Obligations[modifier | modifier le code]

Certaines prescriptions fondamentales commandent les activités de l'Agence ivoirienne de presse :

  • L'AIP s’interdit, en toute circonstance, toute attitude qui serait de nature à discréditer l'information qu’elle livre ; elle doit également se mettre, à tout moment, à équidistance des groupements idéologiques, politiques ou économiques. Il lui est surtout interdit de s’adonner à toutes controverse et propagande quelconques[1].

Structures[modifier | modifier le code]

Ce sont le conseil de gestion et la direction centrale qui s’occupent au quotidien de la gestion de l'Agence ivoirienne de presse[11] :

Conseil de gestion[modifier | modifier le code]

Comme tout établissement public en Côte d’Ivoire, l’AIP est placée sous le contrôle et l'autorité d'un conseil de gestion. Son rôle est de veiller, de façon permanente, au bon accomplissement des missions de l’Agence ivoirienne de presse[6]. Ce conseil est entre autres chargé de contrôler la préparation et l’exécution du budget, d'examiner le compte financier de l’Agence produit par l’agent comptable en fin d’exercice, etc. Le conseil de gestion se réunit au moins quatre fois par an. Il faut toutefois précisé qu’autant de fois que l’intérêt de l’établissement le requiert, il se concerte. C’est à la majorité de ses membres qu’il délibère[6].

Direction centrale[modifier | modifier le code]

La gestion quotidienne de l'Agence est l’affaire d’un Directeur Central nommé par décret, sur proposition du Ministre de la Communication.

Le directeur central est l'ordonnateur principal de l'AIP. Il assure l'Administration et la Direction Générale de l’Établissement. Il effectue, à ce propos, tous les actes nécessaires à l’accomplissement des activités de l'Établissement. C’est le Directeur Central qui coordonne toutes les activités du siège, des bureaux régionaux et des postes de collectes implantés à l'intérieur du pays. Dans l’exercice de ses tâches, il jouit de tous les pouvoirs et prérogatives nécessaires[11]. L’Agence compte divers types de personnel qui se compose comme suit[12] :

  • des journalistes;
  • des correspondants de presse pigistes;
  • des techniciens;
  • des agents administratifs;
  • des agents contractuels.

Des conseillers techniques, cinq (05) sous–directions et onze (11) services épaulent la direction centrale dans l’exécution de sa mission[1].

Administration[modifier | modifier le code]

Conseil de gestion[modifier | modifier le code]

Il se compose de la manière suivante :

  • Un représentant du Président de la République
  • Un représentant du 1er Ministre
  • Un représentant du Ministre de la Communication, Président
  • Un représentant du Ministre de l'Économie et des Finances
  • Un représentant du Ministre de l'Intérieur
  • Un représentant du Ministre de la Fonction publique
  • Un représentant du Ministre des Technologies de l’information et de la Communication
  • Un journaliste professionnel désigné par les associations professionnelles des journalistes[11]

Direction centrale[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2013[1], la direction centrale se compose de :

  • Un directeur central
  • Un sous-directeur de l'information
  • Un sous-directeur technique
  • Un sous-directeur des finances et de la comptabilité
  • Un sous-directeur des affaires juridiques et des ressources humaines
  • Un sous-directeur de la communication et du marketing constituent l’équipe de la direction centrale de l'AIP

Contrôle budgétaire[modifier | modifier le code]

Le contrôleur budgétaire de l’établissement contrôle l’exécution du budget[1].

Agence comptable[modifier | modifier le code]

L'agent comptable effectue les opérations financières de l’agence[1].

Historique des dirigeants[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1961, les différents dirigeants de l'AIP sont les suivants[6] :

  • 1961-1962 : Yves Brenier, administrateur civil
  • 1962-1967 : Miézan Aghui, administrateur civil
  • 1967-1970 : Jean-Baptiste Sampah, journaliste
  • 1970-1978 : Issiaka Tao, journaliste
  • 1978-1980 : Essui Denis Oussou, journaliste
  • 1980-1985 : Jean-Médéric Kragbe, journaliste
  • 1985-1986 : Issiaka Tao, journaliste
  • 1986-2000 : Semgue Samba Kone, journaliste
  • Juin-octobre 2000 : Odette Bako épouse Likikouet, journaliste
  • 2000-2011 : Dalli Déby, journaliste
  • Depuis 2011 : Oumou Valentine Claudine Barry épouse Sana, administrateur en chef civil

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Médéric Kragbé, Presse et information en Côte d'Ivoire, Union internationale des journalistes et de la presse de la langue française, , 132 p.
  • La presse francophone d'Afrique : Vers le pluralisme, Éditions L'Harmattan, , 280 p. (ISBN 2738410235, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André Jean Tudesq, Feuilles d'Afrique : étude de la presse de l'Afrique sub-saharienne, Éditions de la maison des sciences de l'homme d'Aquitanie, , 362 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Ministère de la Communication de Côte d'Ivoire, « Présentation de l'Agence ivoirienne de presse », sur http://www.communication.gouv.ci (consulté le 29 janvier 2014)
  2. Loi n° 61 200 du 2 juin 1961.
  3. La presse francophone d'Afrique : Vers le pluralisme, Éditions L'Harmattan, , 280 p. (lire en ligne), p. 190
  4. « Mme Sana Barry Oumou a pris fonction à la tête de l’AIP », sur http://news.abidjan.net, (consulté le 29 janvier 2014)
  5. Décret n° 2013-351 du 22 mai 2013 portant nomination du directeur de l’Agence Ivoirienne de Presse (paru dans le journal officiel de la République de Côte d’Ivoire du lundi 5 août 2013).
  6. a b c et d « Présentation », sur http://aip.ci
  7. a et b Loi n° 61-200 du 2 juin 1961 Portant statut de l’Agence Ivoirienne de Presse (A. I. P)
  8. Zio Moussa, « Les Médias et la Crise Politique en Côte d’Ivoire », sur http://reliefweb.int
  9. « 1960 », dans Précis d'histoire de la radio et de la télévision.
  10. « Agence Ivoirienne de Presse (AIP) », sur http://infoasaid.org
  11. a b c d et e Décret N° 2013 - 28 du 23 janvier 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement d’un établissement public à caractère administratif dénommé Agence Ivoirienne de Presse (A.I.P.)
  12. Vu la loi N° 92-570 du 11 septembre 1992 portant statut général de la Fonction Publique