Divo
| Divo | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| District | Gôh-Djiboua | ||
| Région | Lôh-Djiboua | ||
| Maire | Ali Touré | ||
| Démographie | |||
| Gentilé | Divolais(e) | ||
| Population | 294 559 hab. (2021) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 5° 50′ 14″ nord, 5° 21′ 26″ ouest | ||
| Divers | |||
| Langue(s) parlée(s) | Dioula Dida francais | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire
Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire
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Divo ⓘ est une ville située au sud-ouest de la Côte d'Ivoire. Elle est la capitale de la région du Lôh Djiboua. C'est une commune, chef-lieu de sous-préfecture et de département.
Localisation
[modifier | modifier le code]Situé à 188 kilomètres d'Abidjan, Divo est la ville d'origine du peuple autochtone Djiboua dont la langue est le dida. Elle est une commune, un chef-lieu de sous-préfecture et de département. Sa population est estimée à 294 559 habitants[1], ce qui en fait la sixième ville la plus peuplée de la Côte d'Ivoire[2].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom Divo est issu d'une transcription erronée des autorités coloniales françaises du vocable local dji bi (en langue Dida) qui se traduit en français par « là où la panthère se promène ».
Histoire
[modifier | modifier le code]La création de la ville de Divo remonte à une époque ancienne. En effet, selon la légende, le clan Dji Gbe, c’est-à-dire le " gîte de la panthère " ou " Djiboua ", vivait à l'origine à Gbogré-Djigbi, l'actuelle ville de Sassandra qu'il partageait avec le clan Gnahoré[3].
Partis de chez les Gnahoré à la suite d'une dispute, les Djigbé sont d'abord accueillis par les Liboli, (près de Tioco) d'où ils se dispersent par familles pour fonder plusieurs villages.
Ainsi, la famille Godi va avec ses descendants. Une autre suit la piste des buffles, pour créer Blabodougou (« la piste des buffles »), à 7 km de l'actuelle Divo. Un troisième emprunte la piste des bœufs et donne à son village le nom de Blibory (« le site des bœufs »)[3].
Un chasseur part de Grozoh à 10 km de Divo et fonde un village du nom de Lizè qui signifie littéralement « la lance qui fait pourrir ». Ce village se répute pour accueillir guerrier et vainqueur des différentes batailles[4].
Sous l'arbre à palabre du village de Lizè. Les colons venus de Grand-Lahou demandent le nom du village aux populations qui sontt sous l'immense arbre. Les autochtones, n'ayant pas bien saisi le sens de la question, répondent immédiatement : « Ici, c'est Gbada, qui veut dire plat et immense, là nous nous rassemblons ». C'est cette appellation qui donne plus tard le nom de « Bada » au village de Lizé, l’un des quartiers les plus anciens de la ville[4].
Au total, une quinzaine de villages sont créés : Bada, Boudoukou, Godilehiri, Gremian, Blibory, Brabodougou, Gouan, Grozoh, etc[5].
La ville de Divo est une création coloniale en pays Dida, à partir des deux villages à savoir Bada et Boudoukou[5].
Les premiers explorateurs, viennent par la forêt de Grand-Lahou. Les Avikam les guident, formant la dénomination exacte de Djiboua pour transcrire Dida, qui est aujourd'hui l'appellation officielle des populations de la région de Divo[6].
Boudoukou, le premier poste colonial[7] est ouvert en 1915 par le commandant Alengry.
Pendant la colonisation, la ville de divo devient chef-lieu de subdivision en 1915 avec le Français Louis Sarrien, puis chef-lieu de sous-préfecture à l'indépendance de la Côte d'Ivoire en 1960 avec Coulibaly Daouda comme premier sous-préfet ivoirien de Divo[8].
Placée successivement sous l'autorité de Grand-Lahou puis d'Abidjan, de 1960 à 1961, Divo acquiert son autonomie administrative en 1969, en devenant chef-lieu de département. Elle devient enfin commune de plein exercice avec la loi n° 78-07 du , consacrant ainsi son autonomie morale et financière[5].
Alliances
[modifier | modifier le code]Le peuple Dida a seize groupes ethniques alliés qui sont Abbey (Agboville), Attié (Adzopé) , Adjoukrou (Dabou), Abidji (Sikensi) , Alladjan (Jacqueville), Abouré (Bonoua), Avikam (Grand-Lahou), Ahizi (Jacqueville), Bakoué (Soubré), Baoulé Godai (Béoumi), Ebrié (Abidjan), Ehotilé ou Bétibé (Adiaké),Kroumen (Tabou), M'batto (Mbato), Néo (Sassandra) et Sénoufo (Korhogo)[9].
Administration
[modifier | modifier le code]Le département de Divo est créé par une loi de 1969[10],[11]. Une loi de 1978[12] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.
| Date d'élection | Identité | Parti | Qualité | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 1980 | Félicien Konian Kodjo | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
| 1985 | Félicien Konian Kodjo | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
| 1990 | Bobi Djepa | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
| 1995 | Bobi Djepa | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
| 2001 | Célestin Kodet Dadié[13] | FPI | Homme politique | élu |
| 2013 | Amédé Koffi Kouakou | RHDP | Homme politique | élu |
| 2023 | Ali Touré[14] | RHDP | Homme politique | élu |
Le département, collectivité territoriale, est administré par un conseil général conduit par son président, en vertu de la loi n°2001-477 du relative à l'organisation des départements en Côte d'Ivoire.
| Date d'élection | Identité | Parti | Qualité | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 2001 - 2009 | Paul Yao N'Dré | FPI | Homme politique | élu (Conseil Général) |
| 2013 - 2021 | Zakpa Komenan Rolland | PDCI-RDA | Homme politique | élu (Conseil Régional ) |
| 2021 - 2023 | Dja Blé Joseph | PDCI-RDA | Homme politique | élu ( Conseil Régional ) |
| En fonction depuis 2023 | Amédé Koffi Kouakou | RHDP | Homme politique | élu ( Conseil Régional ) |
Démographie
[modifier | modifier le code]| Rec. 1975 | Rec. 1988 | Est. 2010 | 2021[1] |
|---|---|---|---|
| 35 610 | 72 494 | 139 865 | 294 559 |
Le département de Divo a une population très hétérogène. Celle-ci comprend les autochtones issus du groupe Krou et diverses communautés allogènes.
Les populations autochtones ; trois (03) groupes constituent les populations autochtones du département que sont les Didas, les plus nombreux qui couvrent les sous-préfectures de Fresco, Divo, Lakota, Guitry et Hiré. Les Godiés, tous localisés dans la sous-préfecture de Fresco. Les Ega, minoritaires, situés à cheval sur les sous-Préfectures de Divo et de Guitry.
D'origine Krou, les Didas et les Godiés constituent un même peuple avec une même langue alors que les Ega, un sous-groupe Dida, s'apparentent plus au groupe Akan et sont des Akan. Les Ega seraient aussi les Toupkè et obéiraient à l'alliance ancestrale indéniable, inamovible et immortelle passée, il y a 200 ans, entre Abés originels de Douda (actuel Grand-Morié) et Abés détachés à la mémoire du détachement ethnique qui constituent les Ega.
Le département de Divo abrite également une très forte communauté d’allochtones, c'est-à-dire des nationaux originaires de diverses régions du pays. Il s'agit essentiellement des Baoulés, des Malinkés, des Sénoufos, des Wés et des Bétés, tous vivant en bonne intelligence avec leurs frères autochtones Dida.
En outre, il faut relever la présence très remarquée d'une communauté étrangère composée de Burkinabés, de Maliens, de Nigérians, de Guinéens, de Nigériens ainsi que d’une communauté d’origine libanaise.
Une démographie galopante
[modifier | modifier le code]La population du département de Divo connait un accroissement rapide au cours de ces dernières années. Évaluée à 200 066 habitants en 1975, elle passe à 389 530 habitants selon RGPH de 1998, soit un taux de croissance de l'ordre de 72 % au cours de la dernière décennie. À titre d'exemple, la ville de Divo qui dénombrait 72 494 âmes en 1988, compte en 2010, presque 140 000 habitants. Les facteurs de la croissance :
Cette forte croissance démographique est le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs parmi lesquels : la situation géographique de département, le développement des voies de communication, la fertilité et la disponibilité des terres cultivables, et aussi l'hospitalité légendaire du peuple Dida.
Répartition et occupation du sol
[modifier | modifier le code]Sur le territoire du département, cette population est répartie sur 13 cantons, 165 villages, environ 4 170 campements et enfin sur 4 circonscriptions administratives. La densité moyenne est de 55 habitants au km² ; cependant, plus de la moitié de cette population est concentrée dans la seule sous-préfecture de Divo. Les populations de ses différentes circonscriptions sont respectivement, Divo 259 225 habitants ; Guitry 133 777 habitants ; Hiré 81 007 habitants ; Fresco 60 694 habitants.
De ce fait, en raison de l'importance du flux migratoire dans la région, les populations autochtones ne représentent, guère aujourd'hui, qu'environ 40 % contre 35 % d'allochtones et 25 % de non nationaux. Enfin, il est à retenir que la population est à grande composante rurale. Ainsi, les populations rurales estimées à 387 688 habitants représentent (2/3 vivant dans les campements) 63 % de l’ensemble contre 146 956 habitants pour la population urbaine soit 37 %.
Éducation
[modifier | modifier le code]|
Enseignement secondaire
Collège public
| |
| Collège Ehoulé James |
Langues
[modifier | modifier le code]Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le Dida mais la langue vernaculaire de la région est le dida. Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago[15] qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi-inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi[16],[17], un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont publiés 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Divo accueillant de nombreux Ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.
Sports
[modifier | modifier le code]La ville compte un club de football, l'AS Divo, évoluant en Championnat de Côte d'Ivoire de football D2. Un autre club, l'AS Cod Dairo, évolue en Championnat de division régionale, équivalent d'une « 4e division »[18]. Elle comporte également un club de handball de 1re division et un club de rugby qui a remporté le championnat national en 2010.
Les communes du département
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la région
[modifier | modifier le code]- Aimé Lidéa Nabo, mécanicienne d'avion
- Paul Yao N'dré, ancien président du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire
- Manou Gallo, musicienne ;
- Youssouf Falikou Fofana, footballeur ;
- David Tayorault, musicien, arrangeur, producteur ;
- Jean Noel BAH, Producteur et Réalisateur
- Blaise Kouassi, footballeur ;
- Thierry Dusautoir, rugbyman ;
- Léon Naka, économiste et financier ;
- Charles Konan Banny (1942-2021), homme politique ivoirien ;
- Zakpa Komenan (1946-2021), homme politique ivoirien, président de la région du Lôh-Djiboua.
Villes voisines
[modifier | modifier le code]Divo est le chef lieu de la région du Lôh-Djiboua située au centre-ouest de la Côte d'Ivoire. ces trois départements, c'est-à-dire Divo, Lakota et Guitry s'étendent sur une superficie de 10 650 km², ce qui correspond à 3,30% de la superficie nationale[19]. elle est limitée au nord par Oumé, au sud par Fresco et Grand-Lahou, à l'ouest par Lakota et à l'est par Tiassalé.
| Oumé | ||||
| Lakota | N | Tiassalé | ||
| O Divo E | ||||
| S | ||||
| Fresco, Grand-Lahou |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- https://plan.gouv.ci/assets/fichier/RGPH2021-RESULTATS-GLOBAUX-VF.pdf
- ↑ « RGPH 2021, voici les villes ivoiriennes les plus peuplées | 7info », sur | 7info, (consulté le )
- « Rezo-Ivoire .net | divo », sur www.rezoivoire.net (consulté le )
- « Histoire de BADA »
- « Biographie de Divo »
- ↑ RESEAU IVOIRE, « DIVO »
(consulté le )
- ↑ AIP, « Le village de Boudoukou se dote d’un siège de la chefferie », sur www.abidjan.net, (consulté le )
- ↑ « DIVO »
- ↑ Patrice Jean Gbakré Gneto, Les Dida et leurs alliés en Côte d'Ivoire : modalités et sens d'un rapprochement fécondant, (lire en ligne)
- ↑ Raymond Borremans, Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, Tome 2 : C-D-E, Abidjan, NEA, 1987, 279 p. (ISBN 2-7236-0795-X), p. 222
- ↑ Loi n° 69-241 du 9 juin 1969
- ↑ Loi no 78-07 du 9 janvier 1978
- ↑ Kodet Dadié Célestin est décédé en 2008
- ↑ « Côte d’Ivoire-AIP/ Présidentielle 2025 : le maire de Divo veut prévenir la violence électorale dans sa commune – AIP – Agence Ivoirienne de Presse », (consulté le )
- ↑ Si, à Abidjan et dans le Nord, on parle de « français de Moussa », dans l'Ouest du pays, on parle de « français de Dago »
- ↑ « REPORTAGE. Francophonie : comment le nouchi, cet argot des quartiers d'Abidjan, enjaille peu à peu la langue française », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ « Notre Langage de Rue », sur Côte d'Ivoire Tourisme (consulté le )
- ↑ Championnat de football de Côte d'Ivoire
- ↑ « Région du Lôh-Djiboua | Portail d'Informations et de Promotion l'Economie de Côte d'Ivoire », sur www.economie-ivoirienne.ci (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :