23e division d'infanterie (France)

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23e Division d'Infanterie
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'Infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Limoges
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Vitry)
1914 - 1re Bataille de Champagne
1915 - Bataille de l'Artois
1916 - Bataille de Verdun
1918 - Bataille du Piave
1918 - Bataille de Vittorio Veneto

La 23e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale. Au cours de la Première Guerre mondiale, elle est rattachée au 12e corps d'armée et participe à la plupart des affrontements sur le front de l'Ouest jusqu'en 1917. À partir de novembre 1917, la 23e division est transférée sur le front italien où elle combattra jusqu'à la fin du conflit.

Les chefs de la 23e division d’infanterie[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

Affectation organique : 12e Corps d’Armée, d’août 1914 à novembre 1918

1914[modifier | modifier le code]

21 août, combat vers Izel.
22 août, engagée dans la Bataille des Ardennes : combats vers Menugoutte.
26 août, arrêt derrière la Meuse, dans la région de Beaumont
27 et 28 août, combats vers Beaumont (Bataille de la Meuse)
À partir du 29, repli sur Quatre-Champs ; puis, le 31, offensive vers le nord, en direction de Neuville-Day : combats dans la région de Voncq.
À partir du 1er septembre, continuation du repli, par Challerange, Tahure et Vitry-le-François, jusque dans la région de Margerie-Hancourt (éléments transportés par V.F.), de Vitry-le-François, dans la région de Braux-le-Grand).
7 au 11, Bataille de Vitry : mouvement vers Saint-Ouen et combats dans la région Sompuis, Humbauville.
À partir du 11, poursuite, par Vésigneul-sur-Coole, Ablancourt et Herpont, jusque vers Minaucourt.
À partir du 23 septembre, violentes attaques françaises, en direction du massif de Berru, vers Cernay-lès-Reims et vers le fort de la Pompelle, puis stabilisation et occupation d’un secteur dans cette région.
  • 1er octobre 1914 – 25 mars 1915 : Retrait du front, mouvement vers Jonchery-sur-Suippe et à partir du 3 octobre, occupation d’un secteur dans la région la ferme des Wacques, la Suippe, étendu à gauche, le 17 octobre, jusqu’au nord de Baconnes[1]: 12, 30 octobre et 25 novembre, attaques françaises au nord de Saint-Hilaire-le-Grand.
Engagée dans la 1re Bataille de Champagne.
21 décembre, violentes attaques françaises au nord-est de Saint-Hilaire-le-Grand et réduction du front, à gauche, jusqu’à la Suippe.

1915[modifier | modifier le code]

  • 25 mars – 2 avril : Retrait du front ; repos vers Marson. À partir du 29 mars, transport par V.F. de la région de Vitry-le-François, au nord de Domèvre-en-Haye.
  • 2 avril – 10 juin : Mouvement vers le front.
À partir du 3 avril, engagée dans la 1re Bataille de la Woëvre : attaques françaises vers Regniéville, Remenauville et Fey-en-Haye ; puis, occupation d’un secteur vers Fey-en-Haye et Regniéville-en-Haye[2].
À partir du 10 mai, occupation d’un nouveau secteur entre le bois de Mort Mare et Regniéville-en-Haye, étendu à droite, le 28 mai, jusque vers Fey-en-Haye.
  • 10 juin – 21 juillet : Retrait du front et repos vers Toul.
À partir du 15 juin, transport par V.F., dans la région d’Amiens ; repos dans celle de Rubempré. Puis, le 19 juillet, transport par camions vers le Souich.
  • 21 juillet 1915 – 11 mars 1916 : Mouvement vers le front et, à partir du 26 juillet, occupation d’un secteur entre le nord de Roclincourt et le nord d’Ecurie (guerre de mines). Engagée, à partir du 25 septembre, dans la bataille d'Artois : violents combats vers Ecurie et vers le Labyrinthe ; puis occupation d’un secteur dans cette région :
19 décembre, extension du front, à gauche, jusqu’au sud de Neuville-Saint-Vaast.
23 au 27 janvier 1916, attaques allemandes.

1916[modifier | modifier le code]

  • 11 – 30 mars : Retrait du front et transport par V.F. dans la région de Montdidier : repos.
  • 30 mars – 24 juin : Transport par V.F. vers Ligny-en-Barrois, puis transport par camions à Verdun. À partir du 6 avril, engagée dans la Bataille de Verdun, entre la Meuse et le bois d’Haudromont :
9 avril et les jours suivants, combats au ravin de la Dame et aux carrières d’Haudromont.
17 avril, attaques allemandes.
21 mai, attaque française.
25 mai, attaque allemande.
  • 24 juin – 6 juillet : Retrait du front et regroupement vers Saint-Dizier. À partir du 28 juin, transport par V.F. dans la région d’Épernay et repos dans celle de Fère-en-Tardenois.
  • 6 – 22 juillet : Transport par camions vers Soissons, à partir du 10 juillet, occupation d’un secteur vers Soissons et Pernant[3].
  • 22 juillet – 23 septembre : Mouvement de rocade et occupation d’un secteur vers Troyon et Soupir.
  • 23 septembre – 20 octobre : Retrait du front ; repos et instruction vers Ville-en-Tardenois.
  • 20 octobre – 6 novembre : Mouvement vers Crépy-en-Valois. À partir du 2 novembre, transport par V.F. dans la région du Thézy-Glimont ; repos.
  • 6 novembre 1916 – 20 janvier 1917 : Mouvement vers le front, et, à partir du 12 novembre, occupation d’un secteur vers la Maisonnette et le sud de Cléry-sur-Somme[4].

1917[modifier | modifier le code]

  • 20 – 30 janvier : Retrait du front ; repos vers Villers-Bretonneux. À partir du 25 janvier, transport par V.F., de Boves, dans la région de Courtisols ; repos.
  • 30 janvier – 25 juillet : Mouvement vers le front ; occupation d’un secteur vers la cote 193 et le chemin de Souain à Sainte-Marie-à-Py : actions offensives locales vers la ferme Navarin.
  • 25 juillet – 12 août : Retrait du front et repos vers Champigneul-Champagne.
  • 12 août – 9 octobre : Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers la cote 193 et le chemin de Souain à Sainte-Marie-à-Py.
  • 9 octobre – 11 novembre : Retrait du front ; repos vers Ville-en-Tardenois.
  • 11 novembre 1917– 25 janvier 1918 : Transport par V.F. en Italie. À partir du 20 novembre, repos et instruction dans la région de Bussolengo, puis le 3 décembre, dans celle de Vicence, de Sovizzo et de Malo ; travaux, repos et instruction.

1918[modifier | modifier le code]

  • 25 janvier – 15 mars : Mouvement vers le front, puis occupation d’un secteur au monte Tomba et vers le Piave.
  • 15 mars – 27 avril : Retrait du front ; repos et instruction vers San Giorgio in Bosco, puis, à partir du 22 mars, dans la région sud de Barbarano Vicentino, enfin, à partir du 5 avril, vers Villalta.
  • 27 avril – 23 juin : Mouvement vers le front et occupation d’un secteur, sur le plateau d’Asiago, vers Capitello-Pennar : le 15 juin, offensive autrichienne du Piave repoussée.
  • 23 juin – 9 août : Retrait du front, stationnement vers Povolaro.
  • 9 août – 27 septembre : Mouvement vers le front et occupation d’un secteur, sur le plateau d’Asiago, vers Capitello-Pennar : nombreux coups de main.
  • 27 septembre – 21 octobre : Retrait du front ; repos vers Povolaro et à partir du 9 octobre, vers Riese.
  • 21 octobre – 4 novembre : Mouvement vers le front. Engagée à partir du 25 octobre, dans la 3e offensive du Piave, franchi le 26, à Pederobba : poursuite à l’est du fleuve, par Cavrera et Villapajera.
  • 4 novembre : Armistice avec l’Autriche-Hongrie. À partir du 6 novembre, stationnement dans la région d’Asolo.

L’entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940 la 23e D.I., sous les ordres du général Jeannel, est rattachée à la réserve du GQG.

À cette date la 23e Division d'Infanterie se compose de :

L’après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du 21 octobre au 21 décembre 1914, des éléments de la 91e D.T. sont en secteur vers la ferme des Wacques, à la disposition de la DI.
  2. Du 10 avril au 26 mai 1915, la 45e brigade est mise à la disposition du 31e CA.
  3. Ce secteur n’est tenu que par la 45e brigade sous les ordres du général commandant la DI. Entre le 10 et le 22 juillet, la 46e brigade est tantôt en secteur vers Soupir, tantôt au repos, en réserve d’armée.
  4. Du 22 décembre 1916 au 12 janvier 1917, la 258e brigade (129e DI) est à la disposition de la 23e DI.

Bibliographie[modifier | modifier le code]