Grentzingen
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| Grentzingen | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Alsace |
| Département | Haut-Rhin |
| Arrondissement | Altkirch |
| Canton | Hirsingue |
| Code Insee abr. | 68108 |
| Code postal | 68960 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Claude Mengis 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Ill et Gersbach |
| Démographie | |
| Population | 552 hab. (2006) |
| Densité | 107 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 334 m — maxi. 426 m |
| Superficie | 5,18 km² |
Grentzingen est une commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Histoire
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | mars 2008 | M. Martin Mecker | ||
| mars 2008 | 2014 | M. Jean-Claude Mengis | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 507 | 512 | 497 | 501 | 515 | 529 | 552 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[modifier] Lieux et monuments
Huilerie à manège Litzler
Historique
L'huilerie a été construite au milieu du 3ème quart du 19ème siècle. Sept générations se sont succédé depuis. Les derniers huiliers furent Antoine et Jean Litzler. L'interruption de l'activité dans les années 1960 est due à une forte baisse de la demande après la seconde guerre mondiale et à l’abandon des huiles traditionnelles de colza et de noix.
L'huilerie ne se trouve pas à proximité d'un cours d'eau puisque son activité n’était pas destinée à être aussi intense que celle d'un moulin à farine. Cette huilerie était destinée à ne fonctionner que quelques mois par an. Ainsi à l’origine, contrairement à un moulin à farine, la traction animale était apparue comme suffisante, et l’investissement engendré par la mise en place d’une roue à aubes a surement été jugé trop onéreux. Plus tard, en toute logique l’installation a été électrifiée dès que le village a été raccordé au réseau.
Fabrication d'une huile de colza ou de noix :
Pour produire de l'huile de colza, la graine doit d'abord passer dans le broyeur qui permet d'ouvrir celle-ci. Dans le cas de l'huile de noix, il faut ouvrir les noix manuellement pour en extraire les cerneaux. Après cette première étape, il faut placer les cerneaux de noix ou les graines broyées sur la meule afin que cette dernière en fasse sortir « la pâte » (dénomination donnée par les témoins). Une dizaine de tours suffisent pour obtenir cette « pâte ». L’étape suivante consiste à faire chauffer « la pâte » obtenue à une température d'environ 40°C grâce à un petit four. Lorsque cette température est atteinte, « la pâte » est déversée dans une peau d’origine animale. Celle-ci se trouvant à l'intérieur d'une caisse en bois. Lorsque le tout est refroidi, il se forme alors un bloc assez dur. Ce bloc est alors mis sous presse afin d'en extruder l'huile proprement dite. La peau animale permet à huile de suinter en évitant que la pâte ne fuse par les interstices sous l’effet de la pression.
Description du fonctionnement de l'huilerie :
L'arbre principal se trouve en hauteur à gauche de l'entrée. Il était entraîné à l’origine par la force musculaire animale (cheval, âne, bœuf). L’animal était attelé à un manège dans la grange attenante à l'arrière de l’huilerie. Aujourd'hui, cette infrastructure n'existe plus. Le système mécanique permettant la transmission de la force musculaire animale sur l’arbre principal, était d’après les témoignages oraux que j’ai pu obtenir, en tout point identique à celui de la meule.
Le moteur
L'organe principal permettant la mise en rotation de l'arbre principal est un moteur asynchrone à trois phases fonctionnant avec une tension allant de 220 à 380 Volts et une intensité pouvant atteindre les 10 Ampères. Ce moteur a été fabriqué par la « Société Alsacienne de Constructions Mécaniques » de Belfort. Afin d'éviter un démarrage brutal, on utilise le rhéostat ainsi que le frein sur le moteur. Le rhéostat permet d'augmenter progressivement la puissance du moteur. Le frein permet d’amener le moteur à pleine puissance. L’ensemble de ces manœuvres est nécessaire afin d’éviter de faire « sauter » la courroie de transmission. Cette façon de procéder, qui m’a elle aussi été relatée oralement, semble issue de l’expérience. L'arbre principal permet de distribuer une énergie mécanique rotative, par des courroies, à l'une ou l'autre machine située dans l'huilerie. Il est à remarquer que les différents appareils ne sont jamais mis en mouvement simultanément.
Le concasseur
L'objectif du concassage est de libérer la graine oléagineuse de son enveloppe. Le concasseur comprend une trémie recevant les graines. Ces dernières sont amenées entre deux cylindres cannelés effectuant le concassage proprement dit. L'entrainement du concasseur se fait par l'intermédiaire d'une courroie reliée à l'arbre principal.
Les meules
Les meules sont constituées par deux cylindres de pierre, dont l'un est horizontal et fixe et l'autre vertical et mobile. Il est à remarquer que cette disposition est spécifique au moulin à huile; dans un moulin à farine les deux meules (la meule inférieure fixe ainsi que la supérieure mobile) sont horizontales. La meule mobile est mue grâce à un arbre vertical constituant le centre de rotation de la meule mobile. Cette dernière tourne librement sur un moyeu fixé perpendiculairement à l'arbre vertical. Un racloir solidaire de l'axe vertical est destiné à ramener la masse de matière à presser vers la meule verticale. L'arbre est entrainé par une roue dentée horizontale à denture conique (comprenant une centaine de dents) engrainée avec un pignon (comprenant une trentaine de dents) également à denture conique; ainsi, roue et pignon sont perpendiculaires. Le rapport est environ de 1/3. Ce type de denture conique permet d'avoir un maximum de rendement en comparaison à une denture droite. Le petit pignon est solidaire d'un arbre sur lequel est fixée une poulie pouvant recevoir une courroie de transmission plate. La mise en rotation de la meule est assurée par la mise en place de la courroie de transmission.
Le chauffoir:
Le chauffoir (petit four) permet de faire monter la température de la pâte écrasée par les meules. Cette pâte est placée dans un bac cylindrique métallique. Le foyer alimenté au bois se trouve au-dessous de ce bac. Durant sa montée en température la pâte est remuée constamment grâce à un arbre vertical qui est relié à l'arbre moteur par l'intermédiaire d'un arbre secondaire. Cet arbre secondaire n'existe plus à l’heure actuelle. Une vanne permet de faire couler la pâte dans la caisse en bois recouverte d'une peau d'origine animale par l'intermédiaire d'un petit canal. L'opération est facilitée par l'usage d'un racloir.
La presse
La presse permet d'écraser la pâte refroidie. Il est à noter que cette presse a été récupérée ou acheté à une ancienne huilerie. Nous remarquons qu'il y a deux emplacements de presse disponibles. Une seule a été utilisée dans cette huilerie. Le bloc est posé dans la caisse métallique percée et on exerce une pression à l'aide d'un couvercle rectangulaire sur ce bloc par un bras pivotant autour d'une vis sans fin. L'huile sort par une cavité située au dessous de la caisse métallique percée. Lorsque la force musculaire humaine n'est plus suffisante, on utilise alors la force électromotrice du moteur par l'intermédiaire d'une chaine fixée au bout du bras de la presse. La force imprimée au levier est transmise à la presse grâce à un « cliquet » de taille conséquente s’appuyant sur des « dents ». La tension de cette chaine provient de son enroulement autour d'un arbre en bois lisse. Ce dernier est solidaire d'une roue dentée droite, elle-même entraînée par une petite roue dentée solidaire d'un arbre métallique parallèle. Ce dernier est solidaire d'une grande poulie recevant une courroie plate pouvant être solidaire de l'arbre moteur par l'intermédiaire de cette courroie. Le système est original par la présence d'un galet tendeur permettant de moduler la tension de la courroie et de la force s'y appliquant. La particularité du système réside dans le fait de permettre la désolidarisation instantanée de la courroie de l'arbre moteur lorsque le bras de la presse arrive en bout de course.
--90.40.211.120 (d) 21 mai 2009 à 17:28 (CEST)Abegg Mathieu 21/05/2009

