Varanus

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Varanus, unique représentant de la famille des Varanidae, est un genre de sauriens qui est appelé varan en français.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot est une latinisation du mot égyptien waran qui signifie "avertisseur", d'après une croyance selon laquelle les Varans du Nil avertissaient la population de la présence de Crocodiles du Nil[1].

Description[modifier | modifier le code]

La langue bifide d'un varan

Ce sont des lézards, en général de grande taille. Ils se distinguent des autres lézards par leur long cou, leur crâne triangulaire et leur langue bifide - comme celle d'un serpent. Toutes les espèces de varans sont carnivores (à part une espèce qui se nourrit aussi de fruits). Ils ont des mâchoires puissantes et des membres armés de 5 griffes acérées. Les varans sont ovipares, ils ont des oreilles externes et des paupières. Ils ne peuvent pas se séparer de leur queue comme certains lézards (Autotomie). Les espèces les plus proches des varans sont les hélodermes et les faux varans (qui n'ont pas d'oreilles externes). Les varans sont trouvés dans les régions tropicales et sous-tropicales de l'Afrique, de l'Asie et de l'Australie (Dans ce dernier cas, ils sont appelés goanna localement). La majorité des espèces viennent d'Océanie, partiellement par manque de compétition mammalienne.

Les plus connus sont :

Il existe une soixantaine d'espèces de varans, un nombre exact étant difficile à préciser à cause de la variation de la taxonomie de ce genre.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon Reptarium Reptile Database (22 avril 2014)[2] :

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Taxinomie[modifier | modifier le code]

Il existe une espèce fossile qui est parfois classée dans le genre Varanus : Varanus priscus. Cette espèce a été classée par son découvreur sous le nom Megalania prisca, mais le status précis est encore en discussion.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Varans d'Australie[modifier | modifier le code]

Un varan en Australie

Sur la soixantaine d'espèces de varans, rien qu'en Australie on rencontre environ 25 espèces, dont 15 espèces sont endémiques de ce pays.

Les varans Australie sont nommés goannas en anglais. L'origine de ce nom local est supposée dériver du mot iguane, reptile végétarien d'Amérique du Sud, nom que leur auraient donné, par erreur, les premiers colons européeens.

Les varans jouent un rôle important dans la mythologie aborigène ainsi que dans le folklore australien.

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Animaux carnivores, les varans sont des animaux trapus avec des dents et des griffes acérées. Ils se nourrissent de toutes sortes de petits animaux : insectes, lézards, serpents, petits mammifères, oiseaux, œufs. On a vu un Varan Perenti tuer un jeune kangourou et s'en nourrir, comme un chien, en arrachant des morceaux de chair. Mais contrairement à la légende, ils ne s'attaquent pas aux moutons.[réf. nécessaire]

Les varans sont de taille très variables selon les espèces. Le plus grand d'entre eux est le Varan de Komodo qui peut atteindre 3 m de long. Le plus petit, le Varan à queue courte (Varanus brevicauda), mesure moins de 20 cm. Il se nourrit d'insectes, de lézards et de petites souris.

La plupart des varans sont de couleur foncée, mélange surtout de noir, de gris, de vert et de blanc. Les espèces vivant dans les zones désertiques sont plutôt couleur sable.

Comme la plupart des sauriens, les varans sont ovipares. Ils pondent leurs œufs dans un nid ou dans un trou. Le temps d'incubation est souvent inversement proportionnel à la température du nid. Certaines espèces pondent dans une termitière, ce qui assure protection et chaleur à l'œuf, nourriture au nouveau-né. À la différence de certains autres lézards, leurs membres ou leurs queues ne peuvent pas repousser en cas de perte.

Habitat[modifier | modifier le code]

Les varans vivent sur presque tout le territoire australien (à l'exception de la Tasmanie) et dans des milieux très variés. La plupart des espèces sont terrestres ou s'enfouissent sous terre. Le plus courant est le Varan de Gould (Varanus gouldii). On le trouve à proximité immédiate d'un terrier, dans le creux d'un tronc d'arbre, ou dans des cavités creusées dans le sol et pouvant atteindre 1m de profondeur. Il peut même habiter des terriers de lapins (dont ils ont probablement mangé le propriétaire!). Généralement l'extrémité des galeries est située juste sous la surface du sol, ceci de façon à pouvoir s'échapper facilement en dégageant la pellicule de terre qui restait à enlever si l'entrée principale était bloquée par un prédateur ou un éboulement.

Quelques varans vivent sous les rochers ou dans les failles de falaises, souvent avec des adaptations particulières qui les aident dans leur survie. Ainsi le Varan à queue épineuse (Varanus acantharus) du nord de l'Australie a des aiguillons sur la queue qui lui permettent de pouvoir se défendre efficacement avec ses coups de queue.

Si certains varans terrestres sont capables de grimper occasionnellement aux arbres, d'autres espèces sont arboricoles : le Varan bigarré, (Varanus varius), - le deuxième varan en taille (avec une longueur de près de 2 m)- et surtout le Varan de Timor (Varanus timorensis), le Varan moucheté (Varanus tristis), Varanus gilleni.

D'autres varans sont adaptés aux lieux marécageux comme le Varan du Pacifique (Varanus indicus). Le Varan de Mertens (Varanus mertensi) (ou Varanus mitchelli, très proche) peut atteindre 1 m de long. On le trouve dans les lagunes et les rivières du nord de l'Australie. C'est un bon nageur, avec des narines, situées au sommet et en avant de la tête, munies de valves qu'il ferme pour aller sous l'eau. Il utilise sa queue comme pagaie. La plupart des varans sont d'ailleurs de bons nageurs mais ne vont pas d'eux-mêmes dans l'eau.

Publications originales[modifier | modifier le code]

  • Hardwicke & Gray, 1827 : A synopsis of the species of saurian reptiles, collected in India by Major-General Hardwicke. The Zoological Journal, London, vol. 3, p. 214-229 (texte intégral)
  • Merrem, 1820 : Versuch eines Systems der Amphibien I (Tentamen Systematis Amphibiorum). J. C. Krieger, Marburg, p. 1-191 (texte intégral).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marco Cattaneo et Jasmina Trifoni (trad. Poncioni, Varejka, Boisset & Duverne, préf. Tullia Carrettoni Romagnoli), Le patrimoine mondial de l'UNESCO. Les sites naturels. [« Il Patrimonio mondiale dell'Unesco - I Santuari della natura »], Gründ,‎ août 2003 (1re éd. 2003), relié, 400 p. (ISBN 2-7000-2651-9), « Le parc national de Komodo », p. 207
  2. Reptarium Reptile Database, consulté le 22 avril 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]

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