Theizé

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Theizé
Entree village
Entree village
Blason de Theizé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Le Bois-d'Oingt
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées
Maire
Mandat
Christian Vivier-Merle
2014-2020
Code postal 69620
Code commune 69246
Démographie
Population
municipale
1 078 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 26″ N 4° 37′ 02″ E / 45.9405555556, 4.6172222222245° 56′ 26″ Nord 4° 37′ 02″ Est / 45.9405555556, 4.61722222222  
Altitude Min. 237 m – Max. 601 m
Superficie 11,89 km2
Localisation

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Theizé

Theizé est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe au sud-ouest de Villefranche-sur-Saône et à l'ouest de l'autoroute A 6 (autoroute du soleil). La départementale 338 passe en limite est de la commune et permet de rejoindre Villefranche. La D96 passe dans le village, la D19E y aboutit.

L'occupation du sol est majoritairement viticole.

La topographie varie de 237 à 601 mètres. Le village est implanté sur un coteau, autour de 450 mètres d'altitude. Il surplombe la vallée du Merloux, ruisseau qui se jette dans le Morgon, affluent de la Saône. La vallée forme un lacet en U tout autour du village. Le ruisseau prend sa source au lieu-dit Le Marquison, en limite nord-ouest, descend vers le sud-est jusqu'au Beauvallon, continue vers l'est puis change à nouveau de direction vers le nord-est en longeant les coteaux boisés des Bois Bourland et Bois Brûlé[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Première mention de Theizé au XI° siècle : le village vit dans l'ombre de son puissant voisin, Oingt, dont les seigneurs dominent la région.
  • En 1217 puis en 1221, Guichard III d'Oingt, dépensier, demande de l'argent à son seigneur-suzerain, le comte-archevêque de Lyon, Renaud de Forez. En échange, celui-ci lui demande de céder ses droits et usages sur la paroisse de Theizé à l'abbaye de Savigny : Theizé entre dans l'orbite de Lyon (et de Savigny) jusqu'à la Révolution.

Les Muscadins de Theizé[2][modifier | modifier le code]

Un épisode de l'histoire lyonnaise a pour cadre la commune de Theizé et plus généralement les Bois d'Alix tout proches. Il a durablement marqué la mémoire collective dans la commune voire dans tout le sud du Beaujolais. Il s'agit de la "retraite" que firent en octobre 1793, les troupes insurgées du général Précy alors que la ville allait être investie par les forces de la Convention.

L'objectif de ces soldats et des civils qui les accompagnaient (entre 1 500 et 3 000 personnes selon les sources crédibles) était de passer la Saône au niveau de Trévoux, puis de gagner la Suisse. Le 9 octobre vers 9 h du matin, ils empruntèrent la porte de Vaise. Serrés par la troupe de ligne, harcelés par les habitants des campagnes traversées, ces soldats qui portaient le sobriquet de muscadins dévièrent rapidement de leur objectif vers les Monts d'Or puis vers la commune de Morancé où une partie d'entre eux parvinrent après douze heures de marche et de combat.

Cette colonne forte de 250 à 500 hommes et toujours commandée par Précy, se dirigea ensuite sur la commune d'Alix puis vers les bois du même nom où les Lyonnais purent prendre une heure ou deux de repos dans le froid et l'humidité. Il apparaît que la débandade qui avait commencé dès la plaine des Chères, s'est alors amplifiée, beaucoup de Lyonnais préférant rechercher le salut individuellement ou par petits groupes. Cependant, un habitant de Theizé, le boulanger Antoine Danguin, Commissaire du canton du Bois d'Oingt chargé d'apporter l'acceptation de la Constitution de 1793 à Paris, s'employait à faire cerner les bois d'Alix en disposant alentour des piquets de gardes nationaux des communes de Frontenas et de Theizé. Au sortir des bois d'Alix, aux confins des communes d'Alix, Frontenas et Theizé, le général Précy, confronté à un de ces piquets, prit pour guides les quatre hommes qui le constituaient. Lui et ses compagnons allait alors errer pendant plus de 24 heures, principalement sur le territoire actuel de la commune de Theizé.

Le onze au matin le reste des troupes lyonnaises se rassemble à Oingt pour filer vers Saint Romain de Popey, terme tragique de son périple. Les derniers muscadins (80 à 100) sont en effet exécutés ou capturés par les hussards soutenus par une foule de gardes nationaux rameutés depuis les endroits les plus reculés du département. Le général Précy, quant à lui, parvient à s'enfuir et à trouver refuge à Sainte-Agathe-en-Donzy. S'il est avéré que les fugitifs lyonnais ont eu affaire tout au long de leur trajet aux attaques des habitants des campagnes alertés par les autorités conventionnelles, il est également établi que cette traque a pris une toute autre ampleur dans les bois d'Alix et particulièrement sur le territoire de la commune de Theizé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Theizé

Les armes de Theyzé se blasonnent ainsi : d'azur au tau de gueules bordé d'or, au sarment de vigne alésé posé en bande, avec une vrille en chef et une grappe de raisin en pointe à dextre, une feuille en chef et une vrille en pointe à senestre, le tout d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Christian Vivier-Merle UMP viticulteur
1995 2008 Jean-François Garlon DVD viticulteur
1974 1995 Michel Moriaud   viticulteur
1971 1974 Pierre Bernard   notaire
1944 1971 Claude Ramet Radical viticulteur
1931 1939 Léon Fonbonne    
1904 1931 Robert Lacroix   hôtelier
1897 1904 Pierre Brossette-Yvernai    
1888 1897 Jean-Antoine Fonbonne    
1881 1888 Joannès Laverrière    
1879 1881 Jean-Antoine Fonbonne    
1870 1879 Joannès Laverrière    
1869 1870 Antoine Chalus - 1er adjoint    
1860 1869 Jean Delacolonge    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 078 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 049 1 000 947 1 116 1 038 1 105 1 030 1 103 1 060
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 045 1 136 1 173 1 214 1 202 1 205 1 243 1 103 1 138
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 143 1 163 1 079 815 752 748 690 643 648
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
672 643 781 874 915 999 1 038 1 043 1 078
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Boulangerie
  • Restaurant "La Feuillée"
  • Salon de coiffure
  • ZAC du Maupas

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle et primaire

Santé[modifier | modifier le code]

Sports et culture[modifier | modifier le code]

  • Festival de musique classique : Les Rendez-vous de Rochebonne, depuis 2005, en septembre.
  • Festival de théâtre : Les Rencontres de Theizé, depuis 2012, en juin.

Cultes et religions[modifier | modifier le code]

  • Église : elle est construite entre 1898 et 1905. Son clocher (inachevé) domine la place principale du village.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Rochebonne, rasé pendant la guerre de Cent Ans, puis reconstruit au XVIIe siècle par un membre de la famille de Madame de Sévigné
  • Château de Rapetour
  • La Vieille Église : sa nef romane, date des XII° et XIII° siècles (restes d'arcatures romanes et présence d'un armarium dans le mur Nord). Agrandie au XVI° en style gothique flamboyant, par la création d'un superbe chœur à clé de voûte pendante (daté de 1536) et l'adjonction de quatre chapelles latérales (côté Sud). Elle est réaménagée en 1608 avec la construction d'un narthex et probablement à la même époque, d'un escalier à vis communiquant avec le château de Rochebonne.
  • Chapelle Saint-Hippolyte : réédifiée en 1602 par Claude Meyssonnier, curé de Theizé.
  • La Croix des Enfants, édifiée en 1567, située place de l'église.
  • Nombreux lavoirs, puits et croix dispersés sur le territoire communal.
  • Cadoles (ou cabornes), cabanes de pierres sèches, notamment sur le crêt du Bansillon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN
  2. D'après J. Branciard, Les Muscadins de Theizé : histoire et mémoire, Villefranche-sur-Saône, Éditions du Poutan, 2009
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]