Sainte-Paule (Rhône)

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Sainte-Paule
Image illustrative de l'article Sainte-Paule (Rhône)
Blason de Sainte-Paule
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Le Bois-d'Oingt
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées
Maire
Mandat
Olivier Leccia
2014-2020
Code postal 69620
Code commune 69230
Démographie
Population
municipale
322 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 43″ N 4° 33′ 57″ E / 45.9619444444, 4.5658333333345° 57′ 43″ Nord 4° 33′ 57″ Est / 45.9619444444, 4.56583333333  
Altitude Min. 299 m – Max. 773 m
Superficie 7,5 km2
Localisation

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Sainte-Paule

Sainte-Paule est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sainte-Paule est un petit village du Beaujolais situé sur les collines les plus à l'est du Massif Central, à 40 km au nord-ouest de Lyon. La commune de Sainte-Paule appartient au Pays des Pierres Dorées qui doit son nom aux pierres calcaires jaune ocre qui caractérisent l'architecture locale. Sainte-Paule fait partie de la communauté de communes du Bois-d'Oingt.

Relief[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Paule a un relief composé de petits vallons, qui s'entourent autour du Crêt de Roche Guillon (772 m), point culminent de la commune. Elle est en pente vers le sud pour un dénivelé d'environ 400 m à partir du nord. La commune est arrosée par deux ruisseaux de moyen débit, le Vervuis à l'est et au sud, et le Robeslet à l'ouest ; tous deux se jettent dans l'Azergues.

Même si l'altitude n'est pas très forte, Sainte-Paule est classée en moyenne montagne. D'une part parce que son accès n'est pas évident depuis la vallée de la Saône, 350 mètres plus bas ; puis d'autre part parce qu'il subsiste à Sainte-Paule une occupation du sol tournée vers l'élevage. Le village en lui-même se situe à 500 m d'altitude.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département, Sainte-Paule a un climat semi-continental, de type auvergnat (étés chauds et secs, hivers froids et humides). Grâce à son altitude de moyenne montagne la commune, évite l'humidité apportée par les brumes de la Saône. Ces jours-là, on assiste à une véritable « mer de brouillard » qui envahit la vallée d'Azergues. Le village est dans la neige environ une semaine par an.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La vigne couvre aujourd'hui environ 1/4 de la surface communale et fait vivre la même part des habitants. Les récoltes sont directement exploitées par les viticulteurs et/ou par les caves coopératives environnantes (Saint-Laurent, Le Bois d'Oingt, Létra, Saint-Vérand ou Theizé). La commune possède sur son territoire des forêts de sapins plantées (Chatoux, Rivière, Fline). Les bois naturels sont également exploités (merisier), mais dans de très petites quantités. La tempête de l'hiver 1999 a néanmoins couché une grande partie de la forêt sur le sommet des collines. L'élevage subsiste à Sainte-Paule sur des étendues peu exploitables pour la viticulture (Crêt de Roche Guillon). Les quelques champs que possèdent la commune sont la propriété d'éleveurs et de viticulteurs qui les utilisent pour leurs travaux (luzerne et trèfle : lapins, blé ⇒ paille : chevaux et vaches, roseaux et seigle ⇒ attache de la vigne).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom vient de[style à revoir] la sainte Paule, dame romaine, morte à Bethléem en 404, où elle fonda plusieurs monastères. L'église sera le point départ de la paroisse. Sainte-Paule, annexe de Saint-Laurent d'Oingt, dépend de la sénéchaussée de Lyon et de la justice de la vicomté de Bagnols.

En 1078, l'église de Sainte-Paule est donnée à l'abbaye de Savigny. De cette ancienne église, il reste quelques éléments remarquables.

En 1562, Sainte-Paule est victime des ravages du baron des Adrets: elle connaîtra aussi une terrible épidémie de peste.

En 1763, les habitants se révoltent pour protester contre les corvées et les charges.

La Révolution lui enlève son nom, trop religieux aux yeux du gouvernement révolutionnaire, elle devient provisoirement Roche-Guillon[1].

La seconde moitié du XIXe siècle semble une bonne période. En 1886, la population atteint 445 habitants. C'est l'époque glorieuse des mines de lignite. À l'époque la Société des Mines de Sainte-Paule est cotée à la Bourse de Lyon. On dit même que le filon pourrait atteindre une taille supérieure ou égale à celui de Saint-Étienne.

La vigne couvre 200 ha, soit près de la moitié de la surface cultivée. Le vin produit est « tendre et de bonne qualité ». On trouve un très important troupeau, plus de 80 ha de prairie et autant de bois. Puis c'est le déclin démographique, qui s'accélère après 1920.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Sainte-Paule se blasonnent ainsi :

D'argent à la bande de gueules chargée de trois étoiles d'or posées à plomb, accompagnée, en chef, d'une croisette tréflée et fichée de sable et, en pointe, d'un cep de vigne de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Albert Alix SE  
1983 1989 Étienne Sapin SE  
1989 1995 Gérard Marduel SE  
1995 2001 Léon Cortay SE  
2001 2008 Jean-Paul Bouchez SE  
2008 en cours Olivier Leccia SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 249 311 276 328 359 344 330 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
333 359 361 373 407 471 445 440 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
402 413 373 269 232 217 229 224 191
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
176 178 180 177 205 245 280 284 322
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église romane, XIe et XIIe siècle et une partie du XVe. L'intérieur a été bien restauré en 1979. Le clocher roman a été changé aussi mais pas dans le style d'origine (voir photo du musée). Dans l'église, deux œuvres sont classées "monuments historiques":
    • Une piéta en marbre du XVe siècle au-dessus d'un des autels latéraux.
    • Un bénitier en pierre de la fin du XVe siècle provenant de l'ancienne église.
  • Sur la place Léa-Moret, une croix datée de 1596, décorée de nombreuses figures sculptées. Il y a sept croix sur la commune, dont celle de Mori (au-dessus du Bourg), érigée en lieu et place en mémoire d'une grave épidémie de peste qu'a connu le village (milieu du XVIe siècle).
  • Sur la mairie, une plaque en l'honneur de la campagne de Sainte-Paule qui « célébra la région ».
  • Un monument aux morts, inauguré en 1921. Jusqu'en 1940, au sommet, une statue représentant le coq français terrassant l'aigle allemand. La statue fut enlevée en 1940 après l'armistice et depuis, certains la cherchent toujours.
  • La Madone du Favrot fut érigée en reconnaissance après la Seconde Guerre mondiale. Elle est célébrée, comme dans toute la région, le 8 décembre de chaque année, en remerciement pour la fin de la peste noire dans la région de Lyon.

Événements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. « Camping à la ferme », sur rhone-alpes-cinema.fr (consulté le 28 janvier 2013)