Screamo

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Screamo

Origines stylistiques Emo post-hardcore, hardcore punk
Origines culturelles Années 1990, Amérique du Nord
Instruments typiques Guitare électrique, basse, batterie, chant (hurlements)
Scènes régionales Californie, Italie, France
Voir aussi Dance punk, grindcore, liste des groupes, metalcore, powerviolence

Genres dérivés

Crunkcore, emoviolence, Nintendocore

Le screamo est un sous-genre musical dérivé de l'emo et du punk hardcore ayant émergé au début des années 1990. Il s'agit initialement d'un genre agressive dérivé de la musique emo caractérisé par de brèves chansons intenses et dissonantes[1]. Le screamo se définit comme un style dissonant d'emo influencé par le punk hardcore[2] faisant usage de hurlements. Les paroles se centrent souvent sur la souffrance émotionnelle, l'intérêt romantique, le féminisme, la politique, et les droits de l'Homme[3]. Certains groupes screamo des années 1990 s'impliquent explicitement dans la politique.

Le terme de « screamo » est difficile à utiliser car de nombreux groupes et labels refusent d'y être associés. De nombreux styles différents de chant sont associés au terme. Certains groupes qui utilisent un style de chant guttural peuvent également y être associés[2]. Il est également utilisé pour décrire de nombreux genres[4] dont le post-hardcore moderne et le metalcore. Le screamo définit de nombreux sous-genres dont le crunkcore, un style de crunk utilisant les techniques vocales du screamo ; le screamo est influencé par le grindcore ; le Nintendocore s'inspire du screamo ; et l'emoviolence, qui mélange screamo et powerviolence.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le screamo décrit essentiellement un style particulièrement dissonant de musique emo influencé par le punk hardcore[2]. Le screamo utilise habituellement les instruments musicaux rock, et notable pour ses compositions brèves et hurlements. Le genre est « généralement basé sur le côté agressif de la nouvelle scène punk internationale[2]. » Les paroles empruntent de nombreux thèmes comme la souffrance émotionnelle, l'intérêt romantique, le féminisme, la politique et les droits de l'Homme[3],[5]. Quelques groupes screamo des années 1990 se sont radicalement impliqué dans la politique comme Roger Hedgecock[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le screamo désigne un style de musique distinct ayant émergé en 1991, à San Diego, au Ché Café (en)[7] avec des groupes comme Heroin, Antioch Arrow (en)[8], Angel Hair, Mohinder, Swing Kids et Portraits of Past (en)[9]. Ces groupes étaient influencés par le post-hardcore de Washington D.C. (en particulier Fugazi et Nation of Ulysses (en))[1], le mode de vie straight edge, le groupe Articles of Faith (en) et par le groupe de punk hardcore Die Kreuzen (en)[10] ainsi que par des groupes de cold wave, comme Joy Division[6] et Bauhaus[1]. Gravity Records[10],[11], et Ebullition Records[9] produisent ce style expressif de hardcore chaotique. La scène est notée pour son style inspiré de la sous-culture Mod[6].

Le renouvellement de la scène de San Diego se propage finalement ailleurs, par exemple à Seattle, avec le groupe The Blood Brothers[12]. La plupart des groupes de la côte Ouest ont été influencé dans le développement et la réinvention du style, des groupes tels que Orchid[13],[14], Circle Takes the Square, Pg. 99 (en), Hot Cross (en), Saetia (en)[15], Ampere[16] et City of Caterpillar[2].

Screamo moderne[modifier | modifier le code]

Alexisonfire, sur scène en 2004.

Certains groupes de musiques nord-américains formés au plus tard des années 1990 restent actifs depuis les années 2000, ces groupes incluent Thursday, Thrice, Alexisonfire, Poison the Well et The Used qui ont rendu le style célèbre. Certains de ces groupes ont été influencé par d'autres tels que Refused, At the Drive-In[2] et Keepsake (en). Hawthorne Heights et Story of the Year, deux groupes fréquemment diffusés sur MTV, ont été popularisé dans le genre Screamo[2],[17],[18]. D'autres artistes screamo en activité incluent Comadre[19], Off Minor, Men As Trees[20] et Vendetta Red (en)[2].

La scène DIY contemporaine screamo est particulièrement active en Europe, grâce à des groupes majeurs tels que Amanda Woodward[21], Louise Cyphre (en)[22], Le Pré Où Je Suis Mort[23], La Quiete (en), George Formby et Raein (en). L'utilisation du terme « screamo » pour décrire les groupes de post-hardcore moderne est fréquente au début des années 2010[24]. Le genre gagne encore une fois en popularité, avec certains groupes screamo comme Loma Prieta, American Standards[25],[26], Pianos Become the Teeth et Touché Amoré.

Influence sur d'autres styles[modifier | modifier le code]

L'emoviolence est un style de screamo et de powerviolence. Le nom est crédité comme une blague par In/Humanity (en)[27]. Les éléments reconnaissables de l'emoviolence incluent un volume amplifié et des blast beats ; la musique est dissonante, généralement rapide et criée[28],[29]. Les groupes du genre incluent Pg. 99, Orchid[30], Reversal of Man[30], Agna Moraine, RentAmerica[29], et In/Humanity[27],[31].

Certains groupes screamo, comme Orchid, Reversal of Man, et Circle Takes the Square semble plus s'approcher du grindcore que leurs pairs[30],[32]. D'autres groupes screamo incorporent des éléments de post-rock à leur musique. Cette fusion se caractérise par un changement abrupte de rythme, une instrumentation atmosphérique et harmonique, et des morceaux vocaux à faible volume[33],[34]. Pianos Become the Teeth[35], City of Caterpillar (en), Envy, Funeral Diner (en), et Le Pre Ou Je Suis Mort[23],[33] sont des exemples de groupes scremo influencés par le post-rock.

D'autres genres inspirés par le screamo impliquent le crunkcore et le Nintendocore. Le crunkcore mélange screamo, hip-hop crunk et des éléments de musique électronique[36]. Le Nintendocore, un nom crédité par Horse the Band (en), est un genre musical fusionnant des éléments de rock moderne aux musiques de jeux vidéo, de chiptunes, et de 8-bit[37],[38],[39]. Il s'agit d'une forme dérivée du screamo[39], du post-hardcore[37], et du metalcore mélodique[40],[41]. Le Nintendocore emprunte certaines caractéristiques du screamo, comme les hurlements et un rythme imprévisible[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Jason Heller, « Feast of Reason », sur Denver Westword,‎ (consulté le 15 juin 2008).
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Explore style: Screamo », sur Allmusic (consulté le 20 janvier 2015).
  3. a et b (en) Jim DeRogatis, « Screamo », sur Guitar World,‎ (consulté le 18 juillet 2008).
  4. (en) « Screamo », sur Jimdero.com (consulté le 15 novembre 2012).
  5. (en) Cook, Anderson, « The Steez of Skramz », sur Something Awful,‎ (consulté le 25 mars 2012).
  6. a, b et c (en) « Swing Kids covered Warsaw ; Justin Pearson discusses Joy Division's influence in an interview », sur Skatepunk.net (consulté le 11 juin 2008).
  7. (en) « A Day with the Locust », sur L.A. Weekly,‎ (consulté le 19 juin 2008).
  8. (en) « Q&A with Aaron Montaigne », sur Local Cut,‎ (consulté le 11 juin 2008).
  9. a et b (en) « Portraits of Past discography », sur Ebullition Catalog (consulté le 11 juin 2008).
  10. a et b (en) Blood Runs Deep: 23 A hat., Alternative Press,‎ , p. 126.
  11. (en) Trevor Kelley, « California Screaming », Alternative Press, no 17,‎ , p. 84-86.
  12. (en) Matt Schild, « Bleeding Hearts », sur Aversion.com,‎ (consulté le 15 juin 2008).
  13. (en) Anchors, « Review of Orchid's Totality »,‎ (consulté le 18 juin 2008) : « Orchid always was, and always will be the quintessential screamo band of the late 90s, as they encompassed everything people like me love about the genre, and throw their own unique spin on it ».
  14. (en) Nick Catucci, The New Rolling Stone Album Guide,‎ (lire en ligne).
  15. (en) Ryan Buege, « Circle Takes the Square is in the Studio », sur Metal Injection,‎ (consulté le 18 juin 2008).
  16. (en) Nick Greer, « Ampere review », Sputnik Music,‎ (consulté le 9 mars 2008).
  17. (en) comments policy  18  comments posted, « Fragile Future Review Hawthorne Heights Compact Discs Reviews », sur Ultimate-guitar.com (consulté le 15 décembre 2011).
  18. (en) « Story of the Year Archive First Media Communications », sur First-media.com (consulté le 15 décembre 2011).
  19. (en) « Yellow is the new pink »,‎ (consulté le 25 mars 2012).
  20. (en) « Men as Trees - Weltschmerz », sur scenepointblank (consulté le 25 mars 2012).
  21. (en) Kevin Jagernauth, « La Decadence de la Decadence », sur PopMatters,‎ (consulté le 25 mars 2012).
  22. (en) « Sven, interview with Julien », sur ShootMeAgain Webzine,‎ (consulté le 8 août 2011) : « Altogether, our music certainly still is 'screamo' ».
  23. a et b (en) « Live Review: La Dispute, Le Pre Ou Je Suis Mort, Maths and History, The Chantry, Canterbury »,‎ (consulté le 8 août 2011).
  24. (en) « Screamo » (consulté le 20 janvier 2015).
  25. (en) Confront Magazine, « Confront Magazine », sur http://www.confrontmagazine.com/tag/screamo/ (consulté le 10 janvier 2015).
  26. (en) Karol Kaminski, « Iditot EQ », sur http://www.idioteq.com/american-standards-to-release-an-ep/ (consulté le 10 janvier 2015).
  27. a et b (en) Jason Thompson, « CIRCLE TAKES THE SQUARE is in the studio », PopMatters,‎ (consulté le 18 mai 2011).
  28. (en) Anchors, « Punknews.org Orchid - Totality », Punknews.org,‎ (consulté le 26 mars 2011)
  29. a et b (en) « Agna Moraine’s Autobiography & RentAmerica split », Thats Punk,‎ (consulté le 18 août 2011).
  30. a, b et c Pratt Greg, « Altered States, Grindcore Special part 2 », Terrorizer, Royaume-Uni, Miranda Yardley, no 181,‎ , p. 43.
  31. (en) Andy Malcolm, « La Quiete - the Apoplexy Twist Orchestra split (Heroine Records) », Collective Zine (consulté le 18 août 2011).
  32. (en) « CIRCLE TAKES THE SQUARE is in the studio », metal injection,‎ (consulté le 18 juillet 2011) : « ...CIRCLE TAKES THE SQUARE have retained their integrity and stayed true to the grind influenced experimental, progressive hardcore soundscapes that defined the screamo albums of the early part of the millenium. ».
  33. a et b (en) « Interpunk.com - The Ultimate Punk Music Store! Le Pre Ou Je Suis Mort », Interpunk,‎ (consulté le 24 août 2011).
  34. (en) Benjamin, « Single State of Man – s/t LP », Pinnacle Magazine,‎ (consulté le 2 septembre 2011).
  35. (en) Andrew Kelham, « Pianos Become The Teeth - Old Pride Reviews Rock blood on the dance floor is an example of screamo sound », Rock Sound,‎ (consulté le 2 septembre 2011).
  36. (en) Leor Gail, « Scrunk happens: We're not fans, but the kids seem to like it », The Boston Phoenix,‎ (consulté le 8 octobre 2009).
  37. a, b et c (en) Johnny Loftus, « HORSE the Band - Biography », AllMusic, Rovi Corporation (consulté le 14 mars 2011).
  38. (en) Will B. Payne, « Nintendo Rock: Nostalgia or Sound of the Future », The Harvard Crimson,‎ (consulté le 14 mars 2011).
  39. a et b Wright, « Subgenre(s) of the Week: Nintendocore (feat. Holiday Pop) », The Quest,‎ (consulté le 21 mars 2011).
  40. (en) « Horse The Band, Super 8 Bit Brothers, Endless Hallway, and Oceana », The A. V. Club, The Onion,‎ (consulté le 10 avril 2011).
  41. (en) Alisha Turull, « New Releases: Lita Ford, the Fall of Troy, Horse the band, Immortal, Inhale Exhale », Noisecreep, AOL,‎ (consulté le 30 mars 2011).

Liens externes[modifier | modifier le code]