Thrashcore

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Thrashcore

Origines stylistiques Punk hardcore
Origines culturelles Début des années 1980
États-Unis
Instruments typiques Chant, guitare électrique, guitare basse, batteries
Popularité Faible à modérée
Voir aussi Skate punk - Crust punk

Genres dérivés

Crossover thrash, grindcore, powerviolence

Le thrashcore (également connu sous le terme de fastcore[1]) est un sous-genre musical à un tempo élevé appartenant au punk hardcore ayant émergé au début des années 1980[2]. Le thrashcore contient du punk hardcore accéléré faisant usage répété de blast beats[1]. Les morceaux musicaux sont parfois courts et le thrashcore est, dans un certain sens, moins dissonant que le grindcore. Comme pour la plupart des groupes de punk hardcore, les paroles dans le thrashcore ont habituellement pour thème la jeunesse rebelle et l'antimilitarisme. Dans certains cas, ce type de musique est associé à la sous-culture skateboarder[1].

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le thrashcore est souvent confondu avec le crossover thrash et parfois le thrash metal[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Tandis que les groupes punk hardcore se distinguent eux-mêmes de leurs prédécesseurs du genre punk rock par leur plus grande violence et intensité, les groupes thrashcore (souvent et simplement identifié comme « thrash ») jouent à un rythme moins effréné qui radicalise considérablement le metal hardcore. Les groupes thrash sont originaires, ou évoluent en parallèle, du street punk britannique, en particulier le D-beat. Les premiers groupes thrash américains impliquaient Cryptic Slaughter (Santa Monica), D.R.I. (Houston), Septic Death (Boise) et Siege (Weymouth, Massachusetts). D'autres groupes internationaux comme Electro Hippies, Lärm, Raw Power et S.O.B. ont également influencé le style musical.

Powerviolence[modifier | modifier le code]

La scène powerviolence émerge grâce à la branche thrashcore comme sous-genre musical américain (Californie) de la scène grindcore britannique, ayant émergée depuis le crust punk. Les groupes powerviolence se considéraient différents de ceux de la scène grindcore car cette dernière se distingue de plus en plus du death metal originaire de Floride, de Suède et du Brésil[5]. Les groupes powerviolence évitent de s'associer au heavy metal, crossover thrash, au thrash metal et au grindcore.

Résurrection[modifier | modifier le code]

Le style thrashcore renait au début des années 1990, tandis que des groupes auparavant associés au powerviolence ou au grindcore commencent à composer leur propre vision du thrashcore. Ce style était surnommé « bandanna thrash »[1]. Ces groupes des années 1990 impliquaient Code 13, MK-ULTRA, Guyana Punch Line, What Happens Next? et R.A.M.B.O. (États-Unis), Vitamin X (Pays-Bas), Vivisick (Japon) et Voorhees (Royaume-Uni). Contrairement aux tous premiers groupes du genre thrashcore, ces groupes étaient souvent associés à d'autres éléments sonores du punk hardcore des années 1980 incluant straight edge, anarcho-punk, youth crew, ou crust punk.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Blush, Steven (2001). American Hardcore: A Tribal History. Feral House. ISBN 0-922915-71-7

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Interview with Max Ward. Maximum Rock'n'Roll. Consulté le 18 juin 2008.
  2. (en) Felix von Havoc. Maximum Rock'n'Roll #219. Consulté le 18 juin 2008.
  3. (en) Felix von Havoc. Maximum Rock'n'Roll #198. Consulté le 28 juin 2008.
  4. (en) "Powerviolence: The Dysfunctional Family of Bllleeeeaaauuurrrgghhh!!". Terrorizer no. 172. Juillet 2008. p. 36-37.
  5. (en) Bartkewicz, Anthony (July 2007). "Screwdriver in the Urethra of Hardcore". Decibel Magazine. Consulté le 29 juillet 2007.