Oi!

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Oi!

Origines stylistiques Punk rock, glam rock, pub rock, chanson à boire, chant de stade, folk , ska
Origines culturelles Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Fin des années 1970
Instruments typiques Chant, batterie, Guitare électrique, Basse
Scènes régionales Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau du Canada Canada

Sous-genres

Voir : Liste de groupes d'oi!

Genres associés

Street punk
RAC

La oi ! (interjection issue de l'argot anglais, contraction de hey you! (hé toi !)) est un sous-genre du punk rock originaire du Royaume-Uni de la fin des années 1970[1]. Cette musique et sa sous-culture associée ont le dessein de rassembler les punks, skinheads et des jeunes de la classe ouvrière (parfois appelés herberts).

Description[modifier | modifier le code]

Ce mouvement des années 70 et 80 est composé de groupes punks fortement inspirés par les valeurs de la classe ouvrière et le « style de la rue », par opposition à d'autres groupes punks britanniques de l'époque, considérés par les groupes oi ! comme étant trop intellectuels et "tendance".

La oi ! se veut aussi un style musical fédérant punks, skinheads et jeunes des classes populaires autour des valeurs de la classe ouvrière. Créée vers la fin des années 1970 en Angleterre, celle-ci fusionna les styles des premiers groupes punks tels que The Clash et les Ramones; des groupes de rock britannique d'avant le punk tels que les Rolling Stones et The Who; du pub rock tels que The 101'ers et Eddie and the Hot Rods; des groupes de glam rock tels que Slade et Sweet et d'accompagnements vocaux fondés sur des chants de supporteurs de football.

À l'origine, la oi ! était appelée « street punk » ou « reality-punk ». Le style commença à être appelé oi ! en 1980 après que le journaliste du Sun Garry Bushell eut employé ce terme pour désigner ce courant. Il l'aurait emprunté à la chanson Oi ! Oi ! Oi ! des Cockney Rejects.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premiers groupes oi ! incluaient Cock Sparrer, Menace et Sham 69, même s'ils existaient déjà avant que le terme oi ! ne soit utilisé. Ils furent suivis par des groupes tels que les Cockney Rejects, Angelic Upstarts, The Burial, The Business, Peter and the Test Tube Babies, Abrasive Wheels, The Last Resort, The 4-Skins, Combat 84 (en), Blitz, Condemned 84, Infa-Riot, Red Alert, The Oppressed.

La oi ! a bien souvent été associée au hooliganisme et au néonazisme (rock anticommuniste). En partie en raison de l'engagement de nombreux skinheads dans des organisations d'extrême-droite telles que le National Front et le British Movement, certains critiques qualifièrent la oi ! de raciste. Néanmoins quelques rares groupes comme Angelic Upstarts ou The Burial s'affichaient ouvertement à gauche et participaient activement à des campagnes anti-racistes.

Le 4 juillet 1981, des jeunes d'origine pakistanaise provoquent une émeute et lancent des bombes incendiaires sur une taverne à SouthallThe Business, The Last Resort et The 4-Skins donnent un concert, croyant que le concert était un rassemblement de néo-nazis.

Après ces évènements, quelques groupes de manière anecdotique condamnèrent le racisme. Toutefois, ces dénégations furent accueillies avec cynisme à la suite de la sortie de l'album de compilation Strength Thru Oi !. Non seulement le titre semblait être un jeu de mots avec un slogan nazi ("Strength Through Joy"), mais en outre la couverture de l'album expose Nicky Crane, un activiste du British Movement qui avait purgé une peine de quatre ans de prison pour racisme et violence. Garry Bushell, qui était responsable de la compilation, clama que son titre était un jeu de mots sur l'album Strength Through Joy du groupe The Skids. Il déclara également ne pas connaître l'identité du skinhead sur la jaquette de l'album, jusqu'à ce que celle-ci soit exposée par le Daily Mail deux mois plus tard. Bushell, ex-trotskyste, était pourtant à cette époque un socialiste.[réf. nécessaire]

Rapidement, entre 1981 et 1983, de nouveaux groupes émergent dans le même style : R.A.S. et L'Infanterie sauvage (dont le chanteur Geno bascula ensuite dans la mouvance néo-nazi et forma le groupe Totenkopf, toujours à Paris, ou encore les bordelais Camera Silens, les Lillois Snix, les Brestois Brutal Combat) et les Marseillais Warrior Kids. Des groupes plus généralistes et diversifiés comme la Souris Déglinguée ont également abordé ce genre, dont ils partagent l'état d'esprit.

Le mouvement oi ! perdit très tôt de sa popularité au Royaume-Uni. Cependant, la scène continua en Europe continentale, au Japon et en Amérique du Nord. Aux États-Unis, la oi ! était liée à l'explosion du punk hardcore du début des années 1980 et tout spécialement des groupes tels que Agnostic Front, Iron Cross et S.S. Decontrol. Bien que similaire aux influences et à l'esprit de la oi !, le hardcore visait la classe moyenne américaine plutôt que la classe ouvrière.

Vers le milieu des années 1990 survient un regain d'intérêt pour la musique oi ! avec l'émergence de nouveaux groupes, généralement d'origine américaine, et les vieux groupes recevant plus de reconnaissance. Avec cette renaissance du mouvement, il y eut beaucoup d'efforts pour distancier mais non sans difficultés la scène oi ! de tout racisme.

Ces groupes plus récents de oi ! incluent : The Templars, Oxblood, Wretched Ones, Those Unknown, Nuts and Bolts, The Bruisers, Discipline, Retaliator, The Lager Lads, Oxymoron, Hard Skin ou encore Lars Frederiksen and the Bastards. Ceux-ci sont généralement plus près musicalement du hardcore que du street punk britannique des années 1970.

À noter que le très médiatique groupe de rock indépendant Vampire Weekend rend hommage au genre oi ! en 2008 dans la chanson A Punk. Le chanteur répète non pas "Oi" mais "Ey", phonétiquement proche de "A" en anglais, d'où le titre de la chanson.

Liste de groupes de oi ! et streetpunk britanniques[modifier | modifier le code]


Liste de groupes de oi ! et streetpunk allemands et autrichiens[modifier | modifier le code]

  • Beck's Pistols
  • Böhse Onkelz
  • Boots and Braces
  • Brachial
  • Commandantes
  • Freiboiter
  • Jesus Skins
  • Kampfzone
  • Loikaemie
  • Mad Martens
  • Oxymoron
  • Stage Bottles
  • Stomper 98
  • Styrian Bootboys
  • Volxsturm
  • Wärters Schlechte
  • Wiens No.1
  • 4-Promille
  • 7er Jungs
  • Suspekt
  • Halunken
  • Rotz und Wasser
  • Schusterjungs
  • Berliner Weisse
  • Krawallbruder
  • Bierpatrioten
  • Lammkotze
  • Frei Bier und Ideolagen

Liste de groupes de oi ! et streetpunk américains[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dalton, Stephen, "Revolution Rock", Vox, June 1993