Saint-Trivier-sur-Moignans

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Saint-Trivier-sur-Moignans
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Saint-Trivier-sur-Moignans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Saint-Trivier-sur-Moignans
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Chalaronne Centre
Maire
Mandat
Marcel Lanier
2014-2020
Code postal 01990
Code commune 01389
Démographie
Gentilé Utingeois(e)(s)
Population
municipale
1 847 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 24″ N 4° 53′ 51″ E / 46.0733, 4.8975 ()46° 04′ 24″ Nord 4° 53′ 51″ Est / 46.0733, 4.8975 ()  
Altitude Min. 230 m – Max. 289 m
Superficie 41,99 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-sainttriviersurmoignans.fr Site officiel

Saint-Trivier-sur-Moignans – autrefois « Saint-Trivier-en-Dombes », son ancien nom – est une commune française, chef-lieu de canton de l'Ain, située à 32 km au sud-est de Mâcon.

Les habitants s’appellent des Utingeois(e)(s)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Trivier-sur-Moignans se situe dans le Département de l'Ain dans la Dombes.

La commune comprend 4200 hectares de campagne au relief très peu contrasté, si ce n'est les quelques dénivellations dues aux moraines glaciaires, avec quelques zones boisées qui subsistent entre la ville et le hameau de Romanans et sur la périphérie.

Le Moignans, rivière affluent de la Chalaronne, ce "fleuve des amazones", a accolé son nom à celui du saint patron de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Trivier constitue au XIIe siècle un fief symbolique des barons de Beaujeu qui s'orientent davantage dans leurs projets d'expansion vers le Forez[2] (L'actuel département de la Loire). Il faut attendre le traité de paix du 8 avril 1222 entre Humbert V de Beaujeu et Guy II _ou Guigues II_ comte de Forez, pour que la politique des barons de Beaujeu s'oriente vers l'est et donc au-delà de la Saône. La seigneurie de Saint-Trivier, officiellement bien vassal des Forez, reste fidèle dans les faits à Humbert V de Beaujeu. Saint-Trivier prend alors un intérêt nouveau pour les barons du Beaujolais qui s'appuient sur cette assise territoriale pour s'emparer ou acquérir par achat ou paréage un chapelet de localités en Dombes: Villars-les-Dombes (1227), Chaneins (1234), Riotiers _ou Riottier_ (1234), etc.[2].
Vers 1260, Guichard V, baron de Beaujeu, demande à son vassal, Gui de Chabeu, seigneur de Saint-Trivier, de bâtir un château sur un promontoire de la rive gauche de la Saône. Ce château, finalement bâti vers 1290, donnera son nom à la commune de Beauregard (département de l'Ain)[3]. La fidélité de la maison de Saint-Trivier aux barons de Beaujeu est ainsi une constante du Moyen Âge : pour preuve, le traité d'alliance avec les Saint-Trivier est renouvelé au début du règne d' Antoine de Beaujeu, le 29 juillet 1361, lorsque celui-ci est sous la curatelle de son oncle Guillaume d'Amplepuis[4]. Le 2 janvier 1370, Jean de Saint-Trivier se rend à Thoissey pour prêter hommage à Antoine de Beaujeu. On le voit, cette alliance, qui est en fait un lien de vassalité, est une constante de plus d'un siècle. Elle permet aux Beaujeu de contenir les ambitions des seigneurs de Thoire et Villars, plus au sud, installés à Trévoux, et surtout celle grandissante des comtes de Savoie au XIVe siècle. Elle permet aux seigneurs de Saint-Trivier de se présenter comme un rouage stratégique important dans la Dombes. Pourtant, tout est remis en cause lors de la guerre seigneuriale qui voit s'affronter Édouard II de Beaujeu et le comte Amédée de Savoie entre 1378 et 1383. La défaite du baron de Beaujeu pousse Hugue de Saint-Trivier, "en tant que seigneur des Dombes, ainsi qu'il s'intitule lui même fièrement dans l'acte d'hommage" à rendre l'hommage au comte de Savoie. Le traité de paix définitif entre les 2 parties, signé le 31 mai 1383, rétablit l'influence d’Édouard II de Beaujeu en Dombes mais en second rang. Si les seigneurs de Saint-Trivier doivent toujours l'hommage aux Beaujeu, ils sont désormais tenus par l'hommage lige aux comtes de Savoie[5]. C'est ainsi que, progressivement, Saint-Trivier et une partie de la Dombes rentrent dans l'influence de la Savoie tout en conservant des liens avec le Beaujolais.

L'ancienne commune de Béreins est incorporée à Saint-Trivier-sur-Moignans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 février 1957 Jules (Eugène Joannès) Lançon   Médecin
février 1957 juin 1995 Données inconnues    
juin 1995 mars 2001 Andrée Bou Pisani    
mars 2001 2014 Madeleine Cornuault[6] DVD  
2014 en cours Marcel Lanier SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 847 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 262 925 1 166 1 422 1 536 1 580 1 620 1 585 1 662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 609 1 702 1 818 1 787 1 669 1 678 1 650 1 632 1 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 483 1 582 1 612 1 514 1 429 1 348 1 318 1 186 1 127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 105 1 140 1 151 1 233 1 471 1 537 1 822 1 864 1 847
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Saint-Trivier-sur-Moignans

La commune de Saint-Trivier-sur-Moignans porte :

D'or à la bande crénelée de gueules accompagnée, en chef, d'un besant du même chargé d'une couronne comtale du champ et, en pointe, de trois besants aussi de gueules ordonnés en orle[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison à colombage du XVe siècle, située derrière la mairie.
  • Maison à colombage du XVe siècle, derrière la mairie.
  • Puits, à côté de la maison à colombage.
  • Église Saint-Trivier-et-Saint-Denis de Saint-Trivier-sur-Moignans.
  • Église Saint-Martin de Montagneux, citée dès 944 dans la donation qu'en fait dame Gisèle et son fils Hugues à l’abbaye de Cluny pour le repos de leur époux et père, Bermon, seigneur de Bouligneux. L'église actuelle ne remonte pas à cette époque. Elle date probablement du XVe ou XVIe siècle. Les textes nous apprennent qu'elle était ruinée en 1614.
  • Vestiges de la poype de Béreins ou de Mons ou d'Armand
  • Château des sires de Chabeu (pour mémoire)
Le château fut bâti par les sires de Chabeu à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle et reconstruit à la limite du XIVe ‑ XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antonin Poncet est né dans la commune, le 28 mars 1849, son père y exerçait la profession de notaire. Chirurgien des Hôpitaux de Lyon, il a occupé le poste prestigieux de chirurgien-major de l’Hôtel-Dieu de Lyon ; il fut l’un des promoteurs, en France, de l’antisepsie puis de l’asepsie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ain > Saint-Trivier-sur-Moignans (01990) », sur habitants.fr (consulté le 7 décembre 2013).
  2. a et b Cf. "Le Beaujolais au Moyen Âge" - Mathieu Méras (1956), page 55
  3. Voir la page Wikipedia de la commune de Beauregard (Ain), catégorie Histoire
  4. Cf. "Le Beaujolais au Moyen Âge" - Mathieu Méras (1956), page 128, référence à J-L Alphonse Huillard-Bréholles, n°2829
  5. Cf. "Le Beaujolais au Moyen Âge" - Mathieu Méras (1956), page 145, référence aux Archives nationales, P.13611
  6. [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. Armes de Saint-Trivier-sur-Moignans, sur newgaso.fr
  10. « les remparts », sur www.mairie-sainttriviersurmoignans.fr (consulté le 7 décembre 2013)
  11. « Remparts de Saint-Trivier-sur-Moignans », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Julien Veyre, « St-Trivier-sur-Moignans - Louis Delort en finale de The Voice », sur voixdelain.fr, Voix de l'Ain,‎ 11 mai 2012 (consulté le 17 mai 2012).