Saint-Christol-lès-Alès

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Saint-Christol-lès-Alès
La Pyramide.
La Pyramide.
Blason de Saint-Christol-lès-Alès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Alès-Ouest
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Charles Benezet
2014-2020
Code postal 30380
Code commune 30243
Démographie
Gentilé Saint-Christolens
Population
municipale
6 738 hab. (2011)
Densité 333 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 07″ N 4° 04′ 39″ E / 44.0852777778, 4.077544° 05′ 07″ Nord 4° 04′ 39″ Est / 44.0852777778, 4.0775  
Altitude 134 m (min. : 103 m) (max. : 391 m)
Superficie 20,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintchristollezales.fr/

Saint-Christol-lès-Alès ou Saint-Christol-lez-Alès est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont les Saint-Christolens et Saint-Christolennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Point culminant : Serre d'Avène (387 m). Autres sommets : Serre de la Cabane (289 m et ses pylônes électriques), Six-Sours (342 m) et Lauzière (357 m).

Cours d'eau : le Gardon d'Alès, l'Alzon et son affluent le Respéchas, le Faverol et le Carriol.

La commune de Saint-Christol-lez-Alès est entourée des communes d'Alès, Saint-Jean-du-Pin, Bagard, Ribaute-les-Tavernes, Vézénobres et Saint-Hilaire-de-Brethmas.

Cette commune a connu lors de l'été 2003 un record de chaleur jamais enregistré en France métropolitaine avec 44,1 °C ; record qu'elle partage avec Conqueyrac, village de 122 âmes du Gard[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les différentes appellations de la commune[modifier | modifier le code]

  • 1264 : Sancti-Christofori
  • 1345 : Sancto-Christoforo
  • 1346 : Saint-Christofle près d'Alest
  • 1435 : Saint-Christofle
  • 1598 : Saint-Christol
  • (Période révolutionnaire) : Auxon
  • (Période révolutionnaire) : Pont-d'Auzon

Groupé autour de son église du XIe siècle et de son château qui forment un seul ensemble, hélas mis à mal par les modifications architecturales du XIXe siècle, le petit bourg viticole de Saint Christol lez Alès conserve peu de traces de sa puissance et de son prestige passés.

Le village dont le patron est saint Christophe — dont la statue veille encore au fronton de la cave coopérative, réputée pour ses vins de coteaux — naquit au XIIe siècle de l’une des premières fondations en bas Languedoc de l’ordre souverain, militaire et hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Rhodes et de Malte. Promus au rang de commanderie, celle-ci devait rayonner[pas clair] pendant près de sept siècles jusqu’à la dissolution de l’ordre en France par la Révolution.

Créé en 1263 par Martinus Thomas qui posa la première pierre, le nom de Sancti-Christofori fut donné par son maître Rafaelo di Cuesto qui, après lui avoir enseigné l'art de la construction des obélisques, lui demanda de gérer le village.

Guerre des Cévennes[modifier | modifier le code]

Au début de la Réforme, vers 1560, des destructions eurent lieu dans le quartier de Vermeil de l'église de Saint-Pierre de Vermeil.

Les lieux eurent à souffrir des troubles de la Réforme : ainsi, en 1575, la ville de Sommières, protestante, ayant été assiégée par le maréchal de Damville, le duc d’Uzès envoya au secours des Sommièrois le commandeur de Saint-Christol et le baron de Combas. Mais leur intention se solda par un échec et ils se retirèrent. L’édit de Nantes apporta son apaisement, mais lors de la reprise par Louis XIII des places de sûreté pro-protestantes, le feu des troubles se ralluma. Les protestants de Montpellier ayant alors reconnu pour leur chef le duc de Rohan, celui-ci, en 1622, aurait bien voulu atteindre l’évêque Pierre Fenouillet, retiré dans le château de Montferrand. Mais la place était bien défendue et Rohan, souhaitant limiter de telles possibilités de résistance, ordonna la destruction de toutes les fortifications des environs : ainsi à Saint-Christol furent démantelés les château et la commanderie. On ne tarda pas, toutefois, à la les reconstruire.

En octobre 1685, mois de la révolution, plusieurs protestants Saint-Christolains prononcèrent leur abjuration. Là comme ailleurs, c’est au début qu’elles ont été les plus nombreuses. Le 5 octobre 1685, destruction du temple de Rouret. Il était bâti sur une parcelle de 2 ares et 10 centiares à la section A numéro 1160 du plan cadastral. Avant 1949, ses ruines étaient encore visibles ; ses anciens propriétaires étaient Jean Pierre Gascuel puis monsieur Bouvier époux Cabot.

24 décembre 1702, bataille du Mas Cauvy (nommée également bataille du mas de Cauvi ; du mas Rouge). Jean Cavalier, natif de Ribaute les Tavernes, avec ses Camisards, met en fuite la bourgeoisie d'Alès qui trouve refuge, une partie dans le château de Montmoirac, l'autre au château de Saint-Christol.sous le toit de Martin thomas natif de saint christol les ales

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Sur la carte de 1703, le géographe royal Nicolas Fer, relève seulement 3 hameaux : Montèze, Montmoiras et Vermel ; celle de Jean Cavalier Dagde en relève 4 : Montèze, Monmoirac, Vermeil et Saint Cristol.
  • La carte de Cassini, la plus complète mentionne :

Astris, Ayroles, Boujac, Constan, Frigoulet, la Maitairie de l'Holm, Le Jardin Nouvel, Le mas Rouge, Les Clauzels, Montagnac, Monteirargues, Montèze, Montmoirac, Roulet, Saijt Christol, Saint Martin d'Arènes, Valés, Vals, Vermeils, Vermillet, Vignal.

Sur cette dernière le Carriol porte le nom de valat de Fontvive, le Féverol se nomme le valat de Jérusalem, l'Alzon est tracé mais ne porte pas de nom.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Auxon et de Pont-Auzon[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Christol-lès-Alès Blason Parti ondé : au premier d'azur à la tour d'or, au second d'or à la grappe de raisin feuillée d'azur ; à la pyramide de Saint Christol d'argent brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 mars 1983 Fernand Balez PCF Conseiller général du canton d'Alès-Ouest (1973-1998)
mars 1983 mars 2008 Jean Sirvin PS  
mars 2008 2014 Philippe Roux FDG  
mars 2014 en cours Jean-Charles Bénézet UDI Enseignant-chercheur à l'École des Mines d'Alès
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 738 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
726 826 889 988 1 102 1 162 1 193 1 260 1 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 311 1 425 1 390 1 374 1 421 1 386 1 345 1 363 1 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 397 1 372 1 380 1 375 1 433 1 432 1 508 1 580 1 724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 025 2 595 3 304 3 970 4 973 5 492 6 002 6 390 6 617
2011 - - - - - - - -
6 738 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

La Pyramide : monument, érigé en 1777 à l'initiative Monseigneur de Beauteville, évêque d'Alès. Cet obélisque de pierre commémore la modification des voies abruptes reliant Montpellier (voir RN 110 actuelle), Alès et Anduze en chemins carrossables. Il aurait remplacé une borne indicatrice gallo-romaine.

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église : reconstruite en 1842 sur les ruines d'une église incendiée en 1702 par les Camisards.
  • Le temple : inauguré le 7 janvier 1849.
  • Le prieuré de Saint-Pierre de Vermeil construit au XVIIIe siècle fut utilisé comme église avant d'être partiellement détruit par les protestants à la fin du XVIIe siècle. À l'heure actuelle, le bâtiment n'a plus de destination religieuse.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Le château d'Arènes : possédé au XIIIe siècle par les Barral d'Arènes, reconstruit au XIVe siècle, il faisait partie de la paroisse de Saint-Martin d'Arènes dont le seigneur, François de Soussan, fut l'un des gouverneurs de la ville d'Alès. Il devint la propriété de François de Cambis (de la famille du Baron d'Alais) le 1er octobre 1564.
  • Le pont d'Arènes : construit au XIVe siècle.

Musée[modifier | modifier le code]

  • Musée du Scribe. Un univers sur l'écriture à découvrir. Tous les supports d'écriture utilisés depuis 3000 ans avant J.-C., des collections uniques d'encriers, de plumes et de porte-plume. Reconstitution d'une salle de classe des années 1920[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Christol-lès-Alès est jumelé avec Drapeau de l'Angleterre Stilton (Angleterre).

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

  • Station de recherche INRA / CNRS : Laboratoire de pathologie comparée du département santé des plantes et environnement. Implanté depuis 1966 sur Saint-Christol-lès-Alès et Montpellier, ce laboratoire concentre aujourd'hui ses activités de recherche sur la thématique « insecte », notamment les « interactions avec les agents pathogènes » et les applications biotechnologiques qui en découlent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]