El Campello

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El Campello
Blason de El Campello
Héraldique
Drapeau de El Campello
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Communauté valencienne Communauté valencienne
Province Alicante
Comarque Alacantí
Maire
Mandat
Juan José Berenguer ((PP))
2011
Code postal 03560
Démographie
Gentilé campellero/campellera
Population 26 941 hab. (2010)
Densité 487 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 25′ 43″ N 0° 23′ 59″ O / 38.428646, -0.39961 ()38° 25′ 43″ Nord 0° 23′ 59″ Ouest / 38.428646, -0.39961 ()  
Altitude 26 m
Superficie 5 527 ha = 55,27 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

El Campello (officiellement et en valencien[1]) est une localité espagnole de la communauté valencienne située à 13 kilomètres au nord-est d’Alicante, capitale de la province du même nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

La slhouette des montagnes.

Le Monnegre (es), qui prend le nom de río Seco en traversant la Huerta d'Alicante (es), se jette dans la mer Méditerranée au sud du noyau urbain. De part et d’autre de son embouchure s’étirent les belles plages de Muchavista, qui prolonge celle de San Juan, et de Carrerlamar, que borde une longue promenade (paseo marítimo) conduisant à un petit port de pêche et de plaisance.

Le relief, relativement plane dans la partie méridionale de la localité, peut s’élever à plus de 300 mètres d’altitude au pied du Cabezón de Oro (es) et dans la cordillère de la Ballestera.

Les communes limitrophes sont celles d’Alicante au sud, de San Juan, Muchamiel et Busot à l’ouest, d’Aguas, Orcheta et Villajoyosa au nord. À l’est et au nord-est, le territoire municipal offre 23 kilomètres de côtes d'aspects très variés.

L'autoroute AP-7 (Autopista del Mediterráneo), la route nationale N-332 (es) et le tram de la Costa Blanca (es)) tranversent El Campello parallèlement à la ligne de côte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d’occupation humaine du territoire d'El Campello remontent à l’Âge du bronze. Elles ont été relevées dans le gisement archéologique de La Isleta (es) en même temps que des vestiges des époques ibérique, romaine et islamique.

Alphonse X de Castille reconquit la zone au milieu du XIIIe siècle et l'incorpora à son royaume. Villajoyosa, située 17 kilomètres plus au Nord, appartenait au roi d'Aragon. En 1304, la sentence arbitrale de Torrellas déplaçant la frontière vers le sud, Alicante et El Campello, son district rural, passèrent dans le royaume de Valence.

Au XVIe siècle, les fréquentes incursions lancées par les Barbaresques contre les côtes du Levant espagnol entraînèrent la construction d'un réseau de tours de guet. Celle qui surplombe le port fut érigée entre 1554 et 1557.

Nicolás Pérez de Sarrió, propriétaire d’El Campello au XVIIIe siècle, initia un programme de colonisation des terres qui conduisit à la naissance du village en 1775. Vingt ans plus tard, un chantier naval établi à l’embouchure du río Seco favorisa le développement du quartier des pêcheurs. En 1873, le service spirituel qui dépendait depuis bientôt cinquante ans de San Juan, fut érigé en paroisse et en 1901, la localité, détachée d'Alicante, devint une municipalité indépendante.

La mise en service, à partir de 1914, d'une ligne ferrée à voie étroite reliant Alicante à Dénia, valut à El Campello la construction d'une gare, ce qui contribua beaucoup à son développement économique avant que le tourisme et l'étalement spatial de l’aire urbaine d’Alicante ne viennent modifier en profondeur la physionomie de la localité.

En septembre 2005, le nouveau bâtiment du Lycée français d'Alicante a ouvert ses portes sur la commune d'El Campello (auparavant situé a Alicante même).

Démographie[modifier | modifier le code]

Avec 26 941 habitants (recensement de 2010), El Campello occupe la dix-huitième place dans le classement des municipalités de la province en fonction de leurs effectifs de population. À ce nombre de résidents permanents, il convient d’ajouter une population flottante qui peut atteindre les 70 000 individus en été.

Beaucoup de ces personnes vivent dans des lotissements du type urbanización (es) éparpillés sur le territoire municipal.

El Campello a connu un essor démographique important depuis les années 1970 ; au cours de la période 1991-2010, sa croissance a été de près de 150 %. Cette augmentation rapide s’explique d’un côté par le développement de l’industrie touristique et de l’autre par sa fonction résidentielle au cœur de l’aire métropolitaine d’Alicante.

Évolution démographique [2]
1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981 1991 1996 2001 2006 2008 2009 2010
Population 2 928 2 992 3 012 3 582 3 746 4 477 5 871 8 335 11 094 15 200 19 238 24 674 26 043 26 511 26 941

Économie[modifier | modifier le code]

José Gomis LLedó (1916-2007) [3] [4] est né à Carrelamar, le district maritime d'El Campello. Dans son livre de souvenirs publié en 1999 (Campello entrañable [5]), il rapporte que ce quartier était alors physiquement (et moralement) distinct du pueblo rural, organisé autour de la place de l'église, sur le plateau. Avant la motorisation des bâtiments, la flotte de pêche était constituée de quelque quatre cents faluchos, grosses barques d'une douzaine de mètres de longueur, fabriquées par les charpentiers navals du lieu. En période de chômage, lorsqu'ils étaient tous échoués sur la plage, ils formaient une longue barrière cachant la mer à la vue des habitants. Tout cela donnait du travail à un millier de pêcheurs environ...

De nos jours, l’industrie touristique, la construction, le registre varié des activités commerciales et de service propres à toute agglomération urbaine assurent le développement économique de la localité.

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

Les fiestas de la Virgen del Carmen (16 juillet) et celles des Moros y Cristianos (11-15 octobre) sont les deux principales manifestations du folklore local.

Moros y Cristianos (2006) : le débarquement.

Toutes boîtes[modifier | modifier le code]

La Illeta est le titre du toutes boîtes local.

Le graphisme du premier A évoque la silhouette de la tour de guet qui domine le port.

Frontispice de La Illeta n° 179 (avril 2011/2).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ca) Empar Minguet i Tomàs, Els processos de normalització lingüística en l'àmbit municipal valencià, Valence, Universitat de València,‎ 2005, 1199 p. (ISBN 84-370-6368-X), p. 383

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1990 (ca) : Encarnació GINER I PARODI, A la vora de la mar, El Campello, Ajuntament del Campello, 174 pp.
  • 1995 (es) : Remedios de los Angeles CLIMENT, El Campello, mi pueblo, El Campello, chez l'Auteur, 230 pp.
  • 1999 (es) : José GOMIS LLEDÓ, Campello entrañable, El Campello, 500 pp.

Liens externes[modifier | modifier le code]