Pool of Radiance

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Pool of Radiance
Éditeur Strategic Simulations
Pony Canyon (Japon)
Développeur Strategic Simulations
Distributeur Electronic Arts[1]
Concepteur Jim Ward
David Cook
Steve Winter
Mike Breault

Date de sortie Juin 1988 (C64, Apple II, PC)
1989 (Mac)
1991 (Amiga)
1992 (NES)
Genre Jeu de rôle
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Amiga, Apple II, Atari ST, C64, MS-DOS, Apple Macintosh, NES, PC-9800
Média Disquette

Moteur Gold Box

Pool of Radiance est un jeu vidéo de rôle développé et publié par Strategic Simulations (SSI) en 1988. C'est la première adaptation en jeu vidéo du jeu de rôle médiéval-fantastique Donjons et Dragons publié par TSR. Il est également le premier épisode d'une série de jeux vidéo de rôle en quatre partie — généralement désigné par le titre Gold Box — basé sur l'univers de Donjons et Dragons et utilisant le même moteur de jeu. Le jeu se déroule dans l'univers fantastique des Royaumes Oubliés, l'action étant centré autour de la cité de Phlan.

Comme dans une partie standard de Donjons et Dragons, le joueur commence par créer un groupe d'aventuriers, pouvant inclure jusqu'à six personnages, dont il peut choisir la race, le sexe, la classe, les caractéristiques, l'alignement et l'apparence. Au début du jeu, il se voit confier la tâche d'aider les habitants de la cité à lutter contre les créatures ayant pris le contrôle des alentours de la ville. Pour cela, le joueur explore différentes zones dans lesquels il combat des bandes d'ennemies avant de finalement être confronté aux chefs de ces derniers. En progressant dans le jeu, les personnages contrôlés par le joueur gagnent de l'expérience, leur permettant de devenir plus puissant. Le jeu utilise principalement une vue à la première personne, l'écran étant divisé en plusieurs parties pour afficher différentes informations pendant les combats, l'affichage bascule sur une vue de dessus en 2D isométrique[2].

A sa sortie, le jeu est plutôt bien accueilli par la presse spécialisé qui met en avant la qualité de ses graphismes, sa grande variété de quêtes et son système de combat. Il décroche notamment l'Origins Award du meilleur jeu vidéo fantastique en 1988. Rétrospectivement, les critiques jugent qu'il a réussi le pari de porter les règles de Donjons et Dragons sur ordinateur, pavant ainsi la voie pour d'autres jeux vidéo de rôle basé sur le moteur Gold Box comme Curse of the Azure Bonds (1989), Secret of the Silver Blades (1990) et Pools of Darkness (1991).

Trame[modifier | modifier le code]

Univers[modifier | modifier le code]

Pool of Radiance prend place dans les Royaumes Oubliés, un décor de campagne médiéval-fantastique du jeu de rôle Donjons et Dragons. L'action se déroule principalement dans la cité de Phlan et ses alentours, celle-ci étant situé au nord de la Mer de Lune, le long de la rivière de Barren, entre les villes Mulmastre et de Zhentil Keep[3]. Le jeu débute dans les quartiers civilisés de Phlan, gouvernés par un conseil, qui abrite un certain nombre de commerces dont une échoppe vendant des objets sacrés, une bijouterie et des boutiques pouvant fournir des armes et des armures. La cité abrite également trois temples, chacun étant dédié à une divinité différente. Ces temples permettent de soigner les aventuriers blessé, empoisonné ou malades et le joueur peut également y ressusciter un compagnon mort au combat. En parcourant la ville, le groupe contrôlé par le joueur peut notamment faire affaire avec l'officier du conseil, pour lequel il peut être amené a accomplir différentes missions. Il peut également recruter des aventuriers expérimenté pour accompagner son groupe[1].

En écoutant les proclamations déclamées dans l'hôtel de ville et en discutant avec les personnages non joueurs rencontrés dans la cité, le joueur peut recueillir des informations pouvant se révéler utile[1],[4]. Certains récits racontés dans les tavernes de Phlan peuvent néanmoins se révéler erroné et conduire le groupe vers un grand danger[5].

Contexte[modifier | modifier le code]

L'ancienne cité commerciale de Phlan tombe en ruine. Seuls quelques quartiers restent habités par des humains, le reste de la ville étant sous l'emprise de créatures démoniaques. Pour éliminer ce fléau, le conseil de la ville décide de recruter des aventuriers pour déloger les créatures des ruines environnantes. Pour cela, ils font appel à des druides qu'ils chargent de répandre des rumeurs au sujet des richesses attendant les aventuriers acceptant de les aider. Ces rumeurs attirent notamment le groupe contrôlé par le joueur, qui décide de prendre la mer pour rejoindre Phlan[6],[7].

Scénario[modifier | modifier le code]

Au début du jeu, le navire des aventuriers accoste à Phlan et ils sont accueillis par un homme nommé Rolf qui leur présente les différents points d'intérêt de la cité tel que l'hôtel de ville, la salle d'entrainement et le temple. Lors de cette visite, ils apprennent notamment que les créatures rodant dans les ruines de la cité sont sous les ordres d'une unique entité[8],[4]. La découverte de la ville se termine à l'entrée des bidonvilles, ou se déroule la première quête dont l'objectif est d'éliminer toutes les créatures qui y rodent. Le groupe se rend ensuite sur l'île de Thorn dans le but de débarrasser la forteresse de Sokol Keep des morts-vivants qui l'occupent, ces derniers ne pouvant être vaincus que par la magie ou à l'aide d'armes en argent[1]. La suite de l'aventure amène le groupe d'aventurier dans la région bordant la Mer de Lune[9]. Le groupe découvre alors qu'un esprit démoniaque, connu sous le nom de Tyranthraxus, a pris possession du corps d'un ancien dragon et qu'il est la source des problèmes rencontrés par la cité[10]. Ils parviennent à le vaincre, libérant ainsi Phlan de l'influence démoniaque de ce dernier[9].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Le système de jeu de Pool of Radiance est basé sur les règles du jeu de rôle Donjons et Dragons[11]. Comme dans celui-ci, le jeu commence par une phase de création des personnages lors de laquelle il peut choisir la race, le sexe, la classe, les caractéristiques, l'alignement et l'apparence de ces derniers. Six races — humain, elfe, nain, gnome, halfelin et demi-elfe — et quatre classes — guerrier, prêtre, magicien et voleur — sont ainsi disponibles dans le jeu[11],[12]. Les personnages non-humains ont de plus la possibilité d'être multi-classes, leur permettant de disposé des capacités de plusieurs classes en même temps[5]. Lors de la création d'un personnage, ses caractéristiques sont générées de manière aléatoire par l'ordinateur mais le joueur peut les ajuster si il le souhaite[13]. Le joueur choisi également l'alignement de ses personnages, c'est-à-dire sa philosophie morale, qui influence les réactions des personnages non-joueur face au groupe[5]. Le joueur peut enfin customiser l'apparence et la couleur des icônes représentant chaque personnage[11]. Alternativement, le joueur peut également charger un groupe déjà formé destiné aux joueurs débutants[14]. Le groupe contrôlé par le joueur peut accueillir jusqu'à six personnages, deux places restant disponible pour d'éventuels personnages non-joueurs[9].

En progressant dans le jeu, les personnages contrôlés par le joueur gagnent de l'expérience qui leur permet de devenir plus puissants. La quantité de points d'expérience dont ceux-ci disposent détermine le niveau du personnage, chaque passage à un niveau supérieur donnant accès à un entrainement lui permettant de devenir plus puissant[11]. Cet entrainement s'effectue dans une zone spécifique de la ville de Phlan[5]. En plus de l'entrainement, les magiciens peuvent apprendre de nouveaux sorts en les transcrivant à partir de parchemin trouvé en explorant la région[10]. Pour renforcer ses personnages, le joueur peut également les équiper d'armes et d'armures qu'il peut trouver sur les cadavres d'ennemis tuer au combat ou acheter chez un des marchands de Phlan[1].

Exploration[modifier | modifier le code]

Lors des phases d'exploration, le monde du jeu s'affiche en trois dimensions avec un rectangle en haut à gauche de l'écran affichant ce que voit le groupe, le reste de l'écran étant occupé par des informations textuelles concernant le groupe et la zone explorée[10]. Le joueur peut accéder à des menus pour donner des ordres à ses personnages : utiliser, échanger, acheter ou vendre un objet, parlementer avec un ennemi, et apprendre ou lancer un sort. Le joueur peut observer les déplacements des personnages suivant différents angles, incluant une vue aérienne[15]. Le jeu utilise trois différentes versions de chaque sprites pour indiquer la différence de distance séparant le groupe des prochaines rencontrent[3].

Combats[modifier | modifier le code]

Lors des phases de combat, le jeu s'affiche en vue de dessus en perspective dimétrique. Le joueur peut alors décider quelles actions vont réaliser ses personnages à chaque tour, ces actions prenant effet immédiatement et non à la fin du tour comme c'est souvent le cas dans d'autres jeux de rôle[10]. Optionnellement, le joueur peut laisser l'ordinateur décider des mouvements des personnages à chaque tour[15]. Si les points de vie d'un personnage descendent en dessous de zéro, il doit être soigné par un autre personnage sous peine de mourir[10]. Le groupe est susceptible de rencontrer des ennemis de manière aléatoire, d'après le magazine Dragon, ces rencontres suivant le même schéma que les « tables de rencontre » dans Donjons et Dragons[1]. Différentes options sont disponible en fonction de la classe des personnages. Ainsi, un guerrier peut s'armer d'une arme de mêlée ou de tir à distance, les magiciens peuvent lancer des sorts et les voleurs peuvent attaquer en traître un ennemi[10]. En gagnant des niveaux, les guerriers deviennent capables d'attaquer plus d'une fois par tour et de « balayer » les ennemis proches, attaquant ainsi plusieurs créatures d'un coup[8]. Les magiciens peuvent mémoriser et lancer un certain nombre de sort chaque jour. Une fois lancé, un sort doit à nouveau être mémorisé avant d'être réutiliser. Cela nécessite une heure de repos pour l'ensemble du groupe, lors de laquelle ils restent à leur campement. Ce repos permet également de soigner les personnages blessés[10],[16].

Développement[modifier | modifier le code]

Pool of Radiance est le premier jeu vidéo utilisant officiellement les règles de Donjons et Dragons[11]. Il est également le premier jeu rôle utilisant le moteur de jeu, connu sous le nom de Gold Box, qui sera plus tard réutilisé par Strategic Simulations pour développer d'autres jeux vidéo de rôle basé sur Donjons et Dragons[3],[17],[18]. Pour Strategic Simulations, la principale difficulté du développement réside dans l'interprétation et l'adaptation en jeu vidéo des règles de Donjons et Dragons. Les développeurs se sont également focalisés sur les graphismes du jeu afin d'être aussi fidèle que possible à l'univers de Donjons et Dragons malgré les limitations imposés par les ordinateurs de l'époques. L'équipe de développement s'est ainsi inspiré du livre de règle de Donjons et Dragons ainsi que de suppléments comme Unearthed Arcana ou le bestiaire Monster Manual, la conception graphique des créatures du jeu s'inspirant directement de ce dernier[11],[19].

Équipe de développement[modifier | modifier le code]

  • Concepteurs : Jim Ward, David Cook, Steve Winter et Mike Breault
  • Responsable développement : Chuck Kroegel
  • Développeurs : George MacDonald, Victor Penman, Paul Murray, Russ Brown et Dave Shelley
  • Artistes : Tom Wahl, Fred Butts, Darla Marasco, Susan Halbleib, Maurice Molyneaux et Vince Reynolds
  • Programmation : Keith Brors et Brad Myers
  • Musique et effets sonores : David Warhol

L'univers et le scénario du jeu sont imaginés par les concepteurs de TSRJim Ward, David Cook, Steve Winter et Mike Breault — même si la région des Royaumes Oubliés ou se déroule le jeu devait au départ être créé par Strategic Simulations[7],[20]. De son côté, le développement du jeu est confié à l'équipe de développeurs de Strategic Simulations alors dirigée par Chuck Kroegel[20],[5]. La programmation du jeu est ainsi réalisée par Keith Brors et Brad Myers, le développement par George MacDonald et la conception artistique par Tom Wahl, Fred Butts, Darla Marasco et Susan Halbleib[21]. Au total, le développement du jeu a nécessité une année de travail à une équipe de trente-cinq personnes[11].

Versions[modifier | modifier le code]

Pool of Radiance est publié par Strategic Simulations sur Commodore 64, Apple II et IBM PC en juin 1988[7],[17]. Une version Atari ST est alors également annoncé[14]. Le jeu est ensuite porté sur Macintosh en 1989[17]. Cette version propose une interface légèrement différente de celle du jeu original et est développer pour fonctionner sur les Macintosh monochrome de l'époque comme le Macintosh Plus et le Macintosh Classic. L'écran y est divisé en plusieurs fenêtres — incluant la zone de jeu, une console de texte et une boussole — et l'écran de jeu est relativement petit par rapport à celui des autres versions. De plus, cette version dispose d'effets sonores, elle n'a pas de musiques. Une version Amiga est publiée en 1991[13]. Le jeu est ensuite porté sur PC-9800 dans une version couleur entièrement traduite en japonais. En avril 1992, le jeu est également porté sur NES, sous le titre Advanced Dungeons and Dragons: Pool of Radiance[22].

La version originale de Pool of Radiance est livrée avec un livret de 28 pages retraçant le développement du jeu et guidant le joueur dans le processus de création des personnages. Le jeu inclut également un livret de 38 pages, baptisé Adventurer's Journal, fournissant des informations sur l'univers du jeu. Ce dernier contient notamment des tracts, des cartes et des informations que le joueur peut découvrir dans le jeu. Une roue de décodage est également livrée avec le jeu. Celle-ci est nécessaire pour débloquer le jeu et sert ainsi de système de protection contre la copie[5].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Pool of Radiance
ACE US 90 %[23]
Amiga Action US 79 %[13]
Commodore User US 90 %[4]
Computer + Video Games US 90 %[5]
Dragon US 4.5/5[1]
Tilt FR 17/20[24]
The Games Machine US 89 %[14]
Zzap US 80 %[15]

Au niveau des graphismes, le jeu est généralement décrit comme une réussite. Les critiques mettent notamment en avant le bon rendu et la variété des décors, les couleurs bien choisies et la bonne réalisation des portraits des monstres, un des journalistes du magazine Computer Gaming World concluant que le jeu offre certains des meilleurs graphismes jamais vu dans un jeu de rôle fantastique[24],[25]. Certaines critiques sont plus mitigées et regrettent notamment que les graphismes ne soit pas « à l’état de l’art » ou que les couleurs soient « un peu pâles »[14],[23]. De leur côté, les effets sonores sont jugés « corrects » par la critique du magazine Tilt, un comparatif publié dans le même magazine expliquant qu’il est un des rares jeu de rôle de l'époque, avec Bard's Tale II et Galdregon's Domain, à proposer plus que de simple « bip »[12],[24]. La critique du magazine ACE est moins enthousiaste et qualifie les bruitages comme étant « sinistres »[23]. La réalisation technique du jeu est donc globalement considéré comme une réussite, certaines critiques soulignant néanmoins d’important problèmes de ralentissement dû à des temps d’accès au disque jugés « trop lent » sur la version Commodore 64 du jeu[1],[4],[25].

D'après la preview de Computer Gaming World publié en 1988, son interface reprend des éléments de RPG plus anciens. La vue en trois dimensions (en haut à gauche de l'écran) est ainsi jugé identique à celles de Might & Magic ou de The Bard's Tale et la fenêtre affichant la liste des personnages est comparé à celle de Wasteland. La critique note également que l'utilisation d'un personnage pour représenter le groupe est tirée du jeu Ultima V[26]. D'autres critiques soulignent également le manque d'originalité de son interface ou jugent qu'elle « n'est pas un modèle de clarté »[14],[27]

Concernant son système de jeu, il est jugé plus proche de Wizard's Crown, également développé par SSI, que de d'autres jeux vidéo de rôle[26]. A ce niveau, la presse souligne le fait qu’il soit le premier jeu vidéo de rôle à proposer une adaptation « fidèle » des règles de Donjons et Dragons[12],[1]. Cependant, ce système ne fait pas l’unanimité. Ainsi, certaines critiques jugent cette adaptation excellente et la considèrent comme indispensable pour tous les fans du jeu de rôle papier[1],[23]. De son côté, l’une des critiques du magazine Computer Gaming World fait l’éloge de son gameplay malgré son aversion pour le système de AD&D. Dans le même magazine, une autre critique juge au contraire que son adaptation trop fidèle de l’AD&D le dessert et ne lui permet pas de se hisser au niveau d’Ultima ou de Wizardry[25]. Elle considère notamment que son système de combat très riche a tendance à rendre les combats un peu trop long[25],[12]. D’autres critiques considèrent également que les combats prennent une place trop importante dans le jeu et regrettent que celui-ci ne propose pas plus de puzzles[15]. Outre son système de combat, les critiques mettent en avant l’univers gigantesque et immersif du jeu qui, d’après elles, promet de longues heures de jeu[23],[14].

Globalement, Pool of Radiance est accueilli de manière plutôt positive dans la presse spécialisé. Ainsi, le magazine ACE juge que malgré ses graphismes un peu daté, c'est un jeu vidéo admirable pouvant plaire aussi bien au fan de Donjons et Dragons qu'aux joueurs recherchant un jeu pouvant les captiver pendant de longues heures[23]. La critique de Commodore User va plus loin et considère qu'il est « le meilleur RPG disponible sur Commodore 64 »[4]. Si la critique du magazine Compute! explique que les rôlistes expérimentés ne « trouveront rien de nouveau » dans le jeu, il le recommande tout de même à tous ceux qui aiment « les donjons, les dragons et les drames »[28]. De son côté, le journaliste de Computer and Video Games le décrit comme étant indispensable pour les fans de jeu de rôle et pour ceux souhaitant découvrir le genre[5]. Les critiques du magazine Computer Gaming World ne sont pas aussi unanimes. En effet, si l'une d'elle le recommande chaudement à tous les fans de jeu de rôle fantastique, l'autre considère qu'il est desservi par son système trop fidèle à l'AD&D et par des combats souvent trop long[25]. Dans une rétrospective publié dans le même magazine, un autre journaliste fait d'ailleurs écho de ce reproche en regrettant la place trop importante des combats dans le jeu, qu'il considère comme très bien conçu, et en concluant qu'une patience a tout épreuve est nécessaire pour en venir à bout[29]. Les journalistes du magazine Dragon sont au contraire unanimes pour le décrire comme excellent et ils le considèrent comme le titre phare du studio[1]. Enfin, le journaliste du magazine Zzap regrette qu'il mette trop l'accent sur les combats au détriment des puzzles[15].

Récompenses[modifier | modifier le code]

A sa sortie, il est bien accueilli par la presse spécialisé et obtient l'Origins Award du « meilleur jeu vidéo de fantasy ou de science-fiction » en 1988[30]. En 1989, il est désigné comme le jeu de rôle de fantasy le plus populaire — devant Ultima V — par les lecteurs du magazine Dragon. La version Apple II est alors considéré comme la meilleur, suivi des versions PC puis Commodore 64. Les lecteurs souligne notamment la fidélité de son adaptation des règles de Donjons et Dragons, ses graphismes et son interface intuitive[31]. En 1989, il est aussi sélectionné par la RPGA dans la catégorie « meilleur jeu vidéo de l'année »[32]. En 1990, les lecteurs de Computer Gaming World lui attribuent la cinquième place dans le classement des meilleurs jeux de tous les temps[33].

Rétrospectives[modifier | modifier le code]

Dans une rétrospective publié en 2004 sur le site GameSpy sous le titre A History of D&D Video Games, Allen Rausch juge que si le jeu a « certainement des défauts », comme des temps de chargement très long, une interface étrange et un cap de niveau trop bas, « il reste une gigantesque et expansive aventure ayant posé les fondations pour les jeux Gold Box qui l'ont suivi »[34]. De son coté, Stan Stepanic écrit pour le site GameFreaks une critique très positive de la version NES du jeu dans laquelle il note qu'il est génial de voir ce type de jeu vidéo sur NES puisqu'il n'existe aucun jeu de ce calibre à l'époque. Il souligne en effet le fait que les jeux vidéo visaient alors un publique plus jeune et que Pool of Radiance est un des rares jeux vidéo destiné a un publique adulte. Il conclut ainsi que « si vous êtes un vrai fan de RPG, c'est un jeu pour vous et vous serez complètement impressionné et absorbé »[35].

Postérité[modifier | modifier le code]

Suites[modifier | modifier le code]

Pool of Radiance est le premier d'une série de quatre jeux vidéo de rôle développé par Strategic Simulations et se déroulant dans le décor de campagne Donjons et Dragons des Royaumes Oubliés. Il est ainsi suivit de Curse of the Azure Bonds (1989), de Secret of the Silver Blades (1990) et de Pools of Darkness (1991)[10]. Bien que n'étant pas considéré comme une suite, Hillsfar, développé et publié en 1989 par SSI, est souvent associé à Pool of Radiance, les critiques le décrivant à l'époque comme une aventure additionnelle pour les joueurs souhaitant prendre les chemins de traverse en attendant une véritable suite[36]. Un joueur peut en effet importer des personnages de Pool of Radiance dans Hillsfar, même si ces derniers doivent alors recommencer au niveau de base et ne peuvent conserver leur équipement. Comme ceux de Pool of Radiance, les personnages de Hillsfar peuvent être exporté vers Curse of the Azure Bonds[36],[37].

Influence[modifier | modifier le code]

D'après le site GameSpot, « Pool of Radiance à réussit le pari de porter les règles de Donjons et Dragons sur ordinateur, pavant ainsi la voie pour d'autres jeux vidéo de rôle basé sur le moteur Gold Box », du fait notamment de ses graphismes détaillé, de sa grande variété de quête et de trésor, de son système de combat tactique et malgré le faible nombre de classe disponible dans le jeu[9]. Pour Scott Battaglia du site GameSpy, le jeu est considéré par de nombreux joueurs comme « le meilleur des RPG basé sur Donjons et Dragons », ajoutant que certaines personnes utilisent des logiciels pour ralentir les ordinateurs plus récent pour pouvoir y jouer[8]. En mars 2008, le site Dvice.com le classe dans les 13 meilleures adaptations sur ordinateur de Donjons et Dragons, l'auteur du classement expliquant qu'il a permis à cette licence de « faire du bruit » dans le monde du jeu vidéo[38].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Le module de Donjons et Dragons Ruins of Adventure, publié en 1988, adapte Pool of Radiance en jeu de rôle en utilisant le même scénario, le même décor et les mêmes personnages que dans le jeu vidéo[39]. Ruins of Adventure contient quatre scénario qui, relié entre eux, forme le cœur du scénario de Pool of Radiance[40]. D'après le magazine Dragon, Pool of Radiance s'inspire d'ailleurs de Ruins of Adventure, et non l'inverse[41]. Un roman basé sur le jeu, intitulé Pool of Radiance (Fontaine de lumière en version française) et écrit par James M. Ward, est publié en 1989. Dans celui-ci, cinq aventuriers se retrouvent dans la situation peu enviable de devoir défendre une cité menacé de tomber en ruine contre une puissance démoniaque[42].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Hartley, Patricia et Kirk Lesser, « The Role of Computers », Dragon, no 143,‎ mars 1989, p. 76–78.
  2. (en) « Top 100 RPGs of All Time », sur IGN.com.
  3. a, b et c (en) Rusel DeMaria et Johnny L. Wilson, High Score!: The Illustrated History of Electronic Games, McGraw-Hill Osborne Media,‎ 2003 (ISBN 0-07-222428-2), « The Wizardry of Sir-Tech », p. 161.
  4. a, b, c, d et e (en) Tony Dillon, « Pool of Radiance », Commodore User,‎ octobre 1988, p. 34–35 (lire en ligne).
  5. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Wayne, « Reviews », Computer + Video Games, no 84,‎ octobre 1988, p. 18–19, 21 (ISBN 0-8247-8502-9).
  6. (en) Dan E., « Enter the pool of radiance », New Straits Times,‎ 19 janvier 1989.
  7. a, b et c (en) James M. Ward, « The Game Wizards », Dragon, no 133,‎ mai 1988, p. 42.
  8. a, b et c (en) Scott Battaglia, « The GameSpy Hall of Fame », Gamespy.com.
  9. a, b, c et d (en) « GameSpot's History of Advanced Dungeons and Dragons », sur Gamespot.com.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Matt Barton, « The History of Computer Role-Playing Games – Part 2: The Golden Age (1985-1993) », sur Gamasutra.com,‎ 23 février 2007.
  11. a, b, c, d, e, f et g (en) « Advanced Dungeons and Dragons », G.M. The Independent Fantasy Roleplaying Magazine, Croftward, vol. 1, no 1,‎ septembre 1988, p. 18–20.
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  13. a, b et c (en) Simmons, Alex, Doug Johns et Andy Mitchell, « Pool of Radiance Review », Amiga Action, no 14,‎ novembre 1990, p. 72–73.
  14. a, b, c, d, e et f (en) « Pool Your Resources », The Games Machine, no 12,‎ novembre 1988, p. 69 (lire en ligne).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]