Curse of the Azure Bonds

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Curse of the Azure Bonds
Éditeur Strategic Simulations
Développeur Strategic Simulations

Date de sortie 1989 (C64, PC, Apple II)
1990 (Amiga, Mac)
1991 (Atari ST)
Genre Jeu de rôle
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Amiga, Apple II, Atari ST, Apple Macintosh, Commodore 64, DOS et PC-98
Média Disquettes, Cartouche
Contrôle souris, clavier

Moteur Gold Box

Curse of the Azure Bonds est un jeu vidéo de rôle développé et publié par Strategic Simulations, Inc. en 1989. Comme son prédécesseur, Pool of Radiance, il utilise le moteur de jeu Gold Box et est basé sur le jeu de rôle médiéval-fantastique Donjons et Dragons publié par TSR. Le jeu prend place dans l'univers fantastique des Royaumes Oubliés, l'action débutant dans la cité de Tilverton puis se déroulant principalement dans le royaume de Cormyr et la région des Vaux, au centre du continent de Féérune.

Trame[modifier | modifier le code]

Univers[modifier | modifier le code]

Curse of the Azure Bonds prend place dans les Royaumes Oubliés, un décor de campagne médiéval-fantastique du jeu de rôle Donjons et Dragons. L’action du jeu se déroule principalement dans le royaume de Cormyr et dans la région des Vaux, au centre du continent de Féérune. Le joueur débute l’aventure dans la cité de Tilverton puis peut explorer d’autres lieux en progressant dans l’aventure, comme les cités de Shadowdale et d’Ashabenford, une forêt elfique, la forteresse de Zhentil, le temple de Yulash et à la citadelle de Hap[1].

Scénario[modifier | modifier le code]

Au début du jeu, les personnages contrôlés par le joueur - des aventuriers de grand renom - se réveillent dans une taverne de la cité de Tilverton en ayant perdu la mémoire et leur équipement[1]. Un passant les informent alors qu'ils sont resté inconscient pendant plus d'un mois après avoir été attaqué puis capturé lors de leur voyage vers Tilverton[2]. Ils découvrent également d'étrange tatouages, composés de cinq marques de couleur bleu azur, sur leur bras[3]. En consultant le sage Filani, ils apprennent que ces marques sont le résultat d'une malédiction lancé par cinq factions démoniaques, grâce à laquelle ces dernières peuvent prendre possession des aventuriers[2],[3]. La première marque les forcent ainsi à attaquer le carrosse du roi, provoquant un combat contre la garde royale[3]. Les héros partent alors à la recherche d'une première faction, une bande d’assassin connu sous le nom de Fire Knives. Après les avoir vaincu et s'être débarrasser de la première marque, le groupe est banni de Tilverton pour avoir essayé de tuer le roi. Ils peuvent alors voyager jusqu'à Shadowdale ou à Ashabenford pour tenter de se débarrasser des marques restantes[2].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Comme celui de Pool of Radiance, le système de jeu de Curse of the Azure Bonds est basé sur les règles du jeu de rôle Donjons et Dragons. Le joueur contrôle un groupe pouvant compter jusqu’à six personnages et doit explorer le monde du jeu, combattre des monstres et accomplir des quêtes pour progresser dans le jeu. Il se distingue de son prédécesseur en introduisant un certain nombre de nouveautés et d’améliorations comme l’ajout de deux nouvelles classes de personnage — le rôdeur et le paladin — ainsi que de sorts plus puissant et de nouvelles créatures[1],[4]. Il devient également possible de créer un personnage humain multi-classé[5]. Au niveau de l'interface, une nouvelle commande, permettant de soigner les personnages très rapidement lorsqu'un prêtre ou un paladin se trouve dans le groupe, fait son apparition[6].

Personnages[modifier | modifier le code]

Comme dans Pool of Radiance, le jeu commence par une phase de création des personnages lors de laquelle il peut choisir la race, le sexe, la classe, les caractéristiques, l'alignement et l'apparence de ces derniers. Six races — humain, elfe, nain, gnome, halfelin et demi-elfe — et six classes — guerrier, prêtre, magicien, voleur, paladin et ranger — sont ainsi disponibles dans le jeu[1]. Les personnages ont de plus la possibilité d'être multi-classes, leur permettant de disposé des capacités de plusieurs classes en même temps[5]. Lors de la création d'un personnage, ses caractéristiques sont générées de manière aléatoire par l'ordinateur mais le joueur peut les ajuster s'il le souhaite. Le joueur choisi également l'alignement de ses personnages, c'est-à-dire sa philosophie morale, qui influence les réactions des personnages non-joueur face au groupe. Le joueur peut enfin customiser l'apparence et la couleur des icônes représentant chaque personnage. Alternativement, le joueur peut également importer un groupe de personnage depuis Pool of Radiance ou Hillsfar, ces derniers conservant alors leur expérience mais pas leur équipement[7]. En progressant dans le jeu, les personnages contrôlés par le joueur gagnent de l'expérience qui leur permet de devenir plus puissants. La quantité de points d'expérience dont ceux-ci disposent détermine le niveau du personnage, chaque passage à un niveau supérieur donnant accès à un entrainement lui permettant de devenir plus puissant. Cet entrainement s'effectue dans une zone spécifique. En plus de l'entrainement, les magiciens peuvent apprendre de nouveaux sorts en les transcrivant à partir de parchemin trouvé en explorant la région. Pour renforcer ses personnages, le joueur peut également les équiper d'armes et d'armures qu'il peut trouver sur les cadavres d'ennemis tuer au combat ou acheter chez un marchands.

Exploration[modifier | modifier le code]

Lors des phases d'exploration, le monde du jeu s'affiche en trois dimensions avec un rectangle en haut à gauche de l'écran affichant ce que voit le groupe, le reste de l'écran étant occupé par des informations textuelles concernant le groupe et la zone explorée[8]. Le joueur peut accéder à des menus pour donner des ordres à ses personnages : utiliser, échanger, acheter ou vendre un objet, parlementer avec un ennemi, et apprendre ou lancer un sort. Le joueur peut observer les déplacements des personnages suivant différents angles, incluant une vue aérienne. Le jeu utilise trois différentes versions de chaque sprites pour indiquer la différence de distance séparant le groupe des prochaines rencontrent.

Combats[modifier | modifier le code]

Lors des phases de combat, le jeu s'affiche en vue de dessus en perspective dimétrique. Le joueur peut alors décider quelles actions vont réaliser ses personnages à chaque tour, ces actions prenant effet immédiatement et non à la fin du tour comme c'est souvent le cas dans d'autres jeux de rôle. Optionnellement, le joueur peut laisser l'ordinateur décider des mouvements des personnages à chaque tour. Si les points de vie d'un personnage descendent en dessous de zéro, il doit être soigné par un autre personnage sous peine de mourir. Différentes options sont disponible en fonction de la classe des personnages. Ainsi, un guerrier peut s'armer d'une arme de mêlée ou de tir à distance, les magiciens peuvent lancer des sorts et les voleurs peuvent attaquer en traître un ennemi. En gagnant des niveaux, les guerriers deviennent capables d'attaquer plus d'une fois par tour et de « balayer » les ennemis proches, attaquant ainsi plusieurs créatures d'un coup. Les magiciens peuvent mémoriser et lancer un certain nombre de sort chaque jour. Une fois lancé, un sort doit à nouveau être mémorisé avant d'être réutilisé. Cela nécessite une heure de repos pour l'ensemble du groupe, lors de laquelle ils restent à leur campement. Ce repos permet également de soigner les personnages blessés.

Versions[modifier | modifier le code]

Les versions Apple II, Commodore 64 et MS-DOS du jeu sont publiées en 1989. Le jeu est ensuite porté sur Amiga et Macintosh en 1990 puis sur Atari ST en 1991[9]. Une version destiné à la SNES de Nintendo est également envisagé, pour faire suite à l'adaptation sur NES de Pool of Radiance, mais celle-ci est finalement abandonnée[10].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Curse of the Azure Bonds
Sur PC (1989)
ACE US 76 %[11]
CU Amiga US 89 %[3]
Dragon US 5/5[6]
Tilt FR 15/20[12]
The Games Machine US 90 %[13]
Zzap US 86 %[1]
Sur Amiga (1991)
Amiga Action US 72 %[14]
Zzap US 71 %[4]

Postérité[modifier | modifier le code]

Suites[modifier | modifier le code]

Curse of the Azure Bonds est le deuxième opus d'une série de quatre jeux vidéo de rôle développé par Strategic Simulations et se déroulant dans le décor de campagne Donjons et Dragons des Royaumes Oubliés. Il est ainsi suivit de de Secret of the Silver Blades (1990) et de Pools of Darkness (1991)[8].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Un roman basé sur le jeu, intitulé Azure Bonds et écrit par Jeff Grubb et Kate Novak, est publié en 1989 par TSR. Dans celui-ci, la personnage - baptisé Alias - se réveillent dans une taverne en ayant perdu la mémoire et découvre d'étrange tatouages, composés de cinq marques de couleur bleu azur, sur son bras. Avec l'aide du mage Akabar Bel Akash, du halfelin Olive Ruskettle et d'une créature connue sous le nom de Dragonbait, elle tente de découvrir la provenance de ses marques et de se libérer de leurs entraves[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) « Curse of the Azure Bonds », Zzap, no 53,‎ septembre 1989, p. 22-23.
  2. a, b et c (en) Scorpia, « Curse of The Azure Bonds », Computer Gaming World, no 63,‎ septembre 1989, p. 8–9, 46.
  3. a, b, c et d (en) Tony Dillon, « Curse of the Azure Bonds », CU Amiga,‎ août 1989, p. 33.
  4. a et b (en) « Curse of the Azure Bonds », Zzap, no 69,‎ janvier 1991, p. 41-43.
  5. a et b (en) « GameSpot's History of Advanced Dungeons & Dragons », sur Gamespot.com.
  6. a, b et c (en) Hartley, Patricia et Kirk Lesser, « The Role of Computers », Dragon, no 149,‎ septembre 1989, p. 76-78.
  7. (en) Rusel DeMaria et Johnny L. Wilson, High Score!: The Illustrated History of Electronic Games, McGraw-Hill Osborne Media,‎ 2003, 161 p. (ISBN 978-0-07-223172-4).
  8. a et b (en) Matt Barton, « The History of Computer Role-Playing Games – Part 2: The Golden Age (1985-1993) », sur Gamasutra.com,‎ 23 février 2007.
  9. (en) « Curse of the Azure Bonds », sur MobyGames.
  10. (en) « Curse of the Azure Bonds...there were plans to remake it for the SNES », sur tv-games.ru.
  11. (en) Violet Staunton, « Curse of the Azure Bonds », ACE, no 24,‎ septembre 1989, p. 80.
  12. (fr) Olivier Hautefeuille, « Curse of the Azure Bonds », Tilt, no 73,‎ décembre 1989, p. 148.
  13. (en) « Curse of the Azure Bonds », The Games Machine, no 22,‎ septembre 1989, p. 80.
  14. (en) Alex, « Curse of the Azure Bonds », Amiga Action, no 16,‎ janvier 1991, p. 72.

Bibliographie[modifier | modifier le code]