Evzones

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Des evzones devant le Parlement hellénique

Les evzones (grec : Εύζωνες ou Ευζώνοι (singulier ο εύζωνος), littéralement « à la belle ceinture » puis en parlant d'hommes « à la tunique bien retroussée à la ceinture » , d’où le sens « agile », terme honorifique homérique[1]) a été le nom de plusieurs régiments et bataillons d'élite d'infanterie légère de l’armée grecque.

Actuellement, le nom désigne les membres de la garde présidentielle, une unité cérémonielle qui garde le parlement et le palais présidentiel.

Uniforme[modifier | modifier le code]

Soldat de la garde présidentielle en uniforme « continental » et deux soldats en uniforme crétois.

Leurs uniformes, inspirés des costumes traditionnels grecs, existent en plusieurs sous types principaux :

  • l'uniforme de la Grèce continentale, qui se décline sous trois formes :
    • l'uniforme de cérémonie, le plus connu ;
    • la doulamas d'hiver, inspirée du costume macédonien ;
    • la doulamas d'été ;
  • l'uniforme crétois, constitué notamment de la vraka (la culotte caractéristique) et le poignard fiché dans la ceinture. Cette tenue est portée par les hommes à l’occasion de certaines cérémonies officielles ;
  • l'uniforme du Pont-Euxin (mer Noire), qui fut récemment adopté, est proche de l'uniforme crétois, mais de couleur noire.

L'uniforme de Grèce continentale comporte :

  • la fustanelle, jupe plissée coupée dans 30 mètres de tissu blanc, formée de 400 plis qui symbolisent 400 années de servitude sous l’occupation turque ;
  • le pharion, béret de feutre rouge, au gland de soie noire ;
  • le phermeli, gilet brodé à la main, la couleur noire de l’étoffe et le blanc de la broderie symbolisent toujours respectivement le deuil de l’esclavage et la pureté de l’amour pour la liberté ;
  • le periscèle, le pantalon long et rouge des officiers et les bas de laine blanche pour les evzones ;
  • l’hypodète, chemise blanche ;
  • les hauts-de-chausse ;
  • le ceinturon à cartouchière ;
  • les epicnèmes (fixe-chaussettes), de couleur noire pour les Evzones, bleue pour les officiers ;
  • la ceinture intérieure, qui permet de maintenir les collants, et les galons frangés aux cordons bleu ciel et blancs, les couleurs du drapeau national ;
  • les tsarouchia, les chaussures entièrement fabriquées à la main, la paire pèse environ trois kilos. Spécialement conçues pour les combats de corps à corps elles sont lourdes, dures, résistantes et stables. Chaque chaussure comporte six cents points de couture et chaque semelle est armée de soixante clous. Leur bout est orné d’un pompon noir. Accessoire étonnant de nos jours, celui-ci servait auparavant à cacher une lame affutée qui permettait aux soldats désarmés de continuer à se défendre en frappant leurs adversaires avec le pied[réf. nécessaire].

Les officiers portent les touzloukia (guêtres), les stavalia (bottines) rouges et le sabre de 1821.

Liste des unités[modifier | modifier le code]

Des evzones en 1913, lors de la Première Guerre balkanique.

Des guerres balkaniques à la Seconde Guerre mondiale, les 48 régiments d'infanterie de l'armée grecque comprenaient 5 régiments d'evzones, répartis dans diverses divisions. Ils étaient désignés par une double numérotation, le premier numéro correspondant à la numérotation des régiments d'evzones (de 1 à 5), le second numéro correspondant à la numérotation des régiments d'infanterie (de 1 à 42) : les 5 régiments étaient les 1/38, 2/39, 3/40, 4/41 et 5/42 régiments (ou bataillons) d'evzones.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « evzone » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

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