Ordre des Carmes Déchaussés Séculiers

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Ordre des Carmes Déchaux Séculiers
Image illustrative de l'article Ordre des Carmes Déchaussés Séculiers
Blason de l'Ordre du Carmel
Type Ordre mendiant
Création 1452 (il y a 562 ans)
Reconnaissance canonique 10 mai 1979
Fondateur(s) Jean Soreth
Spiritualité Contemplative et apostolique
Liste des ordres religieux

L'Ordre des Carmes Déchaux Séculiers (OCDS), officiellement Ordo Carmelitarum Discalceatorum Saecularis est anciennement connu sous le nom de Tiers-Ordre de la Sainte-Vierge du Mont Carmel et de la Sainte Thérèse de Jésus.

Les laïcs du Carmel dépendent des frères de l'Ordre des Carmes Déchaussés (OCD) en communion avec les sœurs cloitrées de l'Ordre.

Historique[modifier | modifier le code]

Il s'est développé à partir du 1452 avec la Bulle Cum nulla, promulguée par le Pape sous le généralat de bienheureux Jean Soreth. C’est à partir de cette époque que l’on commença à parler de l’apparition de Notre-Dame à saint Simon Stock et que s'étendit la dévotion au Scapulaire. Le Carmel devint à cette école, une véritable école de vie évangélique pour de nombreux laïcs.

Plus tard, sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix ont profondément réformé l’Ordre du Carmel féminin et masculin, s'intéressant également à la sanctification des laïcs auxquels ils s’adressèrent pour leur communiquer des conseils spirituels appropriés à leur état de vie et qu’ils entraînèrent par le rayonnement de leur sainteté personnelle. Ainsi, c’est pour une laïc, Doña Ana de Peñalosa que le Docteur mystique rédigea le commentaire de son poème La Vive Flamme d’Amour.

Pendant la Révolution Française, le Tiers-Ordre fut, comme pour les carmes et carmélites, mis à l'épreuve. Il contribua à jouer un rôle extrêmement important, alors que les Carmes et les Carmélites avaient été dispersés. Certains furent exécutés ou massacrés. Plusieurs de ces communautés laïques, qui avaient été si agissantes durant la Révolution, se transformèrent ensuite en de véritables Congrégations religieuses féminines, dont certaines existent encore aujourd’hui.

Du Tiers-Ordre à l'OCDS[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle que le Tiers-Ordre carmélitain déchaussé se développa. En 1932, une Instruction fut publiée à Rome, dans laquelle était dessinée la vocation du laïc, pénétré de l’esprit contemplatif du Carmel et attentif aux exigences spirituelles et apostoliques de son époque.

À partir de 1962, où l’on célébrait le quatrième centenaire de la Réforme thérésienne du Carmel, et dans la ligne du Concile Vatican II, le Tiers-Ordre prenait des orientations qui respectaient à la fois le sens contemplatif de l’Ordre et la place originale du laïcat dans l’Église.

Un décret du Saint-Siège édité le 10 mai 1979 approuvait le texte de la Règle de Vie (texte déjà en vigueur pour une période expérimentale depuis le 26 octobre 1970) et autorisait l’abandon du titre ancien de Tiers-Ordre en faveur d’une dénomination nouvelle, celle d’Ordre Séculier des Carmes Déchaux (OSCD).

En 1992, le Père Général modifia le sigle officiel afin qu’apparaisse clairement le sigle OCD (Ordre des Carmes Déchaux) ; cela conduit à adopter le titre officiel d’Ordre des Carmes Déchaux Séculier (OCDS). De nouvelles Constitutions, approuvées par le Saint-Siège le 16 juin 2003, ont remplacé la Règle de Vie.

Le premier Congrès International de l’OCDS à Rome eut lieu le 8 au 15 octobre 1997, en présence des représentants des 44 pays où sont implantées les Communautés Carmélitaines Séculières. Il y fut décidé de créer un Secrétariat pour l’Ordre Séculier au sein de la Maison Généralice à Rome. Puis eut lieu un second Congrès, au Mexique, du 1er au 7 septembre 2000. En 2005, l’OCDS comptait au plan mondial quelques 40 000 membres.

Règles de vie[modifier | modifier le code]

Les membres de l'OCDS sont soumis à la Règle de Saint Albert et aux constitutions de l'ordre séculier du Carmel thérésien. Comme pour beaucoup d'autres Tiers-Ordre (franciscain ou dominicain), l'accent est mis sur l'obéissance, la chasteté, la pauvreté et l'esprit des béatitudes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]