Ressources naturelles du Québec

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L'abondance des ressources naturelles du Québec lui confère une position avantageuse sur le plan mondial. Le Québec se distingue notamment dans le secteur minier en se classant parmi les dix principaux producteurs mondiaux. Il se démarque également par l'exploitation de ses ressources forestières. Actuellement, 60 % du papier journal consommé dans le nord-est des États-Unis provient des usines de pâtes et papier du Québec.

Eau[modifier | modifier le code]

Le territoire québécois est l'un des plus grands réservoirs d'eau potable de la planète. Les nappes d'eau douce recouvrent 10 % de sa superficie. Cette ressource permet de produire de l'électricité à faible coût et de façon écologique. De nos jours, l'implantation d'éoliennes représente une des voies de l'avenir énergétique du Québec, car nombreux sont les projets de développement un peu partout sur le territoire québécois.

Minéraux et métaux[modifier | modifier le code]

Le Québec est un important producteur minier. En 2010, il était le plus important producteur de zinc et le deuxième plus important producteur d'or et de minerai de fer au Canada. Il était aussi le deuxième producteur de niobium au monde et le troisième producteur de dioxyde de titane. La province comporte 27 mines actives, près de 200 sociétés d'exploration minière et 12 usines de première transformation (4 fonderies et affineries, 4 cimenteries, 3 usines de production de chaux et une usine de production d'argile). Environ 30 minéraux sont exploités, les plus importants étant le minerai de fer, l'or, le nickel, le cuivre, le titane, le niobium, le zinc, le cuivre, l'argent et la pierre. En 2010, les investissements miniers ont dépassé les 2 milliards de dollars dont environ 500 millions de dollars uniquement pour des activités d'exploration et de mise en valeur. En 2010, l'industrie génèrait 15 000 emplois directs et la valeur des expéditions minières a atteint 6,8 milliards de dollars.

Au Québec, plus de 90 % du sous-sol est constitué de roches précambriennes, un ensemble géologique fort réputé pour ses gisements d'or, de fer, de cuivre et de nickel. C'est la région de l'Abitibi-Témiscamingue qui a connu la première flambée minière. Par la suite, les activités d'exploration se sont développées dans d'autres régions du Québec, Chibougamau, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec et la Côte-Nord.

Forêts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêts du Québec.

Les forêts du Québec recouvrent 761 100 km², soit 46% de sa superficie totale (1 667 441 km²)[1],[2]. En guise de comparaison, la superficie des forêts québécoises est supérieure à la superficie totale de la France (675 417 km2). Les terrains forestiers productifs (pente de 0% à 40%), soit les forêts accessibles pour la récolte forestière, ont une superficie de 424 114 km²[3]. La forêt privée (grandes et petites propriétés) correspond à 16% de la superficie forestière productive[4]. Considérant les exclusions (ex: refuges biologiques), la superficie publique destinée à la production forestière est de 261 533 km² [5]. Une nouvelle politique dans l'aménagement des forêt publiques est entrée en vigueur le 1er avril 2013 (Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier)[6],[7].

Énergie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie au Québec.

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hydro-Québec.
La centrale LG-1 à la Baie-James

Le bilan énergétique du Québec a connu de grands bouleversements en 20 ans. À la suite de la crise du pétrole des années 1970, on a assisté à une transformation rapide des modes de consommation et d'approvisionnement en énergie. L'électricité occupe maintenant au Québec le premier rang parmi les formes d'énergie, suivie du pétrole et du gaz naturel. Elle est presque entièrement produite par Hydro-Québec, une société de la Couronne provinciale qui gère 83 centrales réparties sur tout le territoire québécois. En 2000, le Québec était le quatrième producteur mondial d'électricité hydroélectrique, derrière les États-Unis, le Brésil et la Russie. Le parc de production de l'électricité comprend pour l'essentiel des centrales hydroélectriques (94 % de la puissance disponible), le reste étant constitué de centrales thermiques fournissant l'électricité à partir de produits pétroliers et de quelques parcs d'éoliennes. Pour transporter et distribuer l'électricité qu'elle produit, Hydro-Québec a mis en place un réseau d'une grande complexité (30 000 km), l'un des plus vastes en Amérique du Nord. Les prix de l'électricité sont des plus avantageux. Ainsi, dans le secteur industriel, le prix de vente moyen était inférieur en 2000 d'au moins 10 % à celui de tous les autres pays étudiés, à l'exception de la Norvège.

Plusieurs programmes de développement sont en cours d'étude ou de réalisation, principalement en hydroélectricité ou en énergie éolienne.

Énergie éolienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne au Québec.

La politique énergétique du Québec prévoit le développement de projets éoliens totalisant 4 000 MW d'ici 2015. Le développement du potentiel éolien du Québec se fait essentiellement par le recours aux entreprises privées qui sont sollicitées via un système d'appels d'offre. Plusieurs groupes réclament plutôt que la Société d'état Hydro-Québec développe elle-même ses propres projets éoliens et qu'elle demeure propriétaire des moyens de production d'électricité, comme c'est le cas avec la grande majorité des centrales hydro-électriques de la province.

Pétrole[modifier | modifier le code]

Le Québec demeure un importateur de pétrole brut. Les activités d'exploration qui ont cours au Québec et qui demeurent limitées portent sur la recherche de pétrole et de gaz naturel de même que sur la mise en valeur des structures géologiques aux fins de stockage de gaz naturel. La majeure partie des dépenses d'exploration a été consentie par la Société québécoise d'initiatives pétrolières (SOQUIP). Plus des trois cinquièmes du pétrole brut acheté par le Québec provient des gisements de la Mer du Nord (Royaume-Uni et Norvège). Le reste est acheté au Venezuela, en Algérie, au Mexique et au Moyen-Orient. Le pétrole canadien ne contribue plus que de façon marginale aux approvisionnements en pétrole brut du Québec, après en avoir constitué, au début des années 1980, la source la plus importante. Les deux tiers des livraisons de pétrole arrivent au Québec par oléoduc et le reste par voie maritime. La principale infrastructure de transport utilisée est l'oléoduc Portland-Montréal, qui permet l'acheminement vers les raffineries montréalaises du pétrole brut livré au port de Portland dans le Maine. En 2012 il a été annoncé officiellement par le gouvernement libéral de Jean Charest que d'importantes réserves de pétrole (environ 30 milliards de baril) [8] avaient été découvertes sur l'île d'anticosti. Celles-ci ne font cependant pas consensus sur leur exploitation, qui pourrait être particulièrement dommageable pour l'environnement. La technique d'extraction utilisée, la fracturation hydraulique, demande de couper les arbres, de creuser sur de larges étendues et donc elle modifie radicalement le paysage. Le manque d'efficacité de cette technique est aussi critiqué (moins de 5 % du pétrole extrait serait récupéré en bout de ligne) [9]. Des récentes découvertes laissent à penser que le statut d’importateur du Québec pourrait être modifié[10] .

Gaz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gaz de schiste au Québec.

Le Québec importe de l'Ouest canadien (Alberta) la quasi-totalité du gaz qu'il consomme. Au cours des trente dernières années, deux gisements ont été exploités au Québec, soit à Pointe-du-Lac, près de Trois-Rivières, et à Saint-Flavien, au sud de Québec. Depuis 1980, le Québec a considérablement étendu son réseau gazier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]