Musée archéologique de Grenoble

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Musée archéologique de Grenoble
Musée archéologique et remparts Haxo (XIXe siècle)
Musée archéologique et remparts Haxo (XIXe siècle)
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Grenoble
Adresse Place Saint-Laurent - 38000 Grenoble
Coordonnées 45° 11′ 52″ N 5° 43′ 53″ E / 45.1977, 5.731445° 11′ 52″ Nord 5° 43′ 53″ Est / 45.1977, 5.7314  
Informations générales
Date d’inauguration 1846 (musée lapidaire)
1986 (musée actuel)
Collections Archéologie nationale : Gallo-romain, Paléo-chrétien, Médiéval, Moderne
Protection Logo monument historique Classé MH (1977, église)
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 34 912[1] (2012)
Site web Site officiel

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Musée archéologique de Grenoble

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Musée archéologique de Grenoble

Le musée archéologique de Grenoble est un musée départemental situé à Grenoble, en France, au pied de la colline de la Bastille, dans le quartier Saint-Laurent de la rive droite de l'Isère.

L'ancienne église Saint-Laurent reconstruite sur les vestiges d'une nécropole gallo-romaine a été désacralisée en 1983 pour devenir un site archéologique puis un musée en 1986. Le site étudié depuis le début du XIXe siècle, a fait l'objet d’un classement au titre des monuments historiques le 10 août 1977[2], et se caractérise par un important empilement d'édifices et de structures, dont le joyau est une crypte datant du VIe siècle.

Fermé entre 2003 et 2011, le musée a rouvert ses portes au public le 6 mai 2011 après d'importants travaux de mise en valeur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IVe siècle, la voie romaine partant de Cularo en direction de la Sapaudie (Savoie) longeait ce site funéraire païen, puis va passer entre les premiers mausolées chrétiens et la colline, lorsque Cularo devient Gratianopolis vers 380.

La première mention écrite de l'église carolingienne Saint-Laurent du IXe siècle remonte au mois de février 1012, à l'occasion d'une charte de donation de cet édifice par l'évêque Humbert d'Albon de Gratianopolis aux moines bénédictins de Saint-Chaffre en Velay[3]. Reconstruite par les moines au XIIe siècle, l'église Saint-Laurent de style roman, visible actuellement, a été édifiée sur l'église carolingienne, elle-même construite sur une précédente église funéraire cruciforme du VIe siècle et sa crypte, qui venaient remplacer les premiers mausolées de personnages importants de la ville comme les évêques. C'est également durant ce siècle que le culte d'Oyand de Condat est introduit après sa mort en 510, car il est lié avec l'abbé Léonien de l'église Saint-Pierre à Vienne, et l'évêque Avit de Vienne[4].

Remparts du XIVe siècle contre le clocher

Situé à l'extémité d'une ville frontière, ce site funéraire et religieux va partager dès le XIVe siècle son environnement immédiat avec les différentes générations de fortifications de la ville. En 1338[5], le prieuré bénédictin voit la première génération de fortification de la rive droite de l'Isère venir s'accoler à ses murs près du porche d'entrée[6], et l'année suivante, le prieur de Saint-Laurent, Amédée Alleman, devient le premier recteur de l'université de Grenoble[7]. À cette époque Humbert II de Viennois est encore un dauphin indépendant dans sa principauté du Dauphiné. Au siècle suivant, le prieuré connaît une intense activité architecturale révélée par l'archéologie mais également par les textes : construction dans la nef de l'église, réfection du clocher qui menace déjà ruine en 1454, reconstruction de la tribune, d'escaliers, pose au sommet du clocher d'une croix en fer forgé, agrandissement du cloître ainsi que la construction de chapelles[8]. La communauté monastique compte alors douze moines dont trois novices auxquels s'ajoutent un prieur et un sacristain. La grande croix sommitale est actuellement exposée à l'entrée du musée et une copie a été installée sur le clocher.

Un siècle et demi plus tard, suite aux guerres de religion dans la région, l'environnement immédiat du prieuré est de nouveau modifié par le Lieutenant-général du Dauphiné, Lesdiguières, qui achève en 1615 de nouveaux remparts partant du sommet de la colline de la Bastille et aboutissant à une nouvelle porte Saint-Laurent légèrement repoussée du prieuré voisin.

Suite aux vœux formés par les consuls de Grenoble lors de l'épidémie de peste de 1629, les pénitents blancs de Saint-Laurent prennent l'habitude de faire chaque année au 16 août, une procession jusqu'à la chapelle Saint-Roch de l'hôpital des pestiférés[9]. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, plusieurs consuls de Grenoble se font inhumés dans la chapelle Saint-Nicolas du cloître Saint-Laurent comme Jean Guynier mort le 22 février 1707 à l'âge de 77 ans[10]. En 1748 un magnifique autel actuellement visible dans le chœur de l'église est réalisé par Francesco Tanzi, puis au moment de la Révolution française le prieuré est supprimé en 1790 et Saint-Laurent devient église paroissiale et siège d'un chapitre consacré au martyr saint-Laurent.

Entre 1824 et 1847, de nouveaux remparts plus proches de l'église que les précédents sont construits par le général Haxo et restent visibles de nos jours comme décor environnant. Ces aménagements militaires apportent derrière le clocher de très épais remblais qui modifient totalement la perception visuelle du site primitif, car l'église romane et les édifices funéraires n'étaient pas adossés directement à la colline, mais en étaient largement dégagés[11]. Le peintre Théodore Ravanat a peint le site de l'église dans les années 1840 avant les aménagements militaires[12]. Cependant, dans cette première partie du XIXe siècle, trois hommes vont relancer l'intérêt architectural et patrimonial de l'église Saint-Laurent.

Jacques-Joseph Champollion[modifier | modifier le code]

J.J. Champollion

En 1803, Jacques-Joseph Champollion, frère aîné de l'égyptologue, révèle au monde savant l'existence à Grenoble d'un monument souterrain du début de l'époque mérovingienne, en faisant paraître anonymement une "dissertation", dans laquelle il donne un plan schématique de l'oratoire Saint-oyand. Il s'agit de la crypte Saint-Oyand, située sous le chœur de l'église haute Saint-Laurent. La plus ancienne mention du vocable Oyand (Eugendus) remonte à l'an 1015[13], où dans une charte de donation, accolé à Saint-Laurent, Saint-Eugénie est substitué par erreur au titulaire réel, Sanctus-Eugendus.

En 1835, l'archiviste et historien Jean Pilot de Thorey, futur conservateur du musée[14], publie un article sur cette crypte, illustré par une lithographie d'Alexandre Debelle et dans lequel il informe de la destruction de tombeaux par des ouvriers dès l'année 1826. À la même époque, en 1839, sous la municipalité d'Honoré-Hugues Berriat, des travaux de réfection de la charpente du clocher de l'église sont effectués par l'entrepreneur J.B. Gallet.

Prosper Mérimée[modifier | modifier le code]

Prosper Mérimée

Mis en alerte en 1846 par des actes de vandalisme sur cette crypte, les membres de l'Académie Delphinale décident dans leur séance du 30 avril 1846 d'informer le ministre de l'intérieur de la nécessité de protéger la crypte. Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques, intervient alors pour faire classer l'édifice. Il effectue pas moins de cinq voyages à Grenoble dont chacun fait l'objet d'un rapport. La crypte est classée Monument historique le 26 février 1850[15] grâce à son intervention et à celle de Radulphe de Gournay, membre de l'Académie Delphinale, et premier conservateur du musée.

Le préfet de l'Isère, Benoît de Chapuis Montlaville, demande également au maire Frédéric Taulier une participation financière de la ville pour les travaux de restauration de l'édifice, dont le premier devis se monte à 20 000 francs. C'est son successeur, Joseph Arnaud, qui votera dans la séance du conseil municipal du 19 mai 1851 une somme de 2 500 francs complétant celle de l'État et du Conseil général pour entamer ces travaux.

Le musée ouvert en 1853 se situe alors entre l'église Saint-Laurent et une maison riveraine occupée par l'industriel gantier Xavier Jouvin. Il est constitué principalement de pierres tombales[16] recouvertes d'épitaphes, datant de la période gallo-romaine de Cularo, et entreposées dans une cour humide, peu accessible, au point d'en émouvoir les membres de la Société française d'archéologie qui déplorent cet état de fait dans leur almanach de 1866[17].

Pierre Manguin[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du site

Pierre Manguin, architecte, est chargé des travaux de restauration du monument sous le contrôle vigilant de Prosper Mérimée. L'architecte réalise de nombreux dessins aquarellés de la crypte[18]. Parallèlement aux travaux de restauration de la crypte Saint-Oyand, l'abside et la sacristie de l'église seront rénovées entre 1850 et 1861 par l'entrepreneur Jean Olivier-Pallud et son fils. En 1854, alors que les travaux de la crypte touchent à leur fin, une délibération du 2 août du conseil municipal de Louis Crozet prend en charge la moitié des 11 000 francs nécessaires à la rénovation de l'abside et le 30 octobre la restauration de la sacristie est votée.

À partir de 1862, d'autres travaux de rénovation seront entrepris sous la direction d'un nouvel architecte, monsieur Laisué. Il comporteront le nivellement du terrain environnant l'église, la démolition et la reconstruction de l'annexe de l'église portant le nom de chapelle Saint-Nicolas et la mise en place d'un mur de clôture sur la rue Saint-Laurent avec sa grille en fer. À la même époque, Eugène Chaper, membre de l'Académie delphinale est chargé par celle-ci de rédiger en 1863 un courrier au maire Eugène Gaillard afin de le sensibiliser à la construction d'un édifice spécifique dédié à l'archéologie grenobloise. Le conservateur Jean Pilot de Thorey signale l'année suivante l'existence d'un autre petit bâtiment funèbre et commence à réfléchir sur l'organisation et les transformations d'une église primitive à cet endroit.

Plan du site du musée vers 1870.

Un rapport de l'architecte voyer du 29 octobre 1867 signale en effet l'état de délabrement dans lequel se trouve la chapelle Saint-Nicolas et la nécessité de la démolir. Un arrêté municipal est pris dans ce sens le 3 décembre 1867, mais pour la démolir, la ville doit acquérir un appartement situé au-dessus de cette chapelle et appartenant à la fille de Xavier Jouvin, mariée depuis peu à un négociant et futur maire, Édouard Rey. L'acte de vente entre la famille Rey-Jouvin et la ville est signé le 28 novembre 1868[19]. Le principe de reconstruction de la chapelle Saint-Nicolas peut être adopté dès le 27 mai 1870, mais avec la déclaration de la guerre franco allemande en juillet et les évènements politiques qui en découlent, il est ajourné par une délibération du conseil municipal le 7 juin 1871. Ce n'est qu'en 1874, suite à une demande du curé de Saint-Laurent, que le projet est repris et qu'une délibération le 20 mars 1874 approuve le projet en provoquant la déclaration d'utilité publique. L'adjudication des travaux de reconstruction d'une nouvelle chapelle située de l'autre côté de l'abside de l'église est passée le 12 juin 1875 et l'achèvement des travaux par l'entrepreneur Éphrem Vinsard intervient le 28 septembre 1877. La réception définitive de la nouvelle chapelle Saint-Nicolas se fait le 1er novembre 1877[20]. En 1886 des vitraux illustrant saint-Laurent présentant les pauvres comme trésors de l'église à l'empereur Valérien sont installés dans l'abside.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Plan du site Saint-Laurent

En 1959, sous la municipalité d'Albert Michallon, une nouvelle restauration de la crypte Saint-Oyand a lieu[21], ainsi qu'une campagne de fouilles du site, au cours de laquelle, lors de sondages vérifiant la stabilité des fondations, Raymond Girard, architecte départemental des bâtiments de France, tombe sur des maçonneries anciennes. En 1974, au terme de la campagne financée par le Conseil général de l'Isère, il lui apparaît tout un ensemble d'édifices très ruinés, mais l'ensemble du site n'est fouillé que partiellement. Raymond Girard demande à ce que des archéologues poursuivent les fouilles, mais il faudra attendre 1978 pour que cela soit possible.

En 1978, débute une longue campagne de fouilles du site sous la direction de l'archéologue Renée Colardelle, future conservatrice du musée, mettant au jour suffisamment d'objets pour que s'impose la désacralisation de l'église et sa transformation en musée archéologique. Dès 1984, un premier circuit de visite des fouilles est organisé pour le public[22]. Parallèlement, sous la direction de l'architecte Jean-Louis Taupin, d'importants travaux de création de structures en béton sont alors effectués afin d'accueillir les visiteurs dans un circuit de visite du musée. Au cours de l'année 1985, un mausolée est découvert à l'extrémité de l'abside, sous la grille séparant le site Saint-Laurent de la rue[23]. Le musée ouvre ses portes en septembre 1986 à l'occasion du XIe congrès international d'archéologie chrétienne qui se déroule à Grenoble[24]. Fermé en 2003 pour travaux, le musée rouvre ses portes le 6 mai 2011 après d'importants travaux visant à créer une couverture de verre et d'acier sur les 450 m2 de l'ancien cloître du prieuré. Fin 2011, Jean-Pascal Jospin est nommé directeur du Musée archéologique de Grenoble.

Classement du site[modifier | modifier le code]

La crypte (VIe siècle) est classée au titre des monuments historiques le 26 février 1850[25].

Le chœur et chevet (XIIe siècle) de l'église haute et l'ensemble de l'abside, sont classés au titre des monuments historiques le 30 juillet 1909 par le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts[26].

L'ensemble du site (église et parcelles fouillées) est classé au titre des monuments historiques depuis le 10 août 1977[2].

Le musée bénéficie du label Musée de France.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Le musée et le site archéologique restent propriété de la Ville de Grenoble. La gestion du musée a été confiée au Conseil Général de l'Isère en 1992 et les charges du propriétaire en juin 2003.

Collections[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La couverture de verre et d'acier qui protège le site au sud de l'église

Dans l’un des plus anciens quartiers de Grenoble, au pied des fortifications de la Bastille, la visite permet de découvrir les premiers temps du christianisme dans la région avec en particulier des sanctuaires et d'une crypte du VIe siècle. À l'extérieur de l'ancienne église, les vestiges mis au jour par les archéologues sont protégés par une couverture de verre et de métal.

Ce site archéologique complexe peut être caractérisé par quatre phases distinctes[27]. L'Antiquité et le haut Moyen Âge forment la première, marquée par les traditions funéraires et la christianisation du lieu. Puis, lors d'une seconde phase, une grande église carolingienne du IXe siècle unifie les dispositifs morcelés antérieurs, témoignant sans doute du déclin des cultes funéraires au profit des offices eucharistiques. La période monastique, à partir du XIe siècle, définit la troisième phase, depuis l'essaimage des bénédictins de Saint-Chaffre à la disparition du prieuré en 1790. Enfin, du fait de la précocité de la prise de conscience de l'intérêt du lieu (Champollion-Figeac, Prosper Mérimée) et des restaurations de la crypte au XIXe siècle, la période contemporaine, caractérisée par l'amenuisement progressif du culte paroissial au profit d'un usage culturel, est marquée par des modifications profondes des structures bâties pour répondre aux nouveaux besoins.

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Scénographie dans la nef

Le parcours commence sur un promontoire dans la nef de 37,5 mètres de long[23] de l'ancienne église Saint-Laurent, permettant de découvrir les grandes étapes architecturales de l'édifice. La crypte Saint-Oyand, d'une longueur de 7,5 mètres est située sous le chœur de l'église, et présente un décor sculpté du haut Moyen Âge. Grâce aux recherches archéologiques menées depuis les années 1980, il est établi aujourd’hui qu’elle fait partie d’une église cruciforme construite au début du VIe siècle[28]. Bien qu'appelée couramment crypte, la petite chapelle située sous le chœur de l'église haute n'a pas été conçue à l'origine comme une crypte et son enfouissement date de la construction romane[4]. La crypte Saint-Oyand reste aujourd'hui l'un des rares monuments du haut Moyen Âge conservés en élévation en Europe. Le retour du circuit de visite est assuré par l'escalier à vis du clocher.

La travaux de construction du parcours ont fait apparaître dans l'élévation de la face ouest du clocher une pierre remployée par les maçons du XIIe siècle portant une inscription datée de 521 et parfaitement visible des visiteurs. Le plafond de l'église peint en 1910 met en scène des croix gammées appelées Svastika, symboles fréquemment utilisés dans les églises jusqu'en 1933, année où les nazis en Allemagne vont l'utiliser comme signe de ralliement.

La scénographie a été réalisée par Jean-Noël Duru et le film projeté sur le mur nord de l'édifice faisant office d'écran géant retrace l'évolution du site depuis son origine[29]. Il a été réalisé à la demande du Conseil général de l'Isère par Bernard David-Cavaz et Yannick Bonnefoy[30].

Sépultures[modifier | modifier le code]

Vestiges dans la nef

Le site de Saint-Laurent, à l'abri des débordements de l'Isère, est le tout premier site d'inhumation chrétien de Grenoble et il restera en activité jusqu'en 1800 avec l'ouverture du premier cimetière municipal de la ville situé au bord du Drac, lui-même remplacé dix ans plus tard par le cimetière Saint-Roch.

Plus de 1 500 sépultures ont été mises au jour durant la campagne de fouilles. Bien visibles, les plus anciennes remontent au IVe siècle et les plus récentes au XVIIIe siècle, avec la présence de certaines pierres tombales de consuls de Grenoble morts vers la fin du XVIIe siècle. Cette succession de sépultures étalées sur une période de seize siècles a permis d'étudier l'évolution de la typologie des sépultures, les modes d'inhumation, les pratiques funéraires, ainsi que l'évolution des dépôts d'objets dans les tombes. Cette étude est très riche d'enseignement sur l'évolution des mentalités, des relations avec les défunts et des croyances religieuses.

Artéfacts[modifier | modifier le code]

Deux monnaies, tremisses à l'effigie de Valentinien III (425-455)

Plus de 3 000 objets ont été retrouvés dans les couches archéologiques (sols, remblais) et dans les tombes dont la relation avec les différentes phases architecturales a été établie. Ces objets replacés dans leur contexte sont des témoins précieux pour les archéologues. Les éléments de datation renseignent également sur la mentalité des vivants : le type des objets déposés ayant évolué considérablement durant ces quinze siècles d'histoire.

La majeure partie des collections issues des fouilles est présentée, révélant pour la première fois l'essentiel du contenu des recherches. Une très grande diversité de collections est exposée dans l'ancienne salle funéraire située sous la sacristie construite au XIXe siècle (poterie, céramique, orfèvrerie, verrerie) et tout au long du circuit de visite (architecture et urbanisme, art religieux, sculptures et peintures murales de l'antiquité tardive et du haut Moyen Âge, sculptures du XIIe siècle, autel du XVIIIe, vitraux du XIXe), et enfin beaux-arts (peinture, sculpture).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bilan de fréquentation des 70 principaux sites et musées de l’Isère
  2. a et b « Eglise Saint-Laurent », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Archives départementales de l'Isère, Regeste dauphinois du chanoine Ulysse Chevalier, tome 1, N°2654, 1913.
  4. a et b Raymond Girard, L'église et la crypte de Saint-Laurent de Grenoble, Centre d'archéologie de l'Isère.
  5. Vital Chomel, Histoire de Grenoble, page 93.
  6. Une partie de cette fortification médiévale est encore visible de nos jours : image sur le site du musée.
  7. Auguste Prudhomme, Histoire de Grenoble, page 73 qui se réfère au livre de la chaîne, folio 44.
  8. Renée Colardelle, Saint-Laurent de Grenoble, de la crypte au musée archéologique, page 34.
  9. René Fonvieille, Le vieux Grenoble (ses pierres et son âme), tome 1, page 220.
  10. René Fonvieille, Le vieux Grenoble (ses pierres et son âme), tome 1, page 104.
  11. Archives municipales de Grenoble, Rapport de fouilles de Renée Colardelle en 1987, cote 1980 W3.
  12. Son tableau est exposé dans le musée.
  13. Archives départementales de l'Isère, regeste dauphinois du chanoine Ulysse Chevalier, tome 1, N°1639, 1913.
  14. Bulletin mensuel de l'Académie delphinale, séance du 15 février 1861, page 10.
  15. « Le musée (historique) », sur site officiel du musée.
  16. Aujourd'hui ces pierres tombales sont entreposées au Musée dauphinois.
  17. Almanach de l'archéologue français, Bibliothèque d'étude de Grenoble, cote U7979.
  18. En 1854, Isidore Taylor publie un livre Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Dauphiné dans lequel est visible une litographie d'Eugène Ciceri représentant l'intérieur de la crypte Saint-Oyand abritant de gros tonneaux entreposés.
  19. Archives municipales de Grenoble, cote du document 2 M 58.
  20. Archives municipales de Grenoble, cote du document 2 M 59.
  21. Archives municipales de Grenoble, cote du document 2 M 56.
  22. Isère magazine, N°119, été 2011, page 4.
  23. a et b Archives municipales de Grenoble, cote 2090 W11.
  24. Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné N°3221 du 30 mai 1986.
  25. Archives municipales de Grenoble : Paris, 26 février 1850 Copie d'une lettre du Ministre de l'Intérieur au Préfet de l'Isère annonçant le classement de la crypte comme Monument historique. Cote du document : 2 M 54.
  26. Archives municipales de Grenoble, Cote du document 2 M 55.
  27. Renée Colardelle, La ville et la mort, Saint-Laurent de Grenoble, 2 000 ans de tradition funéraire, chapitre III, Saint-Laurent, un cas particulier page 96.
  28. Renée Colardelle, La ville et la mort, Saint-Laurent de Grenoble, 2000 ans de tradition funéraire, chapitre V, Les églises paléochrétiennes, La première église (VIe siècle) pages 147-179.
  29. Film du musée archéologique de Grenoble.
  30. Conseil général de l'Isère (ouverture du musée archéologique de Grenoble)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-J. Champollion-Figeac, Dissertation sur un monument souterrain existant à Grenoble, Grenoble, 1803.
  • Jean Pilot de Thorey, Notice sur l'église de Saint-Laurent de Grenoble, Grenoble, 1864.
  • Raymond Girard, La crypte de l'église Saint-Laurent de Grenoble, Congrès Archéologique du Dauphiné, Paris, p. 243-263, 1974.
  • Raymond Girard, L'église et la crypte de Saint-Laurent de Grenoble, Centre d'archéologie de l'Isère, 1976.
  • Renée Colardelle, L'église Saint-Laurent de Grenoble, un site religieux témoin d'histoire urbaine devient un musée de site, Catalogue de l'exposition " Archéologie et projet urbain ", De Luca Editione, 199, Rome, 1985.
  • Renée Colardelle et P.A. Février, Grenoble, dans Topographie chrétienne des cités de la Gaule des origines au milieu du VIIIe siècle, Gauthier N., Picard J.C. (dir.), Paris, 1986.
  • J. Hubert, La crypte Saint-Laurent de Grenoble et l'art du Sud-Est de la Gaule au début de l'époque carolingienne, Atti del IIe convegno per lo studio dell'arte dell'alto Medioevo, Pavia, p. 327-334, 1953.
  • A. Barbet et R. Colardelle, Un mausolée peint du IVe siècle découvert à Saint-Laurent de Grenoble, Actes du Colloque 2e du C.N.R.S. Enduits peints et peintures murales du IVe au IXe siècle, Auxerre, 1992.
  • Renée Colardelle, Saint-Laurent et les cimetières de Grenoble du IVe au XVIIIe siècle. Actes du Colloque Vie et mort du cimetière chrétien, C.N.R.S., Orléans, 1995, 11e supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, p. 111-124, 1996.
  • Renée Colardelle, Saint-Laurent et le groupe épiscopal de Grenoble : deux complexes religieux, deux manières. Actes du colloque Autour de l'église, Genève, 5-6 septembre 1997. Patrimoine et architecture, Archéologie médiévale dans l'arc alpin, cahier no 6-7, mars 1999, p. 18-26.
  • Renée Colardelle, Grenoble en royaume burgonde. Actes des journées d'études : Des burgondes au Royaume de Bourgogne (Ve ‑ Xe siècle), P. Paravy (Dir.), Grenoble, 26 et 27 octobre 2001, p. 129-146, 2002.
  • Renée Colardelle, La ville et la mort. Saint-Laurent de Grenoble, 2000 ans de tradition funéraire, Bibliothèque de l'Antiquité tardive, no 11, édit. Brepols Publishers, 413p. et DVD, 2008. ISBN 978-2-503-52818-2
  • Renée Colardelle, Saint-Laurent de Grenoble, de la crypte au musée archéologique, Presses universitaires de Grenoble, 2013, ISBN 978-2-7061-1752-7

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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