Mondwest

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Mondwest

Titre québécois Le Monde de L'Ouest
Titre original Westworld
Réalisation Michael Crichton
Scénario Michael Crichton
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Sortie 1973
Durée 85 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Mondwest ou Le Monde de L'Ouest au Québec (Westworld) est un film de science-fiction américain écrit et réalisé par Michael Crichton, sorti en 1973.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En l'an 1983, le parc d'attractions Delos permet à ses visiteurs de se retrouver à l'époque de leur choix (romaine, médiévale ou conquête de l'Ouest (The Westworld, 1880[1]), au milieu de robots presque humains.

Le récit suit deux hommes d'affaires, interprétés par Richard Benjamin et James Brolin, qui ont choisi de passer quelques jours dans le vieux Far West. Accessoirement, sont également illustrées les péripéties d'un troisième amateur de western, interprété par Dick Van Patten et d'un homme, plus âgé, qui a opté pour le Moyen Âge. Malgré toutes les précautions et sécurités prises dans ce parc d'attractions hyperréalistes, leur séjour ne va pas se dérouler exactement comme ils l'espéraient ; peu à peu, le centre de contrôle perd tout pouvoir sur les machines.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Yul Brynner interprète le cow-boy androïde faisant référence à celui de Chris qu'il tenait dans Les Sept Mercenaires et portant les mêmes vêtements que lui.

Tournage[modifier | modifier le code]

Greenacres, l'ancienne propriété de Harold Lloyd

Mondwest a été filmé en trente jours avec le Panavision équipé d'objectifs anamorphoseurs par le photographe Gene Polito dans le désert de Mojave au sud-ouest de la Californie, dans l'ancienne propriété Greenacres de Harold Lloyd à Benedict Canyon à l'ouest de Beverly Hills du Los Angeles ainsi que dans de différents studios de Metro-Goldwyn-Mayer[2] et dans les studios de Burbank[2].

La postproduction a duré entre douze et treize semaines, dont cinq semaines pour la "coupe du réalisateur"[2].

Les images de synthèse ont été réalisées par Triple-I. Il s’agit de la manipulation d’une prise de vue réelle destinée à simuler le point de vue électronique du robot tueur. Ce rendu 2D est l'une des premières tentatives destinées à un film grand public. Chaque image demandait plus de huit heures de préparation[réf. nécessaire]. Dans la suite intitulée Les Rescapés du futur (Futureworld, 1976) de Richard T. Heffron des images 3D seront utilisées pour la première fois au cinéma.

Musique[modifier | modifier le code]

Westworld
The Original Sound Track Album

Album de Fred Karlin
Sortie 1973
Durée 31:49
Genre musique de film, musique expérimentale, musique électronique
Format vinyle (LP, album)
Compositeur Fred Karlin
Producteur Randy Gerston
Fred Karlin
Label MGM Records
Critique

La musique de film en disque 33 tours est entièrement composée par le compositeur Fred Karlin. Elle mélange avec celles de western et d'électronique[4], en utilisant du piano préparé, de la mesure inhabituelle, la discorde et tous les instruments à percussion souvent en polyrythmie qui a pour effet de chaos mécanique[5].

No Titre Auteur(s) Durée
A1. The Western Warble 2:45
A2. Theme From "Westworld" 2:23
A3. Chase From "Westworld" 2:33
A4. Welcome To Westworld 2:25
A5. Robot Repair 4:00
A6. Medieval World 1:30
B1. Stagecoach Arrival 1:00
B2. The Queen's Indiscretion 1:50
B3. The Gunslinger 3:02
B4. Bar Room Piano 2:15
B5. Hovercraft Muzak 3:29
B6. Chase From "Westworld" - Part 2 4:37
31:49

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le film récolte 3 400 000 de dollars et dans le monde, 5 000 000 de dollars.

Distinction[modifier | modifier le code]

Nomination 

Analyse[modifier | modifier le code]

Sur le plan culturel, le film présente comme normale dans un futur proche une nouveauté renversante pour l'Amérique des années 1970 : la notion qu'en payant mille dollars par jour, les clients d'un parc d'attractions peuvent sans danger ni conséquences exercer tous leurs fantasmes sur des androïdes. Que ce soit l'homicide (lors de duels au revolver), le vandalisme (lors de bagarres de saloon), la torture (à la fin du film, Blane libère une jolie « femme » entravée, gémissante, dans une cellule médiévale en sous-sol) ou le « contact charnel » avec des partenaires forcément enthousiastes. Le coït avec de belles effigies gynécoïdes animées (version moderne du mythe de Pygmalion) est illustré en particulier par une longue séquence explicite montrant la visite de Peter Martin au lupanar « western » : d'abord un peu hésitant, puis vite réchauffé par les préludes de la robot Arlette (« une parisienne » aux lourdes paupières) il se montre enthousiaste, et il assurera ensuite à son ami que « c'était pas mal du tout ». Pourtant le film n'est pas manichéïste, ainsi alors que Blane s’apprête à laisser « en plan » la prostituée avec laquelle il va monter pour assister au braquage sanglant d'une banque, son compagnon lui indique qu'« ils seront bien mieux ici »... On n'est guère loin du « faites l'amour, pas la guerre ».

La substitution de partenaires sexuels humains par des robots se retrouve dans de nombreuses oeuvres de fiction, comme dans la bande dessinée L'Incal de Alexandro Jodorowsky et Moebius, dans les films Blade Runner de Ridley Scott (et le roman dont il est adapté), A.I. de Steven Spielberg et Le Cinquième Élément de Luc Besson. Il est intéressant de noter les yeux perpétuellement brillants de Yul Brynner, une façon de souligner son coté artificiel, technique qui sera reprise dans le film Blade Runner pour montrer qui sont les réplicants, même si les personnages sont censés être des humains normaux.

Remake[modifier | modifier le code]

En mars 2002 débutent les rumeurs médiatiques sur le fait que Mondwest serait à nouveau adapté aux grands écrans avec Arnold Schwarzenegger, ainsi que Michael Ferris et John Brancato au scénario, sous la réalisation de Tarsem Singh : un film abandonné en raison de l'acteur étant élu Gouverneur de Californie[6],[7]. En janvier 2011, Warner Bros. annonce la reprise du film[8]. En fin août 2013, HBO révèle l'adaptation du film en série télévisée, dont le pilote est écrit et réalisé par Jonathan Nolan et produit par J. J. Abrams, Bryan Burk et Jerry Weintraub[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On remarquera l'allusion aux quatre mondes de Disneyland : Adventureland, Frontierland, Fantasyland et Tomorrowsland, Disney s'étant lui-même inspiré des expositions universelles comme celle de Chicago en 1893 qui offrait aux visiteurs la découverte de « mondes » (Orient, Inde, etc.)
  2. a, b et c (en) Jeff Stafford, « Westworld », sur Turner Classic Movies (consulté le 31 août 2013)
  3. (en) Anonyme, « Fred Karlin - Westworld », sur Allmusic (consulté le 1er septembre 2013)
  4. (en) Anonyme, « Coma/Westworld/The Carey Treatment (1978/1973/1972) », sur Film Score Monthly (consulté le 1er septembre 2013)
  5. (en) Anonyme, « Review by Steven McDonald », sur Allmusic (consulté le 1er septembre 2013)
  6. (en) Michael Fleming, « Arnold back for ‘Westworld,’ ‘Conan’ redos », sur Variety,‎ 13 mars 2002 (consulté le 31 août 2013)
  7. (en) Anonyme, « Westworld Headed Back To Screen », sur Empire Online,‎ 12 août 2005 (consulté le 31 août 2013)
  8. (en) Borys Kit, « 'Lethal Weapon,' 'Wild Bunch' Reboots Revived After Warner Bros. Exec Shuffle », sur The Hollywood Reporter,‎ 19 janvier 2011 (consulté le 31 août 2013)
  9. (en) Cynthia Littleton, « HBO to Remake ‘Westworld’ With Jonathan Nolan, J.J. Abrams », sur Variety,‎ 30 août 2013 (consulté le 31 août 2013)