Hôtel de Toulouse

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48° 51′ 55″ N 2° 20′ 23″ E / 48.86520278, 2.339822222 ()

L'Hôtel de Toulouse, ancien Hôtel de La Vrillière, est un hôtel particulier situé rue La Vrillière dans le 1er arrondissement de Paris, près de la place des Victoires. Il est, depuis 1811, le siège de la Banque de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hôtel de La Vrillière[modifier | modifier le code]

Il fut construit vers 1640 par l'architecte François Mansart, pour Louis Phélipeaux de La Vrillière, secrétaire d'État. Phélipeaux, amateur d'art italien, y fit bâtir, pour abriter ses collections, une fastueuse galerie de 40 mètres de long, avec un plafond à fresque peint par François Perrier, dans l'esprit de la Galerie d'Apollon du Louvre. Dix grandes toiles ornent les murs, peintes par les plus grands maîtres italiens du XVIIe siècle, tels que le Guerchin, Guido Reni, Pierre de Cortone, Carlo Maratta...

En 1705, Louis II Phélypeaux de La Vrillière cède l'hôtel à Louis Raullin-Rouillé, riche fermier des Postes.

L'hôtel de Toulouse[modifier | modifier le code]

Sur la droite : l'hôtel de Toulouse selon le plan de Turgot, vers 1737.
La famille du duc de Penthièvre en 1768

En 1713, la veuve de ce dernier vend l'hôtel à Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel de Louis XIV et de Madame de Montespan. La demeure prend alors le nom d'Hôtel de Toulouse. Le comte de Toulouse la fait réaménager par Robert de Cotte, premier architecte du roi. La grande galerie reçoit un nouveau décor de lambris dorés, devenant ainsi la Galerie Dorée, modèle du style Régence et de l'esprit baroque.

À la mort du comte de Toulouse, en 1737, l'hôtel passe à son fils, Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre.

Après la mort du duc, en mars 1793, l'hôtel est confisqué et dépouillé de ses richesses artistiques. Il abrite un temps l'Imprimerie nationale, la Galerie dorée servant alors de magasin à papier.

La Banque de France[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Toulouse en 1829.

En 1808, il est acheté par la Banque de France qui s'y installe en 1811 ; c'est depuis le siège de la banque. Louis Charles Thibon, premier sous gouverneur, y demeura avec sa famille jusqu'en 1833.

Tout au long du XIXe siècle, le bâtiment s'est beaucoup transformé au fil de programmes d'agrandissement successifs, avec notamment une nouvelle façade le long de la rue Croix-des-Petits-Champs. La Galerie dorée, restaurée en 1865, est cependant toujours là ; elle accueille les réunions financières mais peut aussi se visiter. Les dix grandes toiles ornant aujourd'hui la Galerie sont des copies, les tableaux originaux ayant été envoyés dans les grands musées de province sous le Consulat.

Les boiseries de la Galerie Dorée font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 22 février 1926[1].

Vues de l'hôtel de nos jours

Description[modifier | modifier le code]

La Galerie dorée

L'hôtel et les arts[modifier | modifier le code]

Plusieurs tournages ont eu lieu dans la galerie, Vatel, Tous les matins du monde, et plus récemment Marie-Antoinette.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Coligny, « L'Hôtel de Toulouse », L'Artiste, 1866
  • Fernand Laudet, L'Hôtel de Toulouse, siège de la banque de France, Paris, 1932
  • Jean-Daniel Ludmann, Bruno Pons, « Nouveaux documents sur la galerie de l'Hôtel de Toulouse », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, année 1979, Paris, 1981
  • Raymond Penaud, " Trésors de la Banque de France, Histoire et richesses de l'hôtel de Toulouse ", 120 p., Editions Hervas, Paris, 1993
  • Alexandre Gady, « L'Hôtel de La Vrillière. Métamorphose d'une demeure », Place des Victoires. Histoire, architecture, société, Paris, 2004
  • Christophe Marcheteau de Quinçay, « L'Hôtel de La Vrillière» et « De l'hôtel de La Vrillière à l'hôtel de Toulouse », dans Didon abandonnée de Andrea Sacchi, L'Œuvre en question no 4, Caen, 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

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