Hôtel de Toulouse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hôtel de Toulouse
(ancien Hôtel de La Vrillière)
P1000553 Paris I Rue Croix des Petits-Champs Banque de France reductwk.JPG

Entrée de la Banque de France, coté rue Croix-des-Petits-Champs.

Présentation
Type
Architecte
Construction
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Commune
Adresse
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte du 1er arrondissement de Paris
voir sur la carte du 1er arrondissement de Paris
Red pog.svg

L'Hôtel de Toulouse, ancien Hôtel de La Vrillière, est un hôtel particulier situé rue La Vrillière dans le 1er arrondissement de Paris, près de la place des Victoires. Il est, depuis 1811, le siège de la Banque de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hôtel de La Vrillière[modifier | modifier le code]

Il fut construit vers 1640 par l'architecte François Mansart, pour Louis Phélipeaux de La Vrillière, secrétaire d'État. Phélipeaux, amateur d'art italien, y fit bâtir, pour abriter ses collections, une fastueuse galerie de 40 mètres de long, avec un plafond à fresque peint par François Perrier, dans l'esprit de la Galerie d'Apollon du Louvre. Dix grandes toiles ornent les murs, peintes par les plus grands maîtres italiens du XVIIe siècle, tels que le Guerchin, Guido Reni, Pierre de Cortone, Carlo Maratta...

En 1705, Louis II Phélypeaux de La Vrillière cède l'hôtel à Louis Raullin-Rouillé, riche fermier des Postes.

L'hôtel de Toulouse[modifier | modifier le code]

Sur la droite : l'hôtel de Toulouse selon le plan de Turgot, vers 1737.
La famille du duc de Penthièvre en 1768

En 1713, la veuve de ce dernier vend l'hôtel à Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel de Louis XIV et de Madame de Montespan. La demeure prend alors le nom d'Hôtel de Toulouse. Le comte de Toulouse la fait réaménager par Robert de Cotte, premier architecte du roi. La grande galerie reçoit un nouveau décor de lambris dorés, devenant ainsi la Galerie Dorée, modèle du style Régence et de l'esprit baroque.

À la mort du comte de Toulouse, en 1737, l'hôtel passe à son fils, Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre.

Après la mort du duc, en mars 1793, l'hôtel est confisqué et dépouillé de ses richesses artistiques. Il abrite un temps l'Imprimerie nationale, la Galerie dorée servant alors de magasin à papier.

La Banque de France[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Toulouse en 1829.

En 1808, il est acheté par la Banque de France qui s'y installe en 1811 ; c'est depuis le siège de la banque. Louis Charles Thibon, premier sous gouverneur, y demeura avec sa famille jusqu'en 1833.

Foule devant la banque lors de la crise monétaire de 1914.

Tout au long du XIXe siècle, le bâtiment s'est beaucoup transformé au fil de programmes d'agrandissement successifs, avec notamment une nouvelle façade le long de la rue Croix-des-Petits-Champs. La Galerie dorée, restaurée en 1865, est cependant toujours là ; elle accueille les réunions financières mais peut aussi se visiter. Les dix grandes toiles ornant aujourd'hui la Galerie sont des copies, les tableaux originaux ayant été envoyés dans les grands musées de province sous le Consulat.

Les boiseries de la Galerie Dorée font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Description[modifier | modifier le code]

Entrée de la Banque de France rue La Vrillière.

La Souterraine[modifier | modifier le code]

Au huitième sous-sol se trouve une salle-bunker de 11 000 mètres carrés surnommée « la Souterraine ». Elle abrite les réserves d'or de la France soit 2435 tonnes d'or répartis en lingots et en pièces. L'accès à la salle est ultra sécurisée par une porte blindée de huit tonnes et un bloc de ciment de 17 tonnes qui en venant s'encastrer dans une tourelle pivotante forme une barrière infranchissable. L'or, conditionné en palettes, en boites ou dans des armoires repose dans des chambres fortes sises dans des serres et construites de 1924 à 1927. Ces travaux auront nécessité l'emploi de 10 000 tonnes d'acier, 20 000 tonnes de ciment et 50 000 tonnes de sable[2].

La Galerie Dorée[modifier | modifier le code]

La galerie dorée, de style Régence, a été construite pour Louis Phélipeaux, secrétaire d'état et collectionneur d'art. Elle fait 40 mètres de long, 6,5 mètres de large et 8 mètres de haut. La salle est réaménagée et redécorée par Robert de Cotte pour le Comte de Toulouse entre 1715 et 1720. La galerie transformée un temps en réserve de papier pendant et après la révolution se dégrade peu à peu. Elle fait l'objet d'importants travaux de restauration sous le second empire et devient le lieu de l'assemblée générale des actionnaires de la banque de France jusqu'en 1936 année de la nationalisation de l'institution. Elle a servi à des réunions internationales, des examens ou concours de cadres et des tournages de films[3].

La Galerie dorée

L'hôtel et les arts[modifier | modifier le code]

Plusieurs tournages ont eu lieu dans la galerie, Vatel, Tous les matins du monde, et plus récemment Marie-Antoinette.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ancien hôtel de Toulouse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. A la banque de France 100 milliards d'euros en sous sol sur le site www.lefigaro.fr consulté le 30 décembre 2014
  3. la galerie dorée sur le site www.lexpress.fr (consulté le 30 décembre 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Coligny, « L'Hôtel de Toulouse », L'Artiste, 1866
  • Fernand Laudet, L'Hôtel de Toulouse, siège de la banque de France, Paris, 1932
  • Jean-Daniel Ludmann, Bruno Pons, « Nouveaux documents sur la galerie de l'Hôtel de Toulouse », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, année 1979, Paris, 1981
  • Raymond Penaud, " Trésors de la Banque de France, Histoire et richesses de l'hôtel de Toulouse ", 120 p., Editions Hervas, Paris, 1993
  • Alexandre Gady, « L'Hôtel de La Vrillière. Métamorphose d'une demeure », Place des Victoires. Histoire, architecture, société, Paris, 2004
  • Christophe Marcheteau de Quinçay, « L'Hôtel de La Vrillière» et « De l'hôtel de La Vrillière à l'hôtel de Toulouse », dans Didon abandonnée de Andrea Sacchi, L'Œuvre en question no 4, Caen, 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :