Saint-Benoît-des-Ondes

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Saint-Benoît-des-Ondes
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Cancale
Intercommunalité Saint-Malo Agglomération
Maire
Mandat
Gérard Baudry
2014-2020
Code postal 35114
Code commune 35255
Démographie
Population
municipale
1 057 hab. (2011)
Densité 362 hab./km2
Population
aire urbaine
81 962 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 14″ N 1° 51′ 01″ O / 48.6205555556, -1.85027777778 ()48° 37′ 14″ Nord 1° 51′ 01″ Ouest / 48.6205555556, -1.85027777778 ()  
Altitude 2 m (min. : 2 m) (max. : 10 m)
Superficie 2,92 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Saint-Benoît-des-Ondes est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Ses habitants sont les bénédictins et les bénédictines

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Benoît-des-Ondes couvre 292 hectares en bord de mer à une altitude moyenne de deux mètres au-dessus du niveau de la mer.

Saint-Benoît est issu de villages de pêcheurs qui s'installèrent, au fur et à mesure que la terre gagnait sur la mer, sur des iles formées par des bancs de sables coquilliers isolés à marée haute jusqu'à ce qu'au XIe siècle le duc de Bretagne Alain fit construire une digue qui protégeait le village des flots, ainsi que ses voisins nés dans les mêmes conditions, Hirel et Vildé-la-Marine. C'est toujours la digue actuelle, certes moult fois remaniée : la « digue de la Duchesse-Anne ». Le village restait entouré de marais dont l'assèchement ne fut complet qu'au XVIIe siècle, d'importants travaux de drainage aux XVIIIe et XIXe siècles étendirent la zone cultivable notamment par des polders sur la baie.

Jusqu'au début du XXe siècle, la population vécut d'un mélange entre les ressources de l'agriculture, facilitée par un sol d'alluvions marines riche et facile à travailler, et le travail de la mer (on trouve trace de pêcheries dès 1181). Longtemps l'agriculture fut principalement vivrière mais les pommiers à cidre sont anciens dans le paysage et n'ont disparu que dans la seconde moitié du XXe siècle quand la Bretagne céda au mythe de l'agriculture industrielle et que les champs de céréales dans des paysages victimes du remembrement entourèrent Saint-Benoît, les terres agricoles sont de plus détruites par la mise en construction de lotissements pavillonnaires.

À partir de l'époque moderne, comme tous les Bretons de la côte, les habitants servaient dans la marine de commerce et de guerre. La pêche restait néanmoins une des ressources principales et avant la Grande guerre c'est 40 % des hommes de la commune qui partaient chaque année sur les bancs de Terre-Neuve.

Dans les années 1970, la ville chercha à profiter du développement du tourisme en Bretagne et de la proximité de Saint-Malo pour diversifier ses activités. Si l'ostréiculture et la mytiliculture restent des activités importantes, trois terrains de campement sont désormais installés en bord de mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient de l'installation sur cette terre d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, le monastère de Saint-Benoît-du-Blanc-Essay.

Le village de pêcheur des origines fut érigé en paroisse au XIIe siècle sous le nom de Saint Benoît de la Marine avant de devenir au XVIe siècle Saint Benoît des Ondes.

Les deux faits marquants de l'histoire de la commune sont l'occupation de la paroisse par les Anglais lors de leur attaque contre Saint Malo le 7 juin 1758 et la construction par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale d'un fossé anti-chars de Châteauneuf à Saint-Benoît-des-Ondes destiné à isoler Saint-Malo, après la guerre cet ouvrage a été reconverti en "biez" mais reste connu sous le nom de "canal des Allemands".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jacques Daniel    
mars 2014 en cours Gérard Baudry[1]   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 057 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
591 679 701 862 783 933 922 942 939
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
967 966 947 875 917 848 830 823 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
817 839 850 689 626 614 638 591 638
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
627 556 547 612 775 799 1 103 1 057 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


À son plus grand essor, au milieu du XIXe siècle, Saint Benoît avait 967 habitants, l'exode rural commença à la fin du XIXe et s'accéléra après la guerre de 1914-1918, la population de la commune ne cessa de diminuer jusque dans les années 1970. La construction de nouveaux lotissements lui ramena des habitants et elle comptait en 2006 une population d'un peu plus de 1000 personnes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La première église fut érigée au XIIe quand fut créé la paroisse, il en reste dans le pavement de l'entrée de l'actuel édifice la pierre d'autel en granit avec reliquaire. L'église actuelle est une construction du XVIe siècle très remaniée à la fin du XVIIIe . Elle était alors décrite comme « petite, basse, obscure et mal pavée » , des travaux entamés en 1785 furent interrompus par la Révolution qui la transforma un temps en temple de la déesse Raison et la voua à des fonctions administratives. Elle fut cependant vite rendue au culte et les travaux furent terminés en 1803 et pour le clocher en 1815. Le chancel disparu dans l'opération de même que tout caractère de style de l'église.
Cene st benoit.jpg
  • L'église de Saint-Benoît-des-Ondes possède un magnifique tableau du XVIIe siècle, copie de la célèbre Cène de Philippe de Champaigne, (1648, conservé au musée du Louvre) on peut admirer cette toile au-dessus du maître-autel.Restauré une première fois en 1874, il a été de nouveau restauré en 1992 par Melle Le Bayen (Paris).
  • Le cimetière qui entourait l'église fut transformé en square en 1873, une croix de granit érigée en 1713 la " porte des morts " de 1741 sont les dernières traces de l'ancien emploi du lieu. La croix en avait remplacé une précédente en bois de 1606, elle aurait été offerte à l'occasion de leur mariage le 4 mai 1713 par Bertrand Poirier de la Passe et Etiennette Hervot.
  • La chapelle Sainte Geneviève est elle du XVIe siècle.
  • Il ne reste rien des anciens moulins sur la digue à une exception près datant de la fin du XVIIIe-début du XIXe, grandement remanié il évoque peu son ancienne destination et est aujourd'hui transformé en maison d'habitation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Eugène Joseph Samson, né à Saint Benoît des Ondes le 15 novembre 1827, engagé dans les zouaves pontificaux, mort à Rome le 8 novembre 1870.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Le Gâteau de pain, un pain sucré qui ressemble à la Gochtial de Saint Armel dans le Morbihan, selon une recette originale trouvée dans le livre de recette Cuisine traditionnelle de Bretagne[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]