Robert Surcouf

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Robert Surcouf
Robert Surcouf-A Maurin-1835.png
Naissance 12 décembre 1773
à Saint-Malo
Décès 8 juillet 1827 (à 53 ans)
à Saint-Servan
Origine Royaume de France Royaume de France
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Corsaire
Grade Enseigne
Années de service 17871801
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire
Commandement La Créole,
La Clarisse,
La Confiance,
Le Revenant
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Signature Signature de Robert Surcouf

Surcouf.svg

D'argent au chevron de sable chargé de trois coquilles d'or, au chef de sable chargé d'un lion passant d'or

Baron Robert Surcouf (12 décembre 1773[1] à Saint-Malo[2] - 8 juillet 1827 à Saint-Servan) est un corsaire français. Marin intrépide, il harcela les marines marchandes et militaires britanniques, non seulement sur les mers de l'Europe, mais aussi sur celles de l'Inde. Il acquit de ce fait une réputation, et fit fortune en faisant la course et des opérations de spéculations commerciales. Il fut nommé membre de la Légion d'honneur le 26 prairial an XII (14 juin 1804) et Baron de l'Empire en 1810.

Sommaire

Origines et jeunesse [modifier]

Robert Charles Surcouf naquit le 12 décembre 1773, à Saint-Malo, rue du Pélicot pour certains ou rue de la Bertaudière pour d'autres. Descendant d'une famille « ancienne, riche et justement considérée dans ce pays[3] ». Fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris, et de Rose-Julienne Truchot de la Chesnais[4], il était notamment cousin de Duguay-Trouin par sa mère et par Jean Porçon de La Barbinais (1644-1687), dit le Régulus malouin[3],[5][6].

En 1787, à seulement 13 ans et demi, il accomplit son premier voyage, comme apprenti-navigant (aspirant) sur Le Héron qui partait au cabotage. Ses parents, commerçants, le destinaient à la prêtrise. En 1790, il s'engagea dans la marine marchande comme volontaire sur L'Aurore en partance vers les Indes[7] alors qu'il n'avait pas encore 16 ans. À vingt ans, il était déjà capitaine au long-cours de La Créole, un navire faisant du transport d'esclaves[8].

En 1794, il devint enseigne de vaisseau, faisant fonction de second sur la frégate La Cybelle dans l'océan Indien. Il connut son baptême du feu lors du combat de la Rivière Noire à l'île de France: La Cybelle, la frégate Prudente et la corvette Jean Bart, parvinrent à chasser deux petits vaisseaux britanniques de 50 et 44 canons qui assuraient le blocus de l'île. Ce fut le seul combat de Surcouf dans la marine de l'État, refusant toujours par la suite le commandement de frégates, il devint rapidement corsaire et ne dépassa jamais le grade d'enseigne dans la marine militaire.[réf. nécessaire]

Un corsaire au service de la France [modifier]

Ses débuts à bord de L'Émilie [modifier]

Nommé capitaine à l'âge de vingt ans, il commanda successivement les corsaires La Clarisse, La Confiance et Le Revenant.

Sans lettre de marque[9], quelques jeunes gens de l'île de France (aujourd'hui: Ile Maurice) armèrent un petit corsaire pour lui, L'Émilie[10], qui fit voile vers les Seychelles avec un chargement de bois, puis vers les côtes de l'Inde, avec un équipage de Lascars (marins indiens).

À l'embouchure du Bengale, où il se dirigea d'abord, il rencontra une goélette anglaise[9], bateau-pilote, armé en guerre ; il aborda le bateau-pilote et le prit après légère résistance.. Le lendemain, il s'empara de deux bâtiments marchands de riz, se débarrassa de ses prises, de son propre navire, et passa sur le schooner avec dix-neuf hommes seulement.

La Prise du Triton [modifier]

Ces premiers succès enhardirent Surcouf, qui sillonna la mer, courant sus à tous les bâtiments ennemis qu'il apercevait, en corsaire non autorisé. Il était parti de l'île de France sans lettres-patentes[9], ces lettres de marque, qui assujettissaient le vol sur mer aux lois de la guerre.

Le malouin entra dans la légende à vingt-trois ans, en 1796, quand, avec un équipage de 19 hommes, il prit par abordage une frégate britannique trois fois plus importante et mieux armée que son navire.

Peu après, avec un navire n'ayant que deux canons, Robert Surcouf mit le cap sur un gros trois-mâts; c'était un vaisseau de la Compagnie anglaise des Indes orientales, avec à son bord 150 Européens; ce bâtiment, le Triton, était armé de 26 canons de 12. Surcouf dut son succès à un stratagème : il dissimula son équipage pour se faire passer pour un des pilotes du Gange. Il se rendit maître du vaisseau, ne comptant que deux blessés et un mort parmi les siens. Il fit signer un cartel d'échange à ses prisonniers, les envoya à Madras sur son petit schooner qu'il dépouilla de toutes ses armes avant de rallier lui-même l'île de France[11] à bord du "Triton".

Surcouf fut alors sur le point d'être dépouillé du fruit de ses exploits parce qu'il avait écumé la mer sans lettres de marque. Il avait armé en course sans autorisation lors de sa première expédition ; aussi quand il accosta avec le Triton vit-il sa prise confisquée. Cependant les autorités de l’île de France consultèrent le Directoire qui, voulant récompenser la bravoure du jeune corsaire, proposèrent au Corps législatif de lui décerner, à titre de don national, le montant de ses prises qui avaient été vendues au profit de la colonie ; il reçut 700 000 francs (la somme de départ était de 1 700 000 francs, mais il ne voulut pas ruiner son pays[réf. nécessaire]).

Il reprit la mer le plus tôt qu'il put, pour profiter de la chance qui paraissait lui sourire, embarquant cette fois sur un corsaire un peu plus grand. Pris en chasse par trois vaisseaux de la Compagnie, il parvint à les isoler au moyen d'une manœuvre habile ; puis, les attaquant séparément, en enlèva deux, et contraignit le troisième à prendre la fuite.[réf. nécessaire]

À bord de La Clarisse [modifier]

Après avoir passé quelque temps en France, Surcouf prit à Nantes, au début de 1799, le commandement du corsaire La Clarisse, un petit brick armé de quatorze canons et de cent vingt hommes d'équipage pour se rendre dans les mers de l'Inde, à l'Isle de France[9].

Pendant la traversée, il attaqua un grand bâtiment anglais revenant de la traite. Le combat fut sanglant et La Clarisse fut en partie dégréée. Surcouf dut renoncer à sa course. Quelques jours après, il s'empara d'un navire portugais et prit à bord tout ce dont il avait besoin pour réparer La Clarisse[9].

Une fois arrivé en Isle de France, il fit des prises considérables en mer des Indes. Durant une de ses croisières, Surcouf apprit la présence de deux bâtiments anglais à Sosco, sur l'île de Sumatra qui chargeaient du poivre. Surcouf se décida à les attaquer et s'empara de ces navires. Plus tard, il attaqua deux navires américains, armés chacun de dix-huit pièces de canon, dont un qu'il garda en prise[9].

De retour en Isle de France, il décida de laisser la Clarisse, petit brick, qu'il remplaça par un beau trois-mâts, corsaire de Bordeaux, appelé La Confiance[9].

À bord de La Confiance [modifier]

La Confiance sous les ordres de Surcouf (18 canons et 190 hommes) prend le Kent (40 canons et 437 hommes). Tableau de Ambroise-Louis Garneray.

À bord de La Confiance, trois-mâts de cent cinquante-neuf hommes d'équipage, dont une vingtaine de Cafres, et armée de seize canons, Surcouf fit la course au Bengale[9].

À l'aube du 7 octobre 1800, ils aperçurent un navire anglais, le Kent, à l'horizon. Ce vaisseau, un « Indiaman », appartenait à la Compagnie anglaise des Indes orientales. Un bâtiment de douze cents tonneaux , avec quatre cents hommes à son bord, dont cent de troupes passagères, armé de 28 pièces de canon de dix-huit et 12 de neuf sur les gaillards, fut pris après un combat archarné[9].

Surcouf chargea son second, le capitaine Drieux, de la prise (chargée principalement d'armes et de munitions), et ils rentrèrent à l'Ile de France, où La Confiance fut désarmée, et chargée de marchandises pour rentrer à Bordeaux. Surcouf y arriva à son bord le 27 avril 1801[9].

Cet exploit est peut-être relaté par la chanson de marin Le Trente et un du mois d'août, qui en modifie la date[12]

Surcouf, héros des mers [modifier]

Statue de Surcouf à Saint-Malo par Alfred Caravanniez (fin XIXe siècle).

En 1801, il revint alors à Saint-Malo, et M. Blaize de Maisonneuve - armateur - le trouvant assez riche, il épousa Marie-Catherine, celle pour l'amour de laquelle il avait pris une carrière aussi aventureuse[13]. Il pouvait vivre heureux à Saint-Malo, mais un marin ne renonce pas si aisément à la mer[14]. Surcouf, armateur et capitaine, fit de nouvelles campagnes, heureuses comme les précédentes. Riche et considéré, il ne resta pas longtemps oisif. La terre lui semblait fade et monotone. Ses tempêtes, ses courses, ses combats, lui manquaient ; il partit de nouveau. D'autres corsaires prendront alors la mer sous son service. Son frère, Nicolas Surcouf, intrépide marin comme lui, fut son second pendant près de 15 ans, et contribua à ses succès maritimes et commerciaux .

Robert Surcouf est célèbre pour le fait d'armes que constitua la prise du Kent (le 7[15] ou le 31 août[16] ou encore le 7 octobre[17] 1800 selon les sources) dans le Golfe du Bengale, capture à la suite de laquelle on le surnomme le « Roi des Corsaires ». Il est également célèbre pour sa conception de la guerre sur mer contre la Grande-Bretagne, plus orientée vers la guerre d'usure que l'affrontement d'escadres. Pour lui, il est plus efficace de saper l'économie de l'adversaire que de détruire ses navires armés. Il finança lui-même l'armement de nombreux navires de guerre légers : l'Auguste, la Dorade, la Biscayenne, l'Edouard, l'Espadon, le Ville-de-Caen, l'Adolphe et le Renard.

Après la paix d'Amiens avec la Grande-Bretagne et alors qu'il participait à un dîner en présence de ses anciens ennemis britanniques, l'un d'eux lui dit : « Enfin, Monsieur, avouez que vous, Français, vous vous battiez pour l'argent tandis que nous, Anglais, nous nous battions pour l'honneur… » Surcouf lui répondit d'un ton calme : « Certes, Monsieur, mais chacun se bat pour acquérir ce qu'il n'a pas. »[réf. nécessaire] Cette répartie (et d'autres)[Lesquelles ?] sont célébrées par ses admirateurs, et contribuèrent à l'écriture de sa légende.

Napoléon se déplaça en personne en 1803 pour le convaincre d'accepter une commission de capitaine de vaisseau et le commandement d'une escadre, que Surcouf refusa ; il n'avait pas tellement le sens de la discipline.[réf. nécessaire] Plaidant pour l'attaque des lignes de communication, peut-être a-t-il a contrario su convaincre son interlocuteur, puisque deux ans plus tard Napoléon instaura un blocus économique contre la Grande-Bretagne ; mais, après Trafalgar, il n'avait guère d'autre choix.

À cette époque, Surcouf était si riche qu'il avait fait recouvrir le sol de sa maison par des napoléons en or. L'empereur, lors de sa visite, lui fit remarquer qu'il trouvait indécent qu'on lui marche ainsi sur la figure. « Qu'à cela ne tienne, Sire », lui rétorqua Surcouf, « je les ferai poser sur la tranche ».[réf. nécessaire]

Le nom de l'intrépide corsaire était devenu la terreur du commerce britannique dans les parages de l'Inde, et le gouvernement britannique avait cru devoir renforcer de plusieurs frégates sa station dans ces mers. En 1813, Surcouf fut chargé de conduire en France le Charles, vieille frégate, qu'il avait achetée au gouvernement et armée en flûte. Elle portait un très riche chargement. Il échappa par son sang-froid et l'habileté de ses manœuvres aux croisières britanniques et manqua de se perdre en entrant à Saint-Malo ; mais son frère sauva le navire.

Après Waterloo, la paix revenue, Robert Surcouf armait pour Terre-Neuve, mais aussi pour la déportation de Nègres, comme le montre son énergique signature, sur une lettre envoyée à un commissaire de la marine[18].

« Monsieur Jullou, Commissaire principal, Chef maritime de Saint Servan. Monsieur, vous savez que mon navire, l’Africain, en rade de Solidor, destiné pour la traite des Nègres, ayant sa cargaison à bord, a été retardé depuis deux mois par les circonstances. Veuillez avoir la complaisance, Monsieur, d’écrire à S.Exc : le Ministre de la Marine, par ce courrier, pour lui demander si vous pouvez autoriser le départ de mon susdit navire pour le Gabon y traiter des Noirs... ! Agréez Monsieur l’assurance de ma considération distinguée. »

— Robert Surcouf, Saint-Malo, le 27 juillet 1815

De 1795 à 1800, il pratiqua la traite en dépit de l’abolition de l’esclavage par le décret du 16 pluviöse an II (4 février 1794). Les bénéfices obtenus doivent également être ajoutés à ceux de sa fortune de riche armateur. Le régime de la Restauration, mis en place en 1815 après la défaite napoléonienne de Waterloo, était d’autant plus favorable à l’abolition de la traite qu’il voulait plaire aux Anglais. Cela n’empêcha pas Surcouf d’envoyer le 15 août 1815 L’ Africain , vaisseau négrier vers l’Angola. Surcouf était également colonel de la Garde Nationale de Saint-Malo et on imagine mal la dénonciation d’un héros aussi illustre...

Fin de vie [modifier]

Une des dernières lettres de Robert Surcouf écrite le 10 avril 1827
Tombe de Surcouf

Surcouf consacra la dernière partie de sa vie à des spéculations commerciales, qui furent pour lui une nouvelle source de richesses. On pense que sa fortune s'élevait à la fin de sa vie à plus de 3 millions de francs. Quelques semaines avant sa mort, il se soignait encore avec des sangsues censées améliorer sa circulation sanguine, car il était devenu obèse tant il aimait la bonne chère et les bons vins ; une lettre de sa main écrite le 10 avril 1827 en atteste. Ce qui ne l'empêcha pas de rester très actif à propos de la gestion de ses affaires jusqu'au terme de sa vie.

Il mourut d'un cancer le 8 juillet 1827 dans une maison de campagne qu'il possédait près de Saint-Servan, et fut inhumé à Saint-Malo. Sa tombe se trouve toujours au cimetière dit de Rocabey avec comme épitaphe

« Un célèbre marin a fini sa carrière / Il est dans le tombeau pour jamais endormi / Les matelots sont privés de leur père / Les malheureux ont perdu leur ami »

Surcouf est considéré comme l'un des meilleurs marins que la France ait jamais eus. Redoutable, intenable sur tous les bords, c'est grâce à lui que de nombreux vaisseaux britanniques furent détournés en faveur de la Monarchie, de la République, du Directoire, du Consulat et de l'Empire. Il réussit en seulement cinq années à attaquer une cinquantaine de navires britanniques et portugais alors alliés, essentiellement des navires marchands, n'hésitant pas à jeter ses canons à la mer lorsqu'il croisait une frégate[19], afin d'assurer sa fuite.

Il est également considéré comme l'inventeur d'une ruse de nuit que l'on peut retrouver dans nombre d'aventures de marins, de Barbe-Rouge en bande dessinée au film Master and Commander. Elle consiste à construire un petit radeau et à y accrocher des lanternes de manière à faire croire à ses poursuivants que le navire se situe à un autre endroit.[réf. nécessaire]

Mariage et descendance [modifier]

Marié le 28 mai 1801, à Saint-Malo, avec Catherine Blaize de Maisonneuve (1779-1848), dont :

  • Caroline Marie (1802-1852), épouse d'Auguste de Foucher de Careil (né en 1791), et postérité à nos jours, notamment représentée par la famille de Foucher de Careil
  • Eléonore (1804-1839), épouse Pierre Claude Florian Sevoy (né en 1786), et postérité à nos jours, notamment représentée par la famille Potier de Courcy ;
  • Auguste (1806-1867), 2e baron Surcouf (1827), et postérité ;
  • Edouard (1810-1823), sans postérité ;
  • Robert Victor (1812-1813), sans postérité ;
  • Marie Pauline (1814-1860), épouse d'Achille, baron Guibourg (1799-1890), et postérité ;
  • Adolphe Eugène (1816-1878), marié mais sans postérité.

Robert Surcouf laisse aujourd'hui une très nombreuse descendance. L'une de ses descendantes est l'épouse du fils aîné de Philippe de Dieuleveult (1951-1985).

Légende [modifier]

L'histoire d'un duel entre Surcouf et des officiers prussiens, dans la France occupée de 1816, fut souvent rapportée ; ici par Louis Gallouédec[20] :

« Un matin de l'automne de 1816, à l'époque où les Alliés occupaient encore la France envahie, Surcouf se trouvait à Saint-Malo, au café, le café Joseph, place Duguay-Trouin, en face de la sous-préfecture, avec ses partenaires habituels, M. de Mainville, un ancien émigré, et son vieil ami Brisebarre : chaque matin, Surcouf venait là fumer sa pipe, prendre un verre, parcourir la gazette et jouer au billard. Ce jour-là, tandis que Surcouf faisait sa partie, la porte s'ouvre, donnant passage à une douzaine d'officiers prussiens du régiment de Wrangel qui tenait garnison à Dinan. Ils entrent bruyamment, faisant tinter leurs éperons et donner leurs sabres, traitant le café Joseph en pays conquis. L'un d'eux, en passant, bouscule Surcouf qui grogne et se fâche. On s'invective de part et d'autre. Surcouf, sa queue de billard à la main, après les avoir menacés de leur caresser la figure, termine la discussion en provoquant en duel tous les officiers prussiens. Ce fut un duel épique, digne de celui de Cornic. La marée était basse. Séance tenante on se rendit derrière le Fort-Royal, près le Grand Bé ; les témoins de Surcouf étaient de Mainville et Brisabarre. Surcouf tranche net le poignet de son premier adversaire. Il « démâte » le second et le troisième avec la même désinvolture. Le quatrième a le ventre ouvert d'un coup de banderole. Tous, jusqu'au onzième, tombent plus ou moins blessés. Alors, Surcouf se tournant vers son dernier adversaire : « Restons-en là, si vous voulez bien, monsieur. Il est bon que vous puissiez raconter en votre pays comment se bat un ancien soldat de Napoléon. »

— Louis Gallouédec, inspecteur général de l'Enseignement


Elle est fortement sujette à caution, notamment parce que Charles Cunat, premier biographe de Surcouf et qui le connut personnellement, n'en parle jamais dans son ouvrage de 1842[21]. D'autre part, aucune référence à ce fait n'a été retrouvée antérieurement à 1890[22].

Hommages [modifier]

Cinq bâtiments de la Marine nationale française ont porté le nom de Surcouf[23] :

Robert Surcouf figure sur une pièce de 10 € en argent éditée en 2012 par la Monnaie de Paris pour représenter sa région natale, la Bretagne.

Notes et références [modifier]

  1. Cunat 1994, p. 6
  2. Briant 2002, p. 17
  3. a et b Hennequin 1835, p. 378
  4. Robert SURCOUF. Consulté le 21 avril 2009
  5. Voir les quartiers de Robert Surcouf.
  6. Ils descendaient en effet tous deux de Pierre Porçon de la Barbinais et de Thomase Chartier, Duguay-Trouin par leur fille, Guillemette et Surcouf par leur fils, Pierre Porçon de la Barbinais (1586-1634).
  7. Briant 2002, p. quatrième de couverture
  8. http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-surcouf/
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Van Tenac 1853, p. ??
  10. Roman 2007
  11. Hennequin 1835, p. 379-380
  12. Jean Merrien, Corsaires et Flibustiers, L'Ancre de marine, 23 novembre 2000 (ISBN 2-84141-100-1) p. 300 Lire en ligne
  13. Jal 1832, p. 345
  14. Jal 1832, p. 346
  15. Ambroise Louis Garneray, Voyages, aventures et combats: souvenirs de ma vie maritime, 1851, p. 147 
  16. Martine David, Anne-Marie Delrieu, Nicoulaud, Aux sources des chansons populaires, 1984, p. 196 
  17. Jeanne Kaeppelin, Surcouf dans l'océan Indien, extrait du journal de bord de La Confiance de Robert Surcouf, 2007, p. 34 
  18. Lettre publiée par M. René Richelot, in Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, tome LXX, 1958
  19. Berbouche 2010, p. ??
  20. Gallouédec 1917, p. 233
  21. Cunat 1842
  22. Conférence présentée devant la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo le 16 août 1954 par M. Corbes http://shaasm.org/wp-content/uploads/ConfSurcoufPrussiens.pdf
  23. http://www.netmarine.net/bat/flf/surcouf/index.htm La frégate Surcouf sur le site de netmarine.net]

Annexes [modifier]

Sources et bibliographie [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

En français 
  • Robert Surcouf, Robert Surcouf, Cairn, 2003 (1re éd. 1889volume=) (ISBN 2910452646).
    L'auteur est un descendant homonyme du frère de Robert Surcouf, Nicolas.
     
  • Louis Garneray, Corsaire de la République, Phébus, octobre 2001 (ISBN 2859407650).
    Rédigé par un membre d'équipage de Surcouf.
     


En anglais 
  • (en) Cristopher Biden, Naval Discipline : Subordination Contrasted With Insubordination. Or, A View Of The Necessity For Passing A Law Establishing An Efficient Naval, General Books Publishing (ISBN 0-217-73067-1) 
  • (en) C. Norman, The Corsairs of France, Kessinger Publishing (ISBN 1-163-35740-5) 

Filmographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

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