Jean-Claude Izzo

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Jean-Claude Izzo

Activités Romancier
Naissance 20 juin 1945
Marseille (France)
Décès 26 janvier 2000 (à 54 ans)
Marseille (France)
Langue d'écriture Français
Genres roman policier, réaliste
Distinctions Trophées 813, Prix Sang d'Encre

Jean-Claude Izzo (Marseille, 20 juin 1945 - Marseille, 26 janvier 2000) est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est né en Italie à Castel San Giorgio et émigre à Marseille en 1928. Sa mère est née à Marseille dans le quartier du Panier, de parents immigrés espagnols. Le père d’Izzo est barman dans différents établissements avant de se fixer au bar de l’Amicale Ajaccienne (démoli en 1943), place de Lenche. Sa mère travaille comme couturière rue de Rome

En 1964, Jean-Claude Izzo est appelé au service militaire d'abord à Toulon, où il fera une grève de la faim d'un mois qui lui vaudra les commandos disciplinaires à Djibouti. Il y passera un mois et demi en prison. Il perdra quelque quinze kilogrammes durant cette période.

Il adhère au PSU en 1966. En juin 1968, il est candidat aux élections législatives à Marseille, puis il adhère au PCF. Il devient journaliste, puis rédacteur en chef du quotidien communiste La Marseillaise.

En 1970, il publie son premier recueil de poèmes, Poèmes à haute voix.En 1978, il rompt avec le PCF. Il quitte Marseille, et écrit dans différentes revues (La vie mutualiste, Viva…).

En 1995, poussé par Michel Le Bris et Patrick Raynal il publie dans la Série noire Total Khéops qui sera un succès. C'est le premier volet de la trilogie marseillaise, avec Fabio Montale (nom inspiré par le poète italien Eugenio Montale).

En 1996, il publie Chourmo, la suite de Total Khéops. Il part s'installer à Saint-Malo.

En 1997, il publie un recueil de poésies Loin de tous rivages, et le roman Les Marins perdus, ainsi que des nouvelles parues dans des anthologies. Il revient définitivement en Provence et s'installe à Ceyreste.

En 1998, il publie Solea, le dernier volet de sa trilogie marseillaise, y consacrant une analyse poussée et documentée de la Mafia.

En 1999, sortira Le Soleil des mourants.

Il meurt prématurément d'un cancer en janvier 2000 à 54 ans[1].

Gianmaria Testa son ami musicien et chanteur, qui mit en musique un des derniers textes de Jean-Claude Izzo, La Plage du prophète, raconte en février 2012 au journal Libération : « J'ignore si c'est le cas en France, mais en Italie, Jean-Claude Izzo a pris une dimension mythique. Il est revendiqué comme chef de file par une génération de jeunes auteurs de gialli (polars). Et des fans se rendent à Marseille en suivant un itinéraire Izzo : ils visitent les lieux où se déroulent les romans, refont le parcours des personnages ... »[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Roger et Fred, téléfilm sorti en 2001, d'après un scénario de Jean-Claude Izzo et Patrick Tringale.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Adaptation en bande dessinée[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La municipalité de Frontignan, dans l'Hérault a baptisé, le 6 juillet 2002, à l'occasion de la cinquième édition du Festival international du roman noir, l'espace culturel de la ville « Espace Jean-Claude Izzo. »
  • L'équipe pédagogique du collège public inauguré à Marseille en septembre 2005 dans la zone d'Euroméditerranée (2e arrondissement) a décidé de rendre hommage à l'écrivain en donnant son nom à cet établissement situé en plein cœur de la zone portuaire de la Joliette, qui lui était si chère.
  • La ville de Châteauneuf-les-Martigues a donné le nom de l'auteur à son Pôle culturel regroupant la médiathèque, l'école de musique et les archives municipales en 2008
  • En avril 2010, la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille décide à son tour de rendre hommage à l'écrivain, poète et journaliste en lui consacrant une exposition et plusieurs conférences.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-Claude IZZO », sur http://www.polarnoir.fr (consulté le 17 avril 2010)
  2. Libération 23 janvier 2012 p. 32, François-Xavier Gomez Gianmaria Testa, la voix ferrée. En souvenir d'Izzo.
  3. Association des Marseillais du Monde. Page Les Marins Perdus (Jean-Claude Izzo), « Le Transbordeur de Marseille » (consulté le 17 avril 2010)
  4. Jean-Claude Izzo, « Chien de nuit » (consulté le 17 avril 2010)