Banque Lazard
Lazard
| Création | 1848, La Nouvelle-Orléans (Louisiane) |
|---|---|
| Fondateurs | Alexandre Lazard Elie Lazard Simon Lazard |
| Siège social | New York, Londres, Paris |
|---|---|
| Activité | Secteur financier |
| Produits | Secteur financier Banque d'investissement Gestion d'actifs |
| Effectif | 2 601 (2011) |
| Site web | www.lazard.com |
| Chiffre d’affaires | $1 905 millions (2012) |
|---|---|
| Résultat net |
Lazard est une banque d'affaires franco-américaine dont le siège social se trouve à Hamilton aux Bermudes et les trois principaux bureaux à New York, Paris et Londres, par ordre d'influence. Les services actuels fournis aux entreprises, gouvernements et particuliers comprennent des conseils en matière de fusions-acquisitions, restructuration, collecte de fonds et gestion d'actifs.
Sommaire |
Historique [modifier]
Anciennement connu sous le nom de Lazard Frères & Co., dont les origines remontent à 1848, la banque a été fondée aux États-Unis en 1876 par trois banquiers juifs ashkénazes émigrés aux États-Unis depuis leur ville natale de Frauenberg en Lorraine : Alexandre, Elie et Simon Lazard, bientôt associés à leur beau-frère Alexandre Weill, originaire de Phalsbourg.
Bien que son métier historique soit la gestion d'actifs, Lazard est surtout connue pour son activité de conseil en fusions-acquisitions. Son caractère secret, la qualité des connexions de ses associés-gérants et de ses conseils, et dans une moindre mesure, ses tarifs plutôt en dessous de ceux du marché lui ont permis pendant longtemps de maintenir une influence sans commune mesure avec la taille de la banque elle-même. Sur le marché français, elle a même été incontournable jusqu'en 1997, date de son dernier classement comme numéro un des banques-conseils en fusions-acquisitions. Certains de ses associés-gérants, parmi lesquels Antoine Bernheim, Felix Rohatyn, Raymond Philippe et André Meyer, sont à l'origine d'empires industriels tels que Citroen, LVMH ou Cap Gemini, ou ont été décisifs dans des dossiers très délicats tels que la remise en ordre des finances de la ville de New York, la défense du franc dans les années 1930 et le Franc Poincaré, ou encore la gestion du portefeuille de valeurs mobilières de Jackie Kennedy.
La culture de la banque Lazard, sa structure de capital (société de personnes), ses légendaires conflits entre associés ont fini par limiter les options de la société et écorner l'image de toute-puissance dont a longtemps bénéficié la banque. Son P.-D. G. pendant presque 25 ans, Michel David-Weill (1977-2001), qualifié de « Dernier Empereur » à Wall Street tant son influence a été décisive jusque dans les années 1980, et dernier héritier d'une fabuleuse dynastie de banquiers, a dû finalement céder sa place à Bruce Wasserstein, un deal-maker américain qui a pris une part active à la restructuration des entreprises américaines dans les années 1980 et 1990 au sein de First Boston (devenu CSFB) puis de Wasserstein, Perella & Co (devenu Dresdner Kleinwort Wasserstein). Wasserstein a pris « à la hussarde » le contrôle capitalistique de la banque en introduisant certaines de ses activités en Bourse, afin de racheter la participation au capital des familles historiques, non sans difficultés puisque cette opération s'est soldée par le départ de certains associés décisifs, tel Gerardo Braggiotti (qui avait propulsé Lazard au rang de numéro un des banques-conseils en Italie en quelques années).
En 1989, Jean-Marie Messier travaille comme banquier d'affaires pour le compte de l'entreprise[1] avant de diriger la Générale des Eaux (Vivendi).
La banque d'affaires a clos l'année 2007 sur un résultat net record de 155 millions de dollars, en hausse de 67 % par rapport à 2006. La banque a récemment recruté, comme directeur exécutif senior de sa division banque d'investissement, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international, Rodrigo Rato. Matthieu Pigasse est directeur de la banque Lazard[2]
En août 2012 la Banque Lazard est choisie par le gouvernement français pour conseiller l'État dans la création de la Banque publique d'investissement[3].
Direction [modifier]
- Alexandre Lazard, Elie Lazard et Simon Lazard
- Alexandre Weill
- David David-Weill
- Pierre David-Weill : -1977
- Raymond Philippe
- André Meyer
- Michel David-Weill : 1977-2001
- Bruce Wasserstein : 2001-2009
- Kenneth M. Jacobs : 2009-
Bureaux [modifier]
Amsterdam
Atlanta
Bahreïn
Bruxelles
Bogota
Bombay
Bordeaux
Boston
Buenos Aires
Charlotte
Chicago
Dallas
Dubaï
Francfort
Hambourg
Hong Kong
Houston
Lima
Londres
Los Angeles
Lyon
Madrid
Melbourne
Milan
Minneapolis
Montevideo
Montréal
New York
Panama
Paris
Pékin
Perth
Riyad
San Francisco
São Paulo
Santiago
Séoul
Singapour
Stockholm
Sydney
Tokyo
Toronto
Washington, D.C.
Zurich
Notes et références [modifier]
- [1] Biographie de Jean-Marie Messier sur le site Zonebourse
- [2] « Matthieu Pigasse, un banquier d'influences » sur le site de Marianne
- http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120831trib000717275/moscovici-justifie-le-choix-de-la-banque-lazard-.html
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Martine Orange, Ces messieurs de Lazard, Albin Michel, 2006. ISBN 2-226-16802-8
- Anne Sabouret, Lazard Frères et compagnie, une saga de la fortune, Olivier Orban, 2003. ISBN 2-85565-379-7
- Laurent Chemineau, L'incroyable histoire de Lazard Frères : la banque qui règne sur le monde des affaires, éd. Assouline, 1998. ISBN 2-84323-071-3
- Guy-Alban de Rougemont, Lazard Frères, Banquiers des Deux Mondes (1840-1939), éd. Fayard, 2011. ISBN 978-2-213-66125-4
- Anne Sabouret, MM.Lazard Frères et Cie. Une saga de la fortune, Olivier Orban, 1987
- William D. Cohan, The Last Tycoons: The Secret History of Lazard Frères & Co., 2008
- Paul J. Newlon, Lazard Freres and Co. V. Rosenfeld (Judah) U.S. Supreme Court Transcript of Record with Supporting Pleadings, 2011
- La Banques Lazard Frères depuis La Libération, 1954