Hydroxyde de potassium

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Hydroxyde de potassium
Pastilles de KOH
Pastilles de KOH
Identification
Nom IUPAC Hydroxyde de potassium
No CAS 1310-58-3
No EINECS 215-181-3
No E E525
SMILES
InChI
Apparence solide blanc, deliquescent, inodore[1].
Propriétés chimiques
Formule brute HKOKOH
Masse molaire[3] 56,1056 ± 0,0005 g/mol
H 1,8 %, K 69,69 %, O 28,52 %,
pKb -2,29
Moment dipolaire 7,415 ± 0,002 D[2]
Propriétés physiques
fusion 380 °C[1]
ébullition 1 324 °C[1]
Solubilité dans l'eau à 25 °C : 1 100 g·l-1[1]
Masse volumique 2,044 g·cm-3[1]
Pression de vapeur saturante 1,3 hPa (719 °C)
Cristallographie
Structure type NaCl[4]
Précautions
Directive 67/548/EEC
Corrosif
C



Transport
-
   1813   

-
   1814   
NFPA 704

Symbole NFPA 704

SIMDUT[5]
D1B : Matière toxique ayant des effets immédiats gravesE : Matière corrosive
D1B, E,
SGH[6]
SGH05 : Corrosif
Danger
H302, H314,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'hydroxyde de potassium, usuellement la potasse caustique au laboratoire, a pour formule KOH.

L'hydroxyde de potassium est, à température et pression ambiante, un composé chimique blanc, dur et solide, corrosif, hygroscopique et basique. Il fond sans se décomposer avant 400°C. Du point toxicologique, cet alcali caustique, connu de toute antiquité, est un poison énergique.

Il est obtenu par électrolyse du chlorure de potassium KCl[7]. Cette opération produit également du chlore et de l'hydrogène.

Utilisations[modifier | modifier le code]

L'hydroxyde de potassium est employé dans l'industrie des engrais, dans l'industrie chimique (par exemple pour l'électrolyse alcaline de l'eau), dans la fabrication du savon ou autrefois en savonneries traditionnelles, dans le blanchiment, dans le nettoyage des peintures, dans l'industrie du caoutchouc de synthèse, mais aussi en pharmacie et médecine...

La production mondiale, très inférieure à celle de la soude caustique NaOH, n'atteint pas le million de tonnes dans les années 1990.

Dissolution en milieu eau : chimie aqueuse[modifier | modifier le code]

L'hydroxyde de potassium se dissocie totalement dans l'eau pour former une solution aqueuse d'hydroxyde de potassium K+ + OH-. La solubilité reste inférieure à celle de l'hydroxyde de sodium. À 15°C, elle ne correspond qu'à 107 g/100g d'eau. Elle croît assez peu avec la température : 178 g/100 g d'eau à 100°C.

Solubilité aqueuse

La solution KOHaqueux est bonne conductrice du courant. La conductivité de l'ion K+ est en effet meilleure que Na+. L'électrolyse alcaline de l'eau utilise donc une solution de KOHaqueux, avec des éléctrode en acier ou nickel. L'Hydrogène est produit à la cathode, l'oxygène à l'anode. Les gaz dégagés sont purs, mais le coût électrique peut être dissuasif.. En solution à 25-40 %, il est utilisé comme électrolyte dans la plupart des piles alcalines.

En solution à 5%, il est utilisé comme traitement des Molluscum Contagiosum par application cutanée

Effets sur la santé[modifier | modifier le code]

L'hydroxyde de potassium est corrosif et sa préparation dégage des vapeurs toxiques de potassium. La dissolution d'hydroxyde de potassium dans l'eau est très exothermique, ce qui rend les éclaboussures dangereuses. La potasse caustique est irritante et corrosive pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives. Elle doit être manipulée avec des gants, des lunettes de protection et une protection des voies respiratoires. En cas de contact avec la peau ou les yeux, rincez abondamment (15 à 20 minutes) avec de l'eau et consultez un médecin.

Composés apparentés alcalins ou acalino-terreux[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e HYDROXYDE DE POTASSIUM, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. (en) David R. Lide, Handbook of chemistry and physics, CRC,‎ 16 juin 2008, 89e éd., 2736 p. (ISBN 142006679X et 978-1420066791), p. 9-50
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) Bodie E. Douglas, Shih-Ming Ho, Structure and Chemistry of Crystalline Solids, Pittsburgh, PA, USA, Springer Science + Business Media, Inc.,‎ 2006, 346 p. (ISBN 0-387-26147-8), p. 64
  5. « Hydroxyde de potassium » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 24 avril 2009
  6. Numéro index 019-002-00-8 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre 2008)
  7. Le minerai à l'origine de KCl purifié se nomme communément potasse, il est parfois soit directement, soit après une courte purification utilisé comme engrais. Dans le langage courant on emploie souvent, à tort, le terme potasse comme abréviation de potassium, ainsi hydroxyde de potasse à la place de hydroxyde de potassium. On appelait autrefois la potasse caustique hydrate de potasse. Rappelons que la potasse du commerce, à la Belle Époque, n'était que du carbonate de potassium impur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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