Hydroxyde de lithium

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Hydroxyde de lithium
Hydroxyde de lithium
Identification
Nom IUPAC Hydroxyde de lithium
No CAS 1310-65-2 (anhydre)
1310-66-3 (monohydrate)
No EINECS 215-183-4
SMILES
InChI
Apparence cristaux incolores, hygroscopiques. (monohydrate)[1]
Propriétés chimiques
Formule brute HLiOLiOH
Masse molaire[3] 23,948 ± 0,002 g/mol
H 4,21 %, Li 28,98 %, O 66,81 %,
pKb -2,36
Moment dipolaire 4,754 ± 0,002 D [2]
Propriétés physiques
fusion 450 à 471 °C (monohydrate)[1]
ébullition (décomposition) : 924 °C (monohydrate)[1]
Solubilité dans l'eau à 20 °C : 109 g·l-1 (monohydrate)[1],
128 g·l-1 (20 °C,eau)
Masse volumique anhydre 2,54 solide,
monohydrate 1,51
Thermochimie
S0solide 42.81 J.K-1.mol-1
ΔfH0solide -484.93 kJ/mol
Δvap 188 kJ·mol-1 (1 atm, 1 626 °C)[4]
Précautions
Transport
-
   2679   

-
   2680   
SIMDUT[5]
E : Matière corrosive
E,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L’hydroxyde de lithium (LiOH, CAS : 1310-65-2), aussi appelé lithine, est une base corrosive, produite lors du mélange de lithium et d'eau :

\rm 2 Li + 2 H_2O \rightarrow 2 LiOH + H_2

Il est analogue à la soude (NaOH) et la potasse (KOH), bien que certaines de ses propriétés soient uniques. Son principal avantage par rapport à celles-ci concerne sa faible masse et sa plus grande densité, ce qui rend ses utilisations en milieu confiné plus pratiques.

Propriétés[modifier | modifier le code]

L'hydroxyde de lithium se présente sous la forme d'un cristal blanc hygroscopique. Il est soluble dans l'eau (128 g·l-1 à 20 °C), et faiblement dans l'éthanol. Il fond à 471 °C.

Utilisations[modifier | modifier le code]

L'hydroxyde de lithium est utilisé lors des missions spatiales[6] et dans les sous-marins pour purifier l'air. En effet, l'hydroxyde de lithium réagit avec le dioxyde de carbone :

 \rm 2 \left( LiOH, H_2O \right) + CO_2 \rightarrow Li_2CO_3 + 3H_2O

D'autres utilisations le font intervenir dans les synthèses de polymères ou comme électrolyte dans les accumulateurs.

Il est également utilisé par l'industrie nucléaire pour le conditionnement des circuits : il vient y contrer l'acidité de l'acide borique (lui-même injecté comme neutrophage). Le choix s'est porté sur lui car une faible partie du bore 10 se transforme en Lithium par réaction B(n, alpha)Li (environ 2 %).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d HYDROXYDE DE LITHIUM, MONOHYDRATE, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. (en) David R. Lide, Handbook of chemistry and physics, CRC,‎ 16 juin 2008, 89e éd., 2736 p. (ISBN 142006679X et 978-1420066791), p. 9-50
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc,‎ 2009, 90e éd., Relié, 2804 p. (ISBN 978-1-4200-9084-0)
  5. « Hydroxyde de lithium » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  6. Par une manipulation in extremis, l'équipage de la mission Apollo 13 survécut en exploitant cette réaction.