Ferricyanure de potassium

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Ferricyanure de potassium
Poudre de ferricyanure de potassium
Poudre de ferricyanure de potassium
Identification
Nom IUPAC hexacyanoferrate(III) de potassium
Synonymes

prussiate rouge
rouge de Prusse
hexacyanoferrate de potassium (III)

No CAS 13746-66-2
No EINECS 237-323-3
PubChem 6093276
26250
SMILES
InChI
Apparence poudre cristalline rouge[1].
Propriétés chimiques
Formule brute C6FeK3N6K3Fe(CN)6
Masse molaire[2] 329,244 ± 0,008 g/mol
C 21,89 %, Fe 16,96 %, K 35,63 %, N 25,53 %,
Propriétés physiques
Solubilité dans l'eau : 460 g·l-1[1]
Masse volumique 1,89 g·cm-3[1]
Précautions
SIMDUT[3]

Produit non contrôlé
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le ferricyanure de potassium (K3[Fe(CN)6]) aussi connu comme prussiate rouge, rouge de Prusse, ou hexacyanoferrate de potassium (III), est un composé de coordination stable à la température et à la pression qui forme des cristaux rouge rubis.

Cristaux de ferricyanure de potassium

Il est soluble dans l'eau et ses solutions présentent une fluorescence jaune-vert. Il est fabriqué en passant du chlore gazeux dans une solution de ferrocyanure de potassium. Le ferricyanure de potassium forme un précipité.

En photographie argentique ce produit était couramment utilisé comme affaiblisseur de l'image, qu'il s'agisse de négatifs ou de tirages, soit en bain de blanchiment préalable à un virage, soit par affaiblissement local au moyen d'un pinceau pour la retouche.
Il est aussi utilisé dans des anciens procédés, tel que le Cyanotype dans lesquels il réagit avec des ions Fer II pour donner du bleu de Prusse, ainsi qu'en photogravure.

En cas d'accident nucléaire, l'hexacyanoferrate (AFCF) dérivé du bleu de Prusse peut faire partie de complexants destinés à limiter l'ingestion de radionucléides, ajouté la ration alimentaire d’animaux d'élevages par exemple (il abaisse le transfert métabolique au lait d'un facteur 5 à 10 [4]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c FERRICYANURE DE POTASSIUM, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. « Ferricyanure de potassium » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 24 avril 2009
  4. H. Maubert, D. Robeau, P. Renaud, I. Linge, O. Pavlovski et I. Ossipiants (Institut de protection et de sûreté nucléaire, CE Cadarache, Institut de Sûreté nucléaire de Moscou, ), Réflexions sur le respect des niveaux d'intervention dans un territoire contaminé par un dépôt accidentel de césium 137 , Radioprotection 1995, Vol. 30, n° 4, pages 495 à 508 ; Accepté : 4 avril 1995 et révisé : 7 février 1995, PDF, 14 pages (Résumé)