Marie-Victorin

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Marie-Victorin vers 1920

Frère Marie-Victorin (né Conrad Kirouac le à Kingsey Falls, Québec et mort le à Montréal dans la même province) est un religieux canadien, botaniste, intellectuel et écrivain. Au XXIe siècle, il est surtout connu pour ses travaux en botanique qui ont probablement culminé avec la publication de sa Flore laurentienne et l'élaboration de l'herbier Marie-Victorin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin dans son laboratoire à la faculté des sciences de l'université de Montréal, vers 1925

Il rejoint l'ordre des Frères des Écoles chrétiennes en 1901 à l'âge de 16 ans. Son nom religieux viendrait de Marius Victorinus.

Instruit à l'Université de Montréal, il devient professeur de botanique en 1920. Il est le fondateur et le directeur de l'Institut botanique de Montréal en 1922, et le fondateur du Jardin botanique de Montréal en 1931. Il fonde en 1923 la Société canadienne des sciences naturelles et la dirige jusqu'en 1940 la[1]. À travers celle-ci, il inspire la création des Cercles des jeunes naturalistes en 1931.

Frère Marie-Victorin admirait le naturaliste Léon Provancher. Auteur de beaucoup d'ouvrages, on lui doit notamment celui sur la botanique du Québec : la Flore laurentienne, 917 pages de descriptions accompagnées de 2 800 illustrations. Cet ouvrage, encore vendu en 2014, a connu de multiples éditions. Dans ses Croquis laurentiens, il raconte poétiquement son amour de la nature. Il a aussi publié une Flore de l'Anticosti-Minganie. Hors du domaine scientifique, il a produit un recueil de nouvelles, Récits laurentiens, en 1919.

Figure publique et intellectuelle importante au Québec, il fut honoré du Prix David en 1923 et 1931.

Marie-Victorin est décédé dans un accident de voiture en juillet 1944 à Montréal à l'âge de 59 ans. On a nommé en son honneur un pavillon de l'Université de Montréal dont le nouveau campus était alors en construction sur le mont Royal.

Le génie du frère Marie-Victorin tient à sa vision d'avant-garde et à son intelligence des composantes de la plante.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Récits laurentiens (1919)
  • Croquis laurentiens (1920)
  • Flore laurentienne (1935)
  • La Flore du Témiscouata (1916)[2]
  • Flore de l'Anticosti-Minganie (1969)
  • Mon miroir - Journaux intimes 1903-1920 - Texte intégral, 2004, Éd. Fidès. , Édition établie et annotée par Gilles Beaudet et Lucie Jasmin

Honneurs[modifier | modifier le code]

Statue du frère Marie-Victorin au Jardin botanique de Montréal

Éponymie[modifier | modifier le code]

Le frère Marie-Victorin est une des personnalités québécoises du XXe siècle qui a la plus été honorée dans la toponymie.

  • La circonscription électorale provinciale de Marie-Victorin se trouve à Longueuil.
  • Le pavillon Marie-Victorin est un immeuble faisant partie du campus de l'Université de Montréal. Il est le siège de la faculté des arts et des sciences et également des sciences de l'éducation.
Pavillon Marie-Victorin de l'Université de Montréal

Quelques espèces nommées par Marie-Victorin[modifier | modifier le code]

Conrad Kirouac avec un chardon de Mingan en 1928

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Société canadienne d'histoire naturelle sur archives.uqam.ca
  2. University of Ottawa > La Flore du Temiscouata : mémoire sur une nouvelle exploration botanique de ce comté de la province de Québec
  3. a et b Recherche sur le site de la Commission de toponymie du Québec.
  4. À propos du parc Marie-Victorin
  5. Cirsium minganense

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Institut des Frères des Écoles Chrétiennes, Biographies Lasalliennes : notices choisies -, vol. 4e série, Maison Saint Jean-Baptiste de La Salle, Rome,‎ 24 février 1966
  • Robert Rumilly, Le Frère Marie-Victorin et son temps, Montréal, Les Frères des Écoles Chrétiennes,‎ 1948, 489 p.
  • Louis-Philippe Audet, Le frère Marie-Victorin. Ses idées pédagogiques, Québec, Éditions de l'Érable,‎ 1942, 283 p.
  • Conrad Kirouac, Frère Marie-Victorin /Mon miroir : Journaux intimes 1903 - 1920, Montréal, Québec, Canada, FIDÈS,‎ juin 2004, 1e éd., 816 p. (ISBN 2-7621-2569-3)
  • Madeleine Lavallée, Marie-Victorin: Un Itineraire Exceptionnel, St Hubert Quebec, Les Editions Héritage,‎ 1983, 273 p. (ISBN 0-7773-5654-6)
  • André Bouchard, Marie-Victorin à Cuba : Correspondances avec le frère Léon, Montréal, Québec, Canada, les Presses de l'Université de Montréal,‎ 3e trimestre 2007, 1e éd., 220 p. (ISBN 978-2-7606-2066-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Vict. est l’abréviation botanique officielle de Marie-Victorin.
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