Francis Cassidy

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Francis Cassidy
Image illustrative de l'article Francis Cassidy
Fonctions
Maire de Montréal
1873 – 1873
Prédécesseur Charles-Joseph Coursol
Successeur Aldis Bernard
Député de Montréal-Ouest
1871 – 1873
Prédécesseur Alexander Walker Ogilvie
Successeur John Wait McGauvran
Biographie
Date de naissance 17 janvier 1823
Lieu de naissance Saint-Jacques-de-l'Achigan
Date de décès 14 juin 1873
Lieu de décès Montréal
Parti politique Parti conservateur du Québec
Profession Avocat

Francis Cassidy, né le 17 janvier 1823 à Saint-Jacques-de-l'Achigan et décédé le 14 juin 1873 à Montréal, est un avocat et un homme politique canadien. Il fut maire de Montréal quelques mois en 1873.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Les parents de Francis Cassidy venaient d'Irlande. Émigrés au Canada, ils se sont établis à Saint-Jacques l'Achigan où ils ont acheté une petite terre. C'est là que naquit Francis Cassidy en 1823, dans une famille modeste. Il fut remarqué, dès son bas âge, pour sa vivacité intellectuelle.

Après avoir terminé ses études au Collège de l'Assomption, il part à Montréal pour devenir avocat. Il entre chez MM. Moreau et Leblanc comme clerc avocat. Peu rémunéré, il commença à donner des leçons de français afin de pouvoir payer sa pension.

Carrière juridique[modifier | modifier le code]

Il fut reçu avocat en 1848. Après avoir pratiqué quelque temps, Louis-Hippolyte La Fontaine, qui venait de monter au pouvoir, lui offrit un emploi dans le département des lois. Cassidy quadruplait ainsi son salaire, ce qui était une offre séduisante pour un jeune homme qui jusque-là avait vécu si pauvrement. Il continua également son métier d'avocat et entra en société avec MM. Moreau et Leblanc. Il devint, au criminel et au civil, l'un des avocats les plus brillants du barreau de Montréal.

Il a plaidé un très grand nombre de causes dont plusieurs célèbres. Citons en particulier "Dorion et Dorion", "Kicrzkowski et Dorion", "Lemoine et Lionais", "Guibord et les marguilliers de la paroisse de Montréal".

Contemporain et ami des Dorion, des Papin, des Doutre, il les suivit naturellement sous le drapeau libéral, mais de loin et avec prudence. Décidé à rester avant tout avocat, il s'occupa de politique juste ce qu'il fallait pour ne pas froisser ses amis. À plusieurs reprises, il refusa de se porter candidat pour la chambre d'assemblée.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1863, il refusa d'être solliciteur-général de l'administration McDonald-Sicotte. Il ne voulait entrer dans la politique qu'après sa fortune faite, pour y jouer un rôle digne de sa réputation, y être indépendant, juste et honnête comme il l'avait été dans le barreau. Il crut, en 1871, qu'il ne pouvait refuser plus longtemps de se rendre aux désirs de l'opinion publique et aux sollicitations de ses amis politiques. Il accepta la candidature pour Montréal-Ouest et fut élu par acclamation.

Nommé, en 1873, représentant de la grande division ouest de Montréal à la chambre locale, il a été élu unanimement maire de Montréal en février 1873. Il meurt peu de temps après (en juin) des suites d'une maladie à l'âge de 50 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Biographies et portraits / L.O. David, Montréal, 1876.