Jean Doré

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Jean Doré
Jean Doré (1990)
Jean Doré (1990)
Fonctions
39e maire de Montréal
9 novembre 19866 novembre 1994
(&&&&&&&&&&&029197 ans, 11 mois et 27 jours)
Prédécesseur Jean Drapeau
Successeur Pierre Bourque
Biographie
Date de naissance 12 décembre 1944 (69 ans)
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Parti politique Rassemblement des citoyens de Montréal
Profession avocat et homme politique

Jean Doré (Montréal, 12 décembre 1944 -) est un avocat et un homme politique canadien (québécois). Il a été le 39e maire de Montréal, de 1986 à 1994.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Centre-Sud de Montréal, Jean Doré fait ses études classiques au Collège Sainte-Croix (1964), puis obtient une licence en droit de l'Université de Montréal. Il s'intéresse aux affaires étudiantes et devient président de l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal en 1967. Il travaille brièvement à Radio-Canada en 1970[1], puis devient attaché de presse du chef du Parti québécois, René Lévesque, durant la campagne électorale de 1970 et en 1971[2].

En 1972, il assume les fonctions de directeur général de la Fédération des associations coopératives d'économie familiales (ACEF), puis accède à la présidence, en 1975[1]. À ce titre, il intervient dans le débat qui a entouré l'adoption de la première Loi québécoise de protection des consommateurs[3].

Carrière publique[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière d'avocat, Jean Doré milite activement au sein de la Ligue des droits de l'Homme[3] et participe à la fondation du Rassemblement des citoyens de Montréal en 1974. Il en devient le trésorier[1].

Doré est également présent au petit écran. En 1978. il présente une série de 20 émissions sur la publicité à la télévision de Radio-Québec, en collaboration avec le publicitaire et professeur Claude Cossette[4].

Il accède au poste de chef du RCM en 1982 et brigue les suffrages lors de l'élection du 14 novembre. Il est défait par le maire sortant Jean Drapeau, qui obtient son 8e mandat avec 174 306 voix contre 129 706 pour Doré. Sa bonne performance fait en sorte que le RCM revient en force au conseil avec 15 conseillers sur 54. Il devient le chef de l'Opposition et obtient un siège de conseiller municipal en 1984, dans une élection partielle.

Maire de Montréal[modifier | modifier le code]

Profitant du retrait de la vie politique du maire Drapeau, Jean Doré est élu le 39e maire de Montréal, le 9 novembre 1986 avec 70 % des voix (230 025 voix contre 99 739 pour son adversaire Claude Dupras du Parti civique). Les candidats du RCM obtiennent du même souffle 55 des 58 postes de conseillers. Au cours de son premier mandat, il met en place les mesures de décentralisation de l'administration inscrites au programme du RCM. Son administration installe un processus de consultation publique et créée les bureaux Accès Montréal pour rapprocher l'administration municipale des citoyens.

Son administration est également responsable des Fêtes du 350e anniversaire de Montréal. Les célébrations du 350e sont l'occasion de transformer le vélodrome du Parc olympique en Biodôme, d'aménager un jardin chinois au Jardin botanique de Montréal, et de réaliser le Musée Pointe-à-Callière dans le Vieux-Montréal. Réélu avec 59 % des voix en 1990, son deuxième mandat est marqué par un ralentissement important de l'économie. Il est défait par Pierre Bourque en 1994.

Rupture avec le RCM[modifier | modifier le code]

En froid avec le RCM en raison de ses positions sur la privatisation de certains services municipaux, il tente un retour en politique à l'élection municipale de 1998 sous la bannière d'Équipe Montréal, mais sera battu une deuxième fois par Pierre Bourque. Quelques jours avant l'élection, il est victime d'un entartage au cours du tournage d'une émission de télévision[5].

Il occupe aujourd'hui le poste de Directeur principal, développement des affaires, financement institutionnel et services bancaires, à la Caisse centrale Desjardins. Il est également actif dans les milieux communautaires et culturels de Montréal et préside la Fondation des Auberges du cœur, un organisme qui héberge des jeunes sans abri ou en difficulté[6], depuis 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Marsolais. Claude V. et al. (1993) Histoire des maires de Montréal. Montréal:VLB Éditeur. Page 314.
  2. Godin, Pierre (1997). René Lévesque, vol. 2 : Héros malgré lui (1960-1976), Boréal, Montréal. pp. 454-456; 539-541
  3. a et b [doc] Fondation des Auberges du cœur, « Jean Doré, notes biographiques » (consulté le 18 juilledt 2007)
  4. Cossette, Claude. La Publicité, déchet culturel. Université Laval. 2001. Page consultée le 18 juillet 2007.
  5. Trottier, Éric. Doré entarté en pleine Fin du monde, dans La Presse, le 29 octobre 1998.
  6. Fondation des Auberges du cœur. Jean Doré, président de la Fondation des Auberges du coeur. Page consultée le 18 juillet 2007.

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean Doré — Site de la Ville de Montréal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]