Forces armées saoudiennes

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Forces armées saoudiennes
(arabe : القوات المسلحة الملكية السعودية)
Drapeau militaire de l'armée saoudienne
Drapeau militaire de l'armée saoudienne
Fondation 1932
Quartier-général Riyad
Commandement
Commandant Roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud
Ministre de la Défense Salmane ben Abdelaziz Al Saoud
Chef d'état-major Général Huseen ibn Abdullah al-Gubayel
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 ans
Troupes régulières 233 500 hommes (2010)[1]
Déployés hors du pays 1 000 hommes Drapeau de Bahreïn Bahreïn
Réservistes 25 000 hommes
Budgets
Budget 48,2 milliards de dollars US (2011)
Pourcentage du PNB 11,4 % (2011)
Industrie
Fournisseurs nationaux BAE Systems Saudi Arabia
Alsalam Aircraft Company
Abdallah Al Faris Company for Heavy Industries
Military Industries Corporation
Advanced Electronics Company
Fournisseurs étrangers Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la Turquie Turquie

Les forces armées saoudiennes comprennent l'ensemble des structures militaires de défense du royaume d'Arabie saoudite placées sous la responsabilité du Ministre de la Défense, ainsi que la Garde nationale d'Arabie saoudite (SANG) qui reste indépendante du ministère.

Elles sont constituées d'une armée de terre, d'une armée de l'air, d'une marine, d'une défense aérienne, d'une garde nationale, et de forces paramilitaires, au total environ 200 000 personnels d'active. On peut aussi y ajouter les services de renseignements militaires (les Mukhabarat).

Budget[modifier | modifier le code]

En 2009, 8,2 % du PNB est consacré aux forces armées et son budget de la défense était de 39,2 milliards de dollars US en 2009[2]. En 2013, selon, l'IISS, il était de 59,6 milliards de dollars US après une hausse de 14 % par rapport â 2012, soit le 4e rang mondial derrière la Russie et devant le Royaume-Uni[3].

Composition des forces armées[modifier | modifier le code]

En 2005, les effectifs étaient de 75 000 hommes pour l'armée ; 18 000 dans l'aviation ; 16 000 dans la défense aérienne ; 15 500 dans la marine (dont 3 000 Marines) ; et 75 000 personnels d'active dans la garde nationale à quoi s'ajoute les réserves tribales pour 25 000 hommes[4].

Le prince Sultan bin Abdulaziz a occupé la fonction de ministre entre 1962 et 2011. Son frère de sang Abdulrahman bin Abdulaziz en est le vice-ministre. Son fils aîné Khaled ben Sultan, a été nommé Ministre adjoint de la Défense pour les affaires militaires en novembre 2011.

La Garde nationale[modifier | modifier le code]

La garde nationale qui est commandée par le fils du roi Abdallah, le prince Mutaib bin Abdullah n'est pas une force de réserve mais une unité pleinement opérationnelle de première ligne, principalement recrutée dans les forces militaro-religieuse tribales d'Ibn Saoud, les Ikhwan.

Son existence moderne est cependant directement attribuable au fait qu'elle est l'armée privée du roi Abdallah depuis les années 1960 et, pour cela fut constamment maintenue en dehors de l'influence du ministère de la défense. La garde nationale devint le contre-pouvoir à la faction des Sudairi de la famille royale : le Prince Sultan, le ministre qui contrôle le reste des forces armées étant l'un des « Sept Sudairi[5] ».

Humvee saoudien lors de l'opération des Nations unies en Somalie (UNOSOM II), 19 décembre 1983.

Organisation et armement[modifier | modifier le code]

L’armée de terre[modifier | modifier le code]

AMX AuF1 et AMX-10 P de la 20e brigade mécanisée de la force terrestre du royaume saoudien à la fin de la guerre du Golfe de 1991.
une roquette Avibras lancé depuis le lance roquette multiple de construction brésilienne ASTROS SS-30
Un RSAF Tornado F3 pendant l’opération Tempête du désert en 1991
HMS "Makkah", une frégate de classe Al Riyadh .

L'armée comprend, en 2006, trois brigades blindées, cinq brigades mécanisées, une brigade aéroportée, une brigade des "Royal Guard", et huit bataillons d'artillerie. Elle dispose aussi d'un commandement aérien avec deux brigades d'aviation[4].

Ses principaux équipements consistent, à cette date en une combinaison de véhicules blindés américains et français : 315 chars M–1A2 Abrams, 290 AMX-30 (en réserve), et 450 M60A3; 300 engins de reconnaissance; plus de 570 AMX-10 P et 400 véhicules blindés de combat d'infanterie M–2 Bradley; plus de 3 000 transports de troupes M113; plus de 200 pièces artillerie tractées; 110 pièces d'artillerie auto-portées; 60 lance roquette multiple; 400 mortiers; 10 systèmes de missiles sol-sol; près de 2 000 armes guidées antichars; environ 200 lance-roquettes; 12 hélicoptères d'attaque; 50 hélicoptères de transport; et 1 000 missiles sol-air[4].

La force aérienne[modifier | modifier le code]

Article principal : Royal Saudi Air Force.

La Royal Saudi Air Force est l'une des mieux équipés du monde arabe en appareils de hautes performances avec plus de 600 avions dont environ 300 de combat F-15 et Panavia Tornado. Mais son niveau opérationnel n'est, à priori, pas élevé.

L'armée de l'Air est composée, en 2006, de sept escadrons d’avions de combat et d'attaques au sol, six escadrons d'avions de combat et sept d'entrainement. Au moins 15 aéroports militaires actifs ont été recensés sur le territoire[4].

L’aviation du royaume s'est récemment équipée d'Eurofighter Typhoons et de Tornado IDS remis à niveau, de F-15 Eagle et de F-15E Strike Eagle. L'Arabie saoudite possède aussi 80 F-15 Eagle en commande et une option pour acheter 72 autres Eurofighter Typhoons.

La marine[modifier | modifier le code]

Article principal : Marine royale saoudienne.

La marine royale saoudienne a été créée en 1960. Longtemps équipés de patrouilleurs pour surveiller le golfe Persique et la mer Rouge, elle a acquis dans les années 1980 treize petites corvettes puis dans les années 1990 trois frégates françaises de Classe La Fayette.

La marine est divisée en deux flottes : la flotte occidentale est basée à Djeddah, Jizan, et Al Wajh, la flotte orientale est basée à Al Jubayl, Ad Dammam, Ras al Mishab, and Ras al Ghar. Le corps des marines est organisée en un régiment d'infanterie à deux bataillons[4].

Les navires actifs comprennent, en 2006, 11 navires de surface de combat, 65 navires patrouilleurs et de gardes-côtes, 7 chasseurs de mines, 8 vaisseaux de transport amphibie et 7 navires de support. L'aviation navale comprend 19 hélicoptères de support[4].

Forces de missiles balistiques[modifier | modifier le code]

L'Arabie saoudite à acquit en 1987 auprès de l'Industrie de l'armement de la République populaire de Chine des missiles balistiques à portée intermédiaire DF-3 ayant une charge utile conventionnelle ou potentiellement nucléaires de 2 tonnes et d'une portée estimé entre 1 500 et 2 500 km. On estime leur nombre à entre 30 et 120 missiles et entre 9 et 12 tracteurs-érecteurs-lanceurs[6] réparti, en 2013, sur trois sites[7]. On suppute en 2013 qu'ils seraient remplacé par des missiles chinois plus modernes[8].

Fournisseurs[modifier | modifier le code]

L'Arabie saoudite est depuis les années 1980 l'un principaux clients de l'industrie de l'armement mondiale et depuis les années 1990 le principal importateur d'armes du Proche-Orient[9]. Si son principal fournisseur sont les États-Unis avec plus de 75 milliards de dollars de contrats entre 2004 et 2014[10] suivi des membres de l'Union européenne (France, Royaume-Uni, Italie, Belgique...)[11], elle prend également commande auprès des autres principales puissances économiques du monde tels la Chine, la Russie ou le Brésil. Ces achats servent principalement à garantir des relations diplomatiques favorables.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) The Military Balance 2010, Londres, Routledge,‎ 3 février 2010 (ISBN 1857435575), pp. 269–272
  2. http://milexdata.sipri.org/result.php4 consulté le 15 février 2012
  3. (en) « Saudi Arabia 4th largest military spender in the world », sur ANSAmed,‎ 6 février 2014 (consulté le 6 avril 2014)
  4. a, b, c, d, e et f Country Profile: Saudi Arabia, Sept. 2006 Library of Congress
  5. Global Security – SANG
  6. (en) Sean O'Connor, « Saudi Arabia's Ballistic Missile Force », sur IMINT & Analysis,‎ 10 février 2009 (consulté le 6 avril 2014)
  7. (en) Oren Dorell, « Report: Saudi missile sites target Iran, Israel », sur USA Today,‎ 14 juillet 2013 (consulté le 6 avril 2013)
  8. (en) Jeffrey Lewis, « Saudi Arabia’s Strategic Dyad », sur Arms Control Wonk,‎ 15 juillet 2013 (consulté le 6 avril 20147)
  9. [PDF](en) Carina Solmirano, Pieter d. Wezeman, « Military spending and arms procurement in the Gulf States », sur SIPRI,‎ Octobre 2010
  10. (en) « Report: Saudi anti-tank missile order could bolster Syrian rebels », sur World Tribune,‎ 20 décembre 2013 (consulté le 6 avril 2014)
  11. (en) « Weapons Exports: EU Nations Sell the Most Arms to Saudi Arabia », sur The Spiegel,‎ 19 mars 2012 (consulté le 6 avril 2014)