Longwood House

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15° 56′ 41.5″ S 5° 41′ 18.2″ O / -15.944861, -5.688389 ()

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Longwood House
Longwood House le 12 janvier 2008

Longwood House est un bâtiment qui fut la dernière résidence de Napoléon Ier lors de son exil sur l'île de Sainte-Hélène. Napoléon Ier y séjourna du 10 décembre 1815 au 5 mai 1821, jour de sa mort.

Elle est située sur une plaine exposée au vent à 6 km de Jamestown, la ville de l'île. Anciennement résidence d'été du Lieutenant-Gouverneur de l'île, elle fut réservée à l'usage de l'Empereur en 1815. Le gouvernement britannique reconnaissait qu'elle était inadéquate pour être la résidence de l'ancien empereur et son entourage, et au moment de sa mort venait de construire une nouvelle maison à proximité, New Longwood, mais que Napoléon n'occupa jamais. En février 1818, il avait été question de déménager Napoléon à Rosemary Hall, une maison de bonnes proportions située dans la partie plus hospitalière et plus ombragée de l'île[1]. Mais, des révélations inopportunes de Gourgaud à cette époque firent craindre au gouvernement britannique les risques d'une évasion devenant plus aisée, et firent annuler ce projet. Aussi, la construction de la nouvelle maison à Longwood commença-t-elle en début octobre 1818.

Après la mort de l'Empereur, Longwood fut restituée à la compagnie des Indes orientales, puis plus tard à la Couronne britannique et fut utilisée comme maison agricole. Son absence d'entretien fut rapportée à Napoléon III qui négocia avec le gouvernement de Londres, le transfert de propriété à la France. En 1858, Longwood House devint la propriété du gouvernement français, ainsi que la vallée du Tombeau où avait été initialement enterré Napoléon, pour une somme totale de 7 100 livres sterling. Depuis, un représentant français vit sur l'île en permanence pour s'occuper des deux propriétés, gérées par le ministère français des Affaires étrangères.

En 1959, une troisième propriété, les Briars, où Napoléon passa ses deux premiers mois le temps que Longwood soit aménagé, fut donnée au gouvernement français par Dame Mabel Brookes.

La maison de Longwood n'est pas très grande : elle comprend une véranda, un parloir avec un billard, le salon où Napoléon mourut sur un lit de camp, une salle à manger, une bibliothèque et les deux pièces servant de chambre à l'Empereur avec une salle de bain où se trouve une baignoire en cuivre. Le gouverneur de Sainte-Hélène durant la captivité de Napoléon, sir Hudson Lowe, l'avait lui-même admis dans un rapport au ministre Bathurst : « ni le mobilier ni l’aspect général ne correspondent à ce qui pourrait être fourni à un officier du grade de général dans tout autre endroit, car le tout est d’une qualité très en deçà de ce qui équipe ma maison ; son habitation relève davantage d’une maison ordinaire et rurale en Angleterre[2]. »

Le jardin a repris sa configuration que lui avait donnée Napoléon[3]. En revanche les environs ont changé, principalement du fait que l'éradication des chèvres sauvages et des rats sur l'île ont permis à la végétation tropicale de reconquérir les terrains qu'elle avait perdus au XIXe siècle.

En 2012, des travaux de rénovation sont lancés, cofinancés par l’État français et une souscription auprès du grand public menée par la Fondation Napoléon[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Albert Benhamou, L'autre Sainte-Hélène: la captivité, la maladie, la mort, et les médecins autour de Napoléon, 2010, p.138, extrait des Lowe Papers, rapport de Hudson Lowe au ministre Bathurst
  2. Albert Benhamou, Ibid., p. 54, extrait des Lowe Papers
  3. Pour une description de 1821, voir "Le journal du lieutenant Oakley - page 2"
  4. « Napoléon : son dernier “palais” sauvé de la ruine », Le Point, 17 février 2012.

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