Coquelin aîné

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Coquelin ainé en 1880.

Benoît Constant Coquelin, dit Coquelin aîné, est un acteur français, né à Boulogne-sur-Mer le 23 janvier 1841 et mort à Couilly-Pont-aux-Dames le 27 janvier 1909, surnommé ainsi pour le distinguer de son frère Ernest, dit Coquelin cadet. Il est l'un des comédiens les plus notoires de son temps, et crée notamment le rôle de Cyrano de Bergerac.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1860, après avoir reçu le premier prix de comédie au Conservatoire, il débute à la Comédie-Française dans des rôles de valets du répertoire classique. Il en devint sociétaire en 1864. En vingt-cinq années, il y crée plus de quarante rôles.

Il quitte la Comédie-Française en 1886 et pendant plusieurs années donne des représentations en Europe et en Amérique. Il est ensuite engagé dans divers théâtres parisiens. Il revient brièvement à la Comédie-Française en 1891, comme pensionnaire ; il y crée Thermidor de Victorien Sardou, pièce interdite dès la troisième représentation. En 1895, il entre au théâtre de la Renaissance.

L'année suivante, il prend la direction du théâtre de la Porte-Saint-Martin avec son fils Jean, jusqu'en 1901 où il la laisse à son fils seul. Le guide Paris-Parisien, qui le considère en 1899 comme une « notoriété de la vie parisienne », trouve son « comique irrésistible »[1].

Dans le rôle de Don César de Bazan du Ruy Blas de Victor Hugo, 1879
Coquelin aîné
Cyrano de Bergerac (1900)
Cyrano de Bergerac

En 1897, il y crée le rôle de Cyrano de Bergerac, ce qui lui assure une gloire éternelle. Rostand lui dédie même sa pièce, en écrivant : « C'est à l'âme de Cyrano que je voulais dédier ce poème. Mais puisqu'elle a passé en vous, Coquelin, c'est à vous que je le dédie ».

En 1900, il est élu à la tête de l'Association des Artistes Dramatiques. Il est également l'auteur de nombreux ouvrages sur le théâtre.

Il meurt d'une crise cardiaque dans la « Maison des Comédiens » de Couilly-Pont-aux-Dames, une maison de retraite pour artistes dramatiques dont il avait été le principal fondateur, en 1902.

Son fils Jean Coquelin est aussi devenu acteur et joue plusieurs fois à ses côtés, notamment dans Cyrano où il incarne Ragueneau dès la création de la pièce.

Antoine Bourdelle exécute son buste en 1893, bronze conservé à la Comédie-Française.

Son nom a été donné à une avenue du 7e arrondissement de Paris : l'Avenue Constant-Coquelin.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Carrière à la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Entré en 1860 ; nommé 287e sociétaire en 1864 ; départ en 1887

Hors Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Dans le rôle de Scarron de Catulle Mendès (1905).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paris-Parisien, Ollendorff,‎ 1899, p. 26

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Noël (avec Francine Delacroix et Liliane Kalenitchenko), Les Coquelin, trois générations de comédiens, Société historique de Rueil-Malmaison, 1998
  • Jacques de Plunkett, Fantômes et souvenirs du théâtre de la Porte-Saint-Martin (1781-1941), Paris, 1946

Liens externes[modifier | modifier le code]