Comparaison biologique entre la femme et l'homme

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Anatomie féminine et masculine. Noter que la pilosité de ces modèles a été retirée.

Si certaines différences biologiques entre hommes et femmes sont majoritaires et souvent dichotomiques (comme les chromosomes sexuels, ou la constitution de l'appareil génital), d'autres différences sont d'ordre purement statistique.

Tronc commun[modifier | modifier le code]

Chaque individu d'une espèce voit sa constitution établie sur un tronc commun, auquel s'ajoute sa spécificité sexuelle.

Ce tronc commun est, pour les deux sexes, un nombre identique d'organes dont la fonction est commune : peau, cœur, intestins, foie, cerveau, nombre d'os, de muscles, présence des mêmes hormones mais en quantités différentes, etc., le tout en conformité avec son espèce (NB : la notion de race est ici caduque puisque tout individu d'une même espèce possède exactement le même nombre d'organes pour répondre à la fonction de son sexe).

Différences génétiques[modifier | modifier le code]

Sur le plan de la génétique :

Certains rares individus sont munis d'un caryotype sexuel différent :

Dans la majorité des cas, la simple présence du chromosome Y détermine un phénotype masculin.

En effet, si généralement c'est le chromosome Y qui est porteur du gène SRY qui détermine la différenciation des gonades (ovaires ou testicules) et donc la différenciation de phénotypes (féminin ou masculin), celui-ci peut dans rares cas être absent du chromosome Y ou présent sur un chromosome X. Il en résulte des phénotypes en complète contradiction avec leur caryotype, qui peuvent se traduire par des femmes porteuses d'une paire de chromosomes sexuels XY et des hommes porteurs d'une paire de chromosomes sexuels XX.

Différences phénotypiques[modifier | modifier le code]

Le phénotype est l'ensemble des caractères anatomiques, morphologiques, physiologiques et éthologiques caractérisant un être vivant donné.

La différence entre les êtres humains de sexe différent est beaucoup moins importante que chez nombre d'espèces animales.

Différences hormonales[modifier | modifier le code]

C'est l'appareil génital qui produit les hormones caractéristiques à chaque sexe. Bien qu'hommes et femmes produisent également des hormones dites caractéristiques au sexe opposé, elles sont produites, dans un cas de non-dérèglement hormonal, en quantité bien moindre.[réf. nécessaire]

La femme a un taux plus élevé d'œstrogènes, cette hormone est produite par les ovaires qui sont les gonades femelles. L'homme a un taux plus élevé d'androgènes (testostérone) produites par les testicules dans les cellules de Leydig[réf. nécessaire]

Ces hormones induiront les différences sexuelles présentes dès la naissance, différences qui se formalisent à la puberté.[réf. nécessaire]

Différences sexuelles « primaires »[modifier | modifier le code]

L'appareil génital, indifférencié à la formation de l'œuf après la fécondation, se différencie nettement dès le début de la gestation.

La femme dispose d'une vulve dont les parties visibles sont les grandes et les petites lèvres, ainsi que le clitoris. La vulve se prolonge intérieurement par le vagin, puis l'utérus qui permet à la femme de porter le développement d'un enfant (grossesse). La femme conserve ses gonades (les ovaires) à l'intérieur du ventre, de part et d'autre de l'utérus.

L'homme dispose extérieurement d'un pénis et de deux bourses, soudées en un scrotum et dans lesquelles descendent les gonades du nourrisson mâle (les testicules). Intérieurement, la prostate participe à l'élaboration du sperme. Contrairement à la femme, les gonades de l'homme sont donc à l'extérieur du ventre.

On est tenté de comparer le pénis de l'homme et le clitoris de la femme, dont le développement est bien moindre (de l'ordre du centimètre pour le clitoris, de l'ordre du décimètre pour le pénis), mais qui joue un rôle comparable dans le plaisir sexuel. En réalité le clitoris est analogue fonctionnellement à la partie supérieure du pénis, le gland, et le vagin à la partie inférieure du pénis. Les différences de taille sont ainsi plutôt grossies par le regard, ignorant le vagin et l'utérus dans cette comparaison. Globalement, puisque l'un reçoit l'autre, l'appareil génital de la femme est plus volumineux que celui de l'homme. Le clitoris est le seul organe du corps humain entièrement dédié au plaisir[1].

Alors que l'homme produit chaque jour de grandes quantités de gamètes (spermatozoïdes), la femme commence sa vie sexuelle avec un stock de gamètes (ovules) déjà constitué à la puberté, et en émet, généralement, un seul par cycle menstruel d'environ un mois lunaire.

Différences sexuelles « secondaires »[modifier | modifier le code]

Ces différences apparaissent pendant la puberté :

  • les épaules de l'homme s'élargissent (développement squelettique et musculaire) ; son pénis se développe également ;
  • chez l'homme, la voix mue, devient plus grave, alors que la voix de la femme évolue de façon plus nuancée. La femme conserve des cordes vocales plus petites et donc une voix plus aiguë (mais certaines femmes ont des voix très graves) ;
  • la pilosité se développe chez l'homme et la femme, en particulier au niveau du pubis et des aisselles ; chez l'homme, beaucoup plus rarement et beaucoup moins perceptiblement chez la femme, elle se développe également sur la face (moustache, barbe), la poitrine, le ventre (autour du nombril), les cuisses et les jambes, ainsi que sur les épaules et le dos ; les poils de l'homme sont plus gros, par contre il n'y a pas de différence sensible de longueur (même sur la tête : cheveux) ;
  • le développement des seins est spécifique à la femme, différence encore plus accentuée par la grossesse (mais cela arrive aussi à des hommes lorsque leur taux d'œstrogènes augmente, à l'adolescence ou suite à l'usage prolongé de certains médicaments ou de certains toxiques comme l'alcool) ;
  • l'anatomie de la femme est adaptée à l'accouchement par un bassin plus large, plus souple, ce qui entraîne une articulation différente de la tête du fémur sur le bassin (et donc une différence de démarche assez caractéristique).

Autres différences physiques[modifier | modifier le code]

Ces différences s'observent sur des moyennes globales.

  • la puberté apparaît légèrement plus tôt chez les filles que chez les garçons[réf. nécessaire] ;
  • taille du cerveau des femmes globalement inférieure à celle des hommes[2] ;
  • fonction respiratoire et cardiaque plus rapide chez les femmes (en lien avec leur taille moindre)[réf. nécessaire] ;
  • ossature plus légère des femmes[réf. nécessaire] ;
  • souplesse plus grande des femmes[réf. nécessaire] ;
  • proportion graisseuse plus forte (en particulier sous la peau) chez les femmes[réf. nécessaire] ;
  • conséquences de différences particulières des caractéristiques primaires évoquées, les proportions globales des parties du corps sont différentes chez l'homme et la femme[réf. nécessaire] ;

Différence de santé[modifier | modifier le code]

Il existe des différences au niveau des maladies génétiques. Du fait même que la femme ait deux exemplaires du chromosome X alors que l'homme lui n'en possède qu'un, tout gène déficient porté par le chromosome X ne peut pas être compensé chez l'homme par l'autre chromosome X, contrairement à chez la femme, d'après les règles du mode de transmission récessive liée à l'X. C'est le cas par exemple avec la mutation du gène F8 du locus q28 qui se traduit par l'hémophilie qui n'est présente que chez les hommes. De même, des gènes récessifs nécessitent chez la femme la présence de ce gène sur les deux chromosomes X, alors que chez l'homme la simple présence sur son unique chromosome X lui fera exprimer ce phénotype. C'est le cas par exemple du daltonisme qui est donc beaucoup plus courant chez les hommes que chez les femmes.

Les hommes ont un taux de mortalité infantile légèrement supérieur (même in utero) et les femmes vivent en moyenne sept années de plus [Où ?]. Bien qu'il naisse moins de filles que de garçons (le ratio est d'environ 1:1,05), les femmes sont majoritaires dans la population adulte. Les petits garçons sont plus touchés par la mortalité infantile que les filles, et le ratio se rapproche de 1 vers 5 ans. Les fausses couches dues à des anomalies du fœtus sont trois fois plus élevés chez les fœtus masculins que chez les fœtus féminins. Au-delà de 20 ans, la surmortalité masculine par rapport à celle des femmes est due aux différences sociétales qui existent entre les deux sexes et rarement aux différences génétiques : les hommes sont traditionnellement confrontés de par leurs activités et leur style de vie (usage de drogues, consommation d'alcool et de tabac, attitudes), à des situations qui entraînent plus souvent la mort que chez les femmes.[réf. nécessaire]

Différences cognitives[modifier | modifier le code]

De nombreuses études isolées montrent statistiquement des différences cognitives entre hommes et femmes mais seules des méta-analyses permettent de tirer des conclusions fiables. Ainsi plusieurs méta-analyses montrent qu'il n'y a pas de différence de répartition des aires du langage dans le cerveau entre les deux sexes (mythe des « femmes plus douées pour le langage que les hommes »)[3], qu'il n'y a pas de base neuronale aux différences de cognition spatiale entre les sexes (mythe des « hommes plus doués pour l'orientation »)[4],[5], que le corps calleux interconnectant les deux hémisphères cérébraux n'est pas plus grand chez les femmes (mythe des « femmes douées pour faire plusieurs choses à la fois »)[6].

Certains chercheurs estiment que des différences statistiquement observées peuvent être en partie expliquées par des caractéristiques physiques (maturation plus lente des lobes frontaux chez les garçons, effets de la testostérone prénatale[7]) et que ces menues différences initiales, si elles existent, sont amplifiées ou créées de toutes pièces par l'éducation, alors qu'elles peuvent être compensées[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. « La taille du cerveau comparaison femme-homme », sur futura-sciences.com,‎ 22 mai 2005
  3. (en) Anelis Kaiser, Sven Haller, Sigrid Schmitz et Cordula Nitsch, « On sex/gender related similarities and differences in fMRI language research », Brain Research Reviews, vol. 61, no 2,‎ octobre 2009, p. 49-59 (DOI 10.1016/j.brainresrev.2009.03.005)
  4. (en) Giuseppe Iaria et col, « Cognitive Strategies Dependent on the Hippocampus and Caudate Nucleus in Human Navigation : Variability and Change with Practice », The Journal of Neuroscience, vol. 13, no 13,‎ juillet 2003, p. 5945-5952
  5. (en) Pamela Banta Lavenex et Pierre Lavenex, « Spatial relational learning and memory abilities do not differ between men and women in a real-world, open-field environment », Behavioural Brain Research, vol. 207, no 1,‎ 11 février 2010, p. 125-137 (DOI 10.1016/j.bbr.2009.09.046)
  6. Catherine Vidal, Féminin/Masculin : mythes et idéologie, Belin,‎ 2006, 123 p. (ISBN 978-2-7011-4288-3)
  7. « Les neuroscientifiques supposent en général que l'agitation plus grande des garçons est due à une maturation plus lente des lobes frontaux qui assurent le contrôle inhibiteur, "mais curieusement, les recherches ne confirment pas du tout cette hypothèse", poursuit Lise Eliot. La testostérone prénatale pourrait jouer un rôle dans le fait que les garçons soient plus actifs, voire plus agressifs. » dans Garçons et filles ont des têtes aussi bien faites, article du quotidien Le Monde, daté du 4 septembre 2011 (accès réservé aux abonnés).
  8. « "Les différences véritablement innées - celles des capacités verbales, des niveaux d'activité, de l'inhibition, de l'agressivité et, peut-être, de la sociabilité - sont petites, toutes petites : de simples tendances qui influencent un peu le comportement des enfants, mais ne déterminent rien du tout par elles-mêmes, explique la neuroscientifique. Ce qui compte surtout, c'est la façon dont les enfants passent leur temps, c'est le regard que l'on porte sur eux, et les conséquences de toutes leurs interactions avec leur entourage sur les circuits neuronaux." » dans Garçons et filles ont des têtes aussi bien faites, article du quotidien Le Monde, daté du 4 septembre 2011 (accès réservé aux abonnés).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]