Rien ne va plus (film, 1997)

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Rien ne va plus

Réalisation Claude Chabrol
Scénario Claude Chabrol
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France TF1 Films Productions
Drapeau : Suisse CAB Productions
Drapeau : Suisse TSR
Drapeau : Suisse Teleclub
Drapeau : France Rhône-Alpes Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Suisse Suisse
Genre Comédie dramatique, Thriller
Sortie 1997
Durée 105 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rien ne va plus est un film franco-suisse réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1997.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Victor a soixante ans, Betty, la moitié de son âge. Ils forment un couple disparate et bien malin qui pourrait dire leurs rapports réels, sinon ceux d'une association de malfaiteurs. Ils sillonnent la France et les pays limitrophes à bord d'un camping-car, recherchant particulièrement les congrès professionnels où Betty se charge de trouver des pigeons. Ils ne se font jamais prendre car ils restent modestes dans leurs exactions. Jusqu'au jour où une de leurs opérations les entraîne sur le terrain inconnu et dangereux du blanchiment de l'argent douteux.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Dans ce film, on entend le final de Tosca, opéra de Giacomo Puccini (1899-1900).

Accueil[modifier | modifier le code]

« Trouble in Chabroland. Fidèle à sa dialectique, Claude Chabrol fait donc succéder à un chef-d’œuvre, La Cérémonie, ce qu’il a coutume d’appeler lui-même "une couillonnerie". Fondé sur la littérature de gare, les chromos de romans-photos, la laideur des mauvais téléfilms, Rien ne va plus ne fait que refléter vainement ces clichés et finit par ressembler à du Mocky auteuriste.

Comme Hitchcock avant lui, il est devenu un expert en publicité, tirant profit de sa tête malicieuse et de son physique débonnaire. Quand le film est réussi, il s’efface ; quand il est raté, il paie de sa personne, monte au créneau et trouve le truc marketing qui permettra de faire passer la pilule. Pour Rien ne va plus, où il est un peu question de jeu et de chiffres, Chabrol et Marin Karmitz son fidèle producteur ­ont inventé le leurre génial du "cinquantième film de Claude Chabrol". [...] Avec un peu de chance et pas mal de complaisance, l’opération devrait fonctionner correctement. »

— Les Inrocks, Frédéric Bonnaud[1]

« Gonflé, Chabrol ! Désinvolte, il s'offre une dernière demi-heure carrément délirante, comme si son film se déréglait de l'intérieur. Le duo se retrouve en Guadeloupe, piégé dans un imbroglio mafieux. Pastiche de polars du dimanche soir, le face-à-face goguenard avec le dangereux Balmer (grand numéro !), flanqué de lascars patibulaires, est un joyau de non-sens. Rien ne va plus est, paraît-il, le cinquantième film de Chabrol. Celui qui tourne plus vite que son ombre savait qu'il serait attendu au tournant par les distributeurs de lauriers. Et comme les anniversaires et les célébrations, ce n'est pas sa tasse de thé, c'était le moment où jamais, surtout après La Cérémonie (plus sombre, plus "auteur"), de ressortir l'habit du parfait déconneur. Inutile de dire que ça lui va toujours comme un gant. Jubilé peut enfin rimer avec jubilation... »

— Télérama, Jacques Morice, octobre 1997[2]

« L'existence peut manquer de talent. Chabrol, jamais. Il nettoie la conversation des demi-vérités qui l'encombrent. Empile les mots d'esprit. Avoue un pragmatisme qui céda parfois à la fumisterie. Au cœur de ses 50 films - oui, 50 films - gît le plaisir. Celui de manipuler son monde, de tourner, de s'en mettre, dans les bonnes tables du coin, plein le cornet. Plaisir, enfin, de rigoler. Car le rire fou de Chabrol, 67 ans, dit tout, et d'abord le recul, qui chez lui confine à l'hygiène de vie.

S'amuserait-on? Affirmatif, colonel Victor. Rien ne va plus lorgne du côté de Lubitsch, du cynisme tordant, du trafic de sentiments. C'est un jeu sophistiqué sur la ruse et l'argent virtuel.

Quoi d'autre? Ah oui, comme d'habitude, Rien ne va plus se fiche de l'intrigue (d'où plusieurs baisses de régime) pour privilégier la forme (dialogues étincelants), voire les lueurs, comme le doigt cassé, donc tendu, de Victor lorsqu'il grugera Monsieur K. »

— L'Express, Sophie Grassin, 16 octobre 1997[3]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]