Au cœur du mensonge

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Au cœur du mensonge

Réalisation Claude Chabrol
Scénario Claude Chabrol
Odile Barski
Acteurs principaux
Sociétés de production MK2 Productions
France 3 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Sortie 1999
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Au cœur du mensonge est un film français réalisé par Claude Chabrol présenté en 1999.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Pour la nouvelle commissaire de Saint-Malo et la rumeur, le meurtrier et violeur d'une fillette de 10 ans est René, son professeur de dessin. Celui-ci, dépressif et resté invalide après un attentat, a perdu l'inspiration. Son épouse extravertie est un instant séduite par Desmot, un médiocre intellectuel mondain très médiatisé. Les époux invitent Desmot à dîner, dîner bien arrosé à la suite duquel René reconduit Desmot chez lui. Mais Desmot est retrouvé mort dans les rochers près de sa maison.

Pendant que la première enquête sur le meurtre de la fillette aboutit à l'arrestation d'un notable de la région, la seconde conclut à l'accident. Mais, innocenté, René avoue le meurtre de Desmot à sa femme.

Le film rend bien l'atmosphère pesante d'une petite ville où tout se sait, et la complexité des situations créées par les mensonges des uns et des autres.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

« Les personnages vont pouvoir décliner leurs artifices, selon les moments opportuns et les changements de direction. Car dans cette histoire de mirage et de suspicion à tous les degrés, ce qui importe n’est pas la question du Bien et du Mal (la morale n’a jamais intéressé Chabrol), mais plutôt la façon dont chacun va se positionner, à tel moment, pour s’en sortir au mieux ­ ou au plus mal. Chabrol joue ainsi sur une petite palette allégorique composée des différentes valeurs du mensonge. Son couple difficile, compact, en équilibre critique, ne tient que par un amour fort. »

— Les Inrocks, Sophie Bonnet[1]

« On pourra regretter, cette fois, l'évidente indifférence de Chabrol à laisser deviner, très vite, le coupable du meurtre de l'enfant. Mais quoi ! Hitchcock se permettait, lui aussi, pareille désinvolture. L'essentiel, c'est toujours de privilégier l'essentiel : ici, la tension, l'angoisse, l'enfer encerclant, peu à peu, les deux principaux personnages. À savoir Jacques Gamblin, sombre, torturé, héritier de l'emploi que tenaient jadis chez Chabrol un Maurice Ronet ou un Michel Bouquet. Et Sandrine Bonnaire. En apparence, son rôle est plus ingrat : elle subit plus qu'elle n'agit. En fait, c'est le pilier du film. Une femme comme Chabrol les aime : tentée un temps par une liaison imbécile. Mais fidèle au poste lorsque la menace se précise : une sorte d'héroïne invisible sur laquelle le danger bute, soudain, et se fracasse. »

— Télérama, Pierre Murat, 13 janvier 1999[2]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]