Que la bête meure

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Que la bête meure

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Devant l'église d'Argol, théâtre du drame initial

Réalisation Claude Chabrol
Scénario Paul Gégauff
Claude Chabrol
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France Les Films de La Boétie
Drapeau : Italie Rizzoli Film
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Drame
Thriller
Film policier
Sortie 1969
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Que la bête meure est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1969.

C'est un thriller policier déroulant l'enquête et le désir de vengeance d'un père désespéré et résolu, jusqu'au face-à-face complexe avec le meurtrier.

Il est adapté d'un roman de Nicholas Blake[1] "The Beast Must Die".

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un jeune garçon rentrant d'une partie de pêche est renversé sur la place d'un village breton[2] par un chauffard qui prend la fuite.

Charles Thénier, écrivain pour enfants et veuf, est le père de la victime. Voyant l'échec de l'enquête policière, il se jure de retrouver le meurtrier et de venger son fils.

Le hasard le met sur la piste. Un paysan a vu un couple d'automobiliste nettoyer, près du lieu de l'accident, une voiture similaire à celle du crime. Il a cru reconnaître la passagère : l'actrice Hélène Lanson.

Charles se rend à Paris, où il fait la connaissance de la jeune femme et devient son amant. Elle lui parle de son beau-frère, Paul, garagiste dont elle a été la maîtresse.

Hélène emmène Charles dans la maison bretonne de Paul. Ce dernier est un être haï de tous, vulgaire et sévère avec sa femme Jeanne et son fils Philippe. Charles et Philippe deviennent amis du fait de leur commune animosité contre Paul. À deux reprises, Charles tente de tuer Paul en vain. Lors de la deuxième tentative, Paul déjoue le projet de Charles en sortant un revolver. En effet, il a lu le journal de Charles où des horreurs sont dites sur lui. Paul chasse donc Charles en l'humiliant.

Charles part de la maison mais lors d'un dîner qu'il passe avec Hélène, il entend à la télévision que Paul est mort, empoisonné. Charles revient chez Paul où se déroule une enquête judiciaire. La police a retrouvé le journal de Charles et ce dernier est fortement soupçonné du meurtre, mais Philippe s'accuse d'avoir tué son père. Plus tard, Charles écrit une lettre à Hélène, pour innocenter Philippe, puis il prend un bateau et part en pleine mer...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Le face-à-face entre les deux hommes est féroce et complexe, nuancé d'une réflexion morale sur la légitimité de la vengeance et de la condamnation[3]. Selon Eric Libiot[4], Que la bête meure, « une des œuvres phares de Claude Chabrol », n'a pas pris une ride, la confrontation entre un père et le meurtrier de son fils est « un modèle du genre ».

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le titre du roman de Nicholas Blake, "The Beast Must Die", et donc du film "Que la Bête Meure", est inspiré d'un passage de l'Ecclésiaste 3 :19 de la Bible : "19. Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort ; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle ; car tout est vanité."
  • La musique du film est un extrait du Vier Ernste Gesänge (Quatre Chants sérieux) - op. 121 (1896) de Brahms interprêté par Kathleen Ferrier : "Denn es gehet dem Menschen wie dem Vieh" (De fait, le sort de l'homme et celui de la brute est le même)
  • Michel Duchaussoy, remarqué avec Jeu de massacre, obtient ici son second premier rôle, tandis que Jean Yanne, remarqué ici en tant que second rôle, avait obtenu auparavant l'une de ses premières grandes interprétations dans Week-end de Jean-Luc Godard.
  • Claude Chabrol fera tourner Jean Yanne l'année suivante dans Le Boucher en tant qu'interprète principal du film.
  • Le rôle de Paul Decourt fut proposé à Philippe Noiret, mais ce dernier l'a refusé[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicholas Blake est le pseudonyme de Cecil Day-Lewis, le père de Daniel,
  2. Le village d'Argol (Finistère)
  3. Le Monde, 3 mars 2007 (Voir ici)
  4. L'Express, 30 avril 2010.
  5. http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cinema/Claude-Chabrol/Point-fort/3244522,CmC=3236546.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]