Atapuerca (site préhistorique)

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Site archéologique d'Atapuerca *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Crâne d’Homo heidelbergensis de la Sima de los Huesos, mis au jour en 1992.
Crâne d’Homo heidelbergensis de la Sima de los Huesos, mis au jour en 1992.
Coordonnées 42° 21′ 09″ N 3° 31′ 06″ O / 42.3525, -3.518333 ()42° 21′ 09″ Nord 3° 31′ 06″ Ouest / 42.3525, -3.518333 ()  
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Subdivision Castille-et-León Castille-et-León
Burgos Province de Burgos
Type Culturel
Critères (iii) (v)
Numéro
d’identification
989
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2000 (24e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le site préhistorique d'Atapuerca représente un ensemble de gisements très importants pour la connaissance de la Préhistoire humaine européenne. Situés sur la commune d'Atapuerca dans le nord de l'Espagne, ces gisements paléolithiques ont livré de nombreux restes fossiles dont ceux qui ont permis la définition d’Homo antecessor, le plus ancien représentant du genre Homo en Europe occidentale.

Historique[modifier | modifier le code]

L'histoire des recherches à Atapuerca commence en 1976, quand l'ingénieur des mines Trino Torres et l'anthropologue Emiliano Aguirre trouvent dans la montagne des fossiles d'ours préhistoriques, ainsi que plusieurs fossiles humains. Les fouilles commencent en 1978 dans deux des trois gisements principaux, Gran Dolina et Sima de los Huesos.

Sima de los Huesos[modifier | modifier le code]

Le gisement de la Sima de los Huesos (« grotte des os ») a livré l'ensemble le plus important de fossiles humains de la seconde moitié du Pléistocène moyen, de 500 000 jusqu'à 120 000 ans avant le présent. Les os appartiennent à un groupe d'une trentaine de squelettes de l'espèce Homo heidelbergensis, considérée comme l'ancêtre de l’Homme de Néandertal. L'âge de ces prénéandertaliens est estimé entre – 300 000 et – 420 000 ans. Ils semblent avoir été jetés intentionnellement dans la cavité ; l’absence d’ossements d'animaux[1], de marques de dents de charognards et d'outils (à l'exception d'un biface) indique qu'il ne s'agit pas d’un lieu d'habitat mais plutôt d'un dépôt intentionnel dans le cadre d’un rite funéraire. Le biface, seul outil découvert sur le site et dont la réalisation semble avoir été particulièrement soignée, pourrait constituer une offrande funéraire[2].

En décembre 2013, une équipe internationale à laquelle appartient Juan Luis Arsuaga annonce avoir réussi le séquençage ADN d'un os de ce site vieux de 400 000 ans[3].

Gran Dolina[modifier | modifier le code]

Le gisement de la Gran Dolina, dont la séquence est puissante de 18 mètres, a livré des vestiges dont l'âge est compris entre 1 million d'années et 100 000 ans avant le présent. Ces vestiges incluent des restes de l'espèce Homo antecessor ainsi que des outils, des ossements fossiles d'animaux et des pollens.

Un premier fossile d'Homo antecessor est daté de 780 000 ans avant le présent.

Sima del Elefante[modifier | modifier le code]

Un fragment de mandibule humaine associé à des objets en pierre taillée, daté de 1,1 à 1,2 million d’années avant le présent, a été découvert dans cette grotte de l'Éléphant, ce qui a fait reculer de 400 000 ans la date certaine de présence humaine en Europe[4].

Homo antecessor pourrait être l'ancêtre de l'Homme de Néandertal et de l’homme moderne, Homo sapiens. Le fragment publié en 2008 étant proche de fossiles plus anciens (1,8 million d'années) trouvés à partir de 1991 à Dmanisi (Géorgie, Caucase), il pose la question d'une colonisation préhumaine de l'Europe occidentale depuis l'Est plutôt que depuis le Sud.

Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Le site a été inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco en 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henry de Lumley, La Grande Histoire des premiers hommes européens, éd. Odile Jacob, 2007 (Odile Jacob « poches », 2009).
  2. Bruno Maureille, Les Premières Sépultures, coéd. Le Pommier / Cité des sciences et de l'industrie, 2004, p. 39-41.
  3. [1]
  4. E. Carbonell et al., « The first hominin of Europe », Nature, vol. 452, p. 465-469. (résumé)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]