Dernier ancêtre commun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

En biologie de l'évolution, le concept de dernier ancêtre commun à deux lignées d'êtres vivants correspond à l'organisme le plus récent que ces deux taxons ont en commun. Il s'agit d'une entité théorique qui correspond au dernier nœud de l'arbre phylogénétique à partir duquel divergent les branches de chacune des lignées en question mais cela ne correspond pas forcément à un individu particulier ayant réellement existé, on le dit alors hypothétique.

Pour l'homme les recherches génétiques sur l'Adam Y-chromosomique et l'Ève mitochondriale font remonter le dernier ancêtre commun à 150 000 ans en lignée féminine et à 60 000 ans (340 000 ans selon une étude plus récente de 2013[1]) en lignée masculine. Toutefois, selon une étude publiée en 2005, si l'on considère toutes les lignées ancestrales et pas seulement les lignes féminines et masculines directes, le dernier ancêtre commun à tous les hommes vivant aujourd'hui aurait vécu il y a entre 2 000 et 5 000 ans[2]. D'autre modèles rapportés par une autre étude suggèrent que le dernier ancêtre commun aux Européens de l'Ouest aurait vécu vers l'an 1000[3].

Le dernier ancêtre commun universel (LUCA pour last universal common ancestor) ou dernier ancêtre universel (LUA last universal ancestor), est l'hypothétique plus récent être vivant dont tous les organismes vivant actuellement sur Terre descendent. On estime qu'il a vécu il y a quelque 3,6 à 4,1 milliards d'années.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fernando L. Mendez (2013), An African American Paternal Lineage Adds an Extremely Ancient Root to the Human Y Chromosome Phylogenetic Tree
  2. Rohde DL (2005), On the Common Ancestors of All Living Humans, Massachusetts Institute of Technology
  3. Rohde DLT, Olson S, Chang JT (2004), Modelling the recent common ancestry of all living humans, Nature 431: 562-566