Artolsheim

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Artolsheim
Image illustrative de l'article Artolsheim
Blason de Artolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Marckolsheim
Intercommunalité C.C. du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Bernard Schultz
2014-2020
Code postal 67390
Code commune 67011
Démographie
Gentilé Artolsheimois, Artolsheimoises
Population
municipale
930 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Population
aire urbaine
1 000 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 33″ N 7° 34′ 26″ E / 48.209167, 7.57388948° 12′ 33″ Nord 7° 34′ 26″ Est / 48.209167, 7.573889  
Altitude Min. 168 m – Max. 174 m
Superficie 11,25 km2
Localisation

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Artolsheim

Artolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Maison à colombages.
École d'Artolsheim.

Village du canton de Marckolsheim et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein, sur la route D 468 et plus loin traversé par la voie rapide A35 de Bâle à Strasbourg, près du canal du Rhône au Rhin. Artolsheim est voisin des communes de Marckolsheim et de Bootzheim et se trouve à 12 km au nord-ouest de Sélestat, la plus grande ville. Le Rhin se situe à 2 km en direction de l'est du village. Une route conduit d'Artolsheim à la ferme de Schnellenbülh[1] où elle rejoint la route de Marckolsheim à Sélestat. On y trouvait jadis une source minérale vantant l'efficacité contre la goutte.

Artolsheim a la particularité d'être, parmi les communes françaises du territoire métropolitain, celle qui se situe le plus éloignée de la mer[2]. Elle se trouve à 430 km du Golfe de Gênes et de l'embouchure de l'Escaut[3].

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Artolsvesheim en 817.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

On trouve dans la banlieue d'Artolsheim des restes d'une voie romaine. Ce village essentiellement agricole est étroitement lié avec celle de l'abbaye d'Ebersmunster. Dès le Xe siècle une église est édifiée dans le bourg. L'abbaye est également propriétaire d'une cour domaniale avant le XIIe siècle . L'évêché de Strasbourg administre le village, qu'il cède ensuite en fief à la famille noble des Rathsamhausen. Il passe ensuite à la famille des Rohan-Soubise qui le garde jusqu'à la Révolution. La chapelle de la croix fut longtemps un pèlerinage très fréquenté. Sur le ban communal était situé avant le XIVe siècle le village de Borenheim ou Birenheim décimé par la peste et autres calamités.

Ravagé pendant la guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Artolsheim est dévasté pendant la guerre de Trente Ans.

Village occupé lors de la première guerre[modifier | modifier le code]

En 1918 un état-major allemand s'installe dans le village lors de la retraite des troupes.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'ensemble de la population est évacué en Dordogne en 1939 et la commune prise en étau par l'offensive allemande en juin 1940. Dans la nuit du 15 mars 1944 un bombardier lourd de la Royal Air Force type Lancaster explosa, les 7 membres d'équipage périrent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Artolsheim

Les armes d'Artolsheim se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent à la fasce de sinople et à la bordure de gueules, au second de gueules aux neuf mâcles d'or. »[4].

Ce sont les armes des Rathsamhausen zum Stein (Ban de la Roche) associées à celles des Rohan-Soubise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Bernard Schultz[5]    
2001 2008 Bernard Schultz    
1995 2001 Roger Huber    
1989 1995 Roger Huber    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 930 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
543 477 645 789 965 925 853 892 916
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
909 934 948 958 891 887 853 908 921
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
888 891 828 734 727 697 696 694 672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
716 705 630 649 643 728 848 855 931
2011 - - - - - - - -
930 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

l'Église catholique Saint-Maurice du village d'Artolsheim
Chapelle de la Croix à Artolsheim (Bas-Rhin)
Mairie d'Artolsheim (Bas-Rhin)
Spritzenhaus-Waschtaus (fin du XIXe siècle)

Église Saint Maurice (1850)[modifier | modifier le code]

L'église actuelle bâtie en 1850 comme le prouve la date indiquée sur le tympan du porche a sans doute été reconstruite sur l'emplacement d'une ancienne église remontant à la fin du XIVe siècle. C'est Antoine Ringeisen, architecte de Sélestat qui a établi les plans de l'église, en conservant certains éléments de la construction antérieure. Contrairement à plusieurs villages des environs, l'église d'Artolsheim a été épargnée par les bombardements et les batailles liés à la libération du village, en janvier et février 1945[réf. nécessaire].

Au cours de son histoire, l'église a fait l'objet de plusieurs travaux de restauration, notamment en 1983 et 1998. L'église se compose d'un vaisseau et de cinq travées qui viennent s'accoler à une tour axiale. Une sacristie vient se ranger contre le vaisseau. De larges fenêtres en plein cintre viennent éclairer harmonieusement l'intérieur de l'église. La tour est à trois niveaux.

Chapelle de la Sainte Croix[modifier | modifier le code]

Il existe un lieu de pèlerinage dédié à la Sainte Croix qui se trouve au lieu-dit les Bains d'Artolsheim  lieu de l'ancien établissement thermal, en dehors du village. À proximité de cette chapelle s'élevait autrefois une source d'eau réputée pour ses vertus curatives connues depuis le Moyen Âge. La chapelle a été bénie le 10 septembre 1822 probablement à proximité d'un édifice plus ancien existant depuis le XVIIIe siècle qui était tombé en ruine. La chapelle est représentée par un vaisseau et deux travées. Des fenêtres en arc placées deux par deux éclairent la chapelle. La toiture est surmontée d'un pignon vers l'entrée. La chapelle a fait l'objet de travaux de restauration récemment.

Puits du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Spritzenhaus-Waschtaus (fin du XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Ancienne gare[modifier | modifier le code]

Blockhaus (1930)[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Herth (1963-), député du Bas-Rhin résidant à Artolsheim
  • Thomas Seltz (1872-1959), homme politique
  • François-Joseph Fahrner (1794-1883), Capitaine retraité et écrivain, né à Artolsheim (découverte de la marche du soleil-1856 et système solaire d'après la marche réelle du soleil-1869).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Schnellenbülh : ancien village entièrement dévasté pendant la guerre de Trente Ans, aujourd'hui disparu
  2. IGN Magazine n°50, novembre-décembre 2008
  3. ibidem
  4. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  5. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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