Amblie

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Amblie
Clocher de l'église Saint-Pierre.
Clocher de l'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Creully
Intercommunalité Communauté de communes d'Orival
Maire
Mandat
Yves Beaudoin
2014-2020
Code postal 14480
Code commune 14008
Démographie
Population
municipale
267 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 32″ N 0° 29′ 09″ O / 49.2922222222, -0.485833333333 ()49° 17′ 32″ Nord 0° 29′ 09″ Ouest / 49.2922222222, -0.485833333333 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 53 m
Superficie 5,82 km2
Localisation

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Amblie est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie et à l'extrémité nord-est du Bessin, peuplée de 267 habitants[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Amblie se trouve à 5 km des plages du débarquement, à mi-chemin entre Bayeux (18 km) et Caen (18 km) et à 15 min de Ouistreham, « la porte vers l'Angleterre ». Elle est située au beau milieu de deux vallées, celles de la Thue et de la Seulles, non loin de la plaine de Caen.

Ses plaines alluviales (prés et marais), ses légers coteaux, et sa plaine agricole, lui confèrent une riche production agricole.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom peut être du latin Amblia, dérivé de Ambo Amnes, « les deux rivères ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de ce petit village, situé sur la route des moulins, sont incertaines. Le présence de l'homme y est cependant ancienne, comme en témoignent des traces humaines remontant à l'Antiquité. Durant plusieurs siècles, le territoire est attaché à la noblesse française à travers deux familles, dont sont issus notamment Achard de Bonvouloir et le comte du Buisson de Courson. L'activité textile est développée au XIXe siècle, employant en majorité des femmes. Des moulins à eau établis au bord de la Thue, qui fonctionnent encore jusqu'en 1945, traitent ainsi les fils textiles mais également le grain. Le village, comme tant d'autres, subit de plein fouet la dépopulation dès le début du XXe siècle. Après la Première Guerre mondiale, des paysans belges s'installent sur le territoire. Épargnée pendant la Seconde Guerre mondiale, bien que très proche des plages du débarquement, la ville apporte son aide à Caen accueillant dans un centre de réfugiés et de blessés des milliers de sinistrés. Intégrée dans la sphère d'influence caennaise, la commune subit une fois encore l'exode rural vers la grande ville.

Le 29 juin 1944, le Red Ensign canadien flotte sur le quartier-général de la Première Armée canadienne près d'Amblie. Pour la première fois dans l'histoire, les forces armées canadiennes se battent sous leurs propres couleurs.

Cette cérémonie est présentée au Centre Juno Beach ainsi que sur cette page où est aussi présenté le drapeau : le Red Ensign canadien comporte, sur le côté gauche, l'Union Flag ou Union Jack, drapeau du Royaume-Uni formé de la superposition des croix de saint Georges, saint Patrick et saint André. Il est frappé de l'écu des armoiries canadiennes, créées par le roi George V en 1924. Le Red Ensign demeure le drapeau national du Canada jusqu'en 1965. Il est alors remplacé par l'unifolié rouge et blanc[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Cairon de la Varende    
1793 1798 Jean Dujardin    
1798 1816 Jacques Bertrand    
1816[3] 1830 Ambroise Victor De Cairon    
1830[3] 1848 Jean-Louis Fouchaux    
1848[3] 1852 Adolphe de Cairon    
1852[3] 1860 Pierre Paul Adolphe Roussel    
1860[3] 1872 Gustave Youf    
1872[3] 1898 Adolphe de Cairon    
1898[3] 1904 Armand Levallois    
1904[3] 1935 Joseph de Bonvouloir    
1935[3] 1944 Paul Marc    
1944[3] 1949 Georges Levallois    
1949[3] 1977 Désiré Picard    
1971[3] 1983 Daniel Lelièvre    
1983 mars 2014 Jean-Pierre Lavisse PS Conseiller général
mars 2014[4] en cours Yves Beaudoin SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
607 583 686 611 625 660 656 663 670
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
653 589 573 492 474 449 428 337 304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
295 310 290 235 259 230 230 264 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
318 267 266 276 258 292 267 260 267
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • L'église. Cette église porte les marques de nombreux remaniements. La nef romane du XIIe siècle, comme en témoignent les godrons, a conservé un seul bas-côté. La façade occidentale est refaite au XIIIe siècle. Au XIXe siècle, une tour a remplacé un clocheton du XVIe siècle, établi sur l'arcade séparant le chœur de la nef. Le chœur vouté primitif a été retravaillé en partie et une chapelle latérale a été retranchée. Seules, les cinq arcades ouvrant sur le bas-côté nord sont romanes. Certaines sculptures aux figures fantaisistes, telle une grosse tête d'homme ou des personnages mordus par des animaux mystérieux, relèvent davantage de plaisanteries d'atelier que de style roman typique. Au sujet du portail, il serait du XIIIe siècle, il est percé sur la façade occidentale, et entouré d'un tore orné d'anneaux. La présence de ce motif est rare, ne figurant qu'en très peu d'endroits en France. Le portail occidental a été classé monument historique par arrêté du 19 novembre 1910 et le reste de l'église a été inscrite par arrêté du 12 avril 1927[7].
  • Le Château du lieu-dit « les Planches » 1785. Au XVIe siècle, le domaine appartient à la famille des Planches. En 1738, il passe par mariage aux du Buisson de Courson. De 1785 à 1789, cette année étant inscrite sur une souche de cheminée, Nicolas du Buisson de Courson fait construire ce château à la place d'une construction vétuste. Décorée sobrement, la nouvelle demeure est composée d'un corps de bâtiment central couronné d'un fronton triangulaire sur chacune des façades et flanqué de deux pavillons. Il a été inscrit par arrêté du 17 mai 1982[8].
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Autres sites et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la famille Achard de Bonvouloir. Corps principal 1792 et milieu XIXe siècle, calcaire de Creully ; la propriété appartient à des descendants de Achard, l'un des compagnons de Guillaume le Conquérant durant la bataille de Hastings. Le château, entouré d'un grand parc, est composé d'un pavillon central surmonté d'un fronton triangulaire et flanqué de deux avant corps. Durant la Seconde Guerre mondiale, un camp destiné à accueillir les milliers de sinistrés et de blessés de la ville de Caen est installé dans le bâtiment.
  • Les fermes fortifiées.
    • La ferme du Bourg, dit des « Fiquet » de style XVIe siècle. Cette ferme a été très largement remaniée aux XIXe et XXe siècles.
    • La ferme anciennement Levallois des XIIIe, XIVe, XVIIIe et XIXe siècles est une ferme typique du Bessin avec sa cour fermée, son pigeonnier, ses écuries, sa boulangerie, son grenier à blé, ses charretteries, ses deux porches de 1739 pour le porche principal et 1710 pour le porche qui menait anciennement aux champs face au château de Bonvouloir ; sur le corps d'habitation des traces d'architecture tels que deux lavabos « puisette » de style XIIIe et XIVe siècles et son pignon occidental, et sa tour à escalier à vis typique du Moyen Âge abritait naguère un logis seigneurial très remanié au XIXe siècle. Au nord du corps d'habitation se jette la Thue et la Seulles, tout près du moulin de la Porte qui possédait deux roues. Ce moulin abrita durant le débarquement le quartier général de la 1re armée canadienne commandée par le général Harry Crerar.
    • Ferme du château XIXe siècle« Ferme des Fiquet Vallerande ». Une curiosité architecturale pour la région car de style Maine Anjou.
  • Les différents moulins de la commune (sans roue). Situé sur la route des moulins, le village disposait au XIXe siècle d'une dizaine de moulins repartie sur la Thue. Ces établissements jouent un rôle important dans l'industrie, abritant des minoteries dans cette région essentiellement céréalière, ou foulant les textiles, comme à Cully.
  • La vallée de la Seulles et de la Thue (les deux rivières bordant la commune).
  • Le Jardin Nature des Marettes, jardin associatif pédagogique à vocation potagère.
  • Le vieux pressoir dans le domaine du château de la famille de Bonvouloir. Bâtisse de style moyenâgeuse, datant approximativement des XVe et XVIe siècles peut-être même antérieur, fut à une certaine période le pressoir du village, on peut encore y apercevoir son tour à cidre et son pressoir.
  • Le vieux pont piétonnier (1743), en calcaire de Creully (300X200X400) Situé après le dernier moulin d'Amblie, ce pont enjambe la Seulles. Le second bras de la rivière est franchi par une passerelle. Le pont était emprunté par les vaches allant paître de l'autre côté de la rivière. Délabré par cet usage, il a été restauré après l'aménagement d'un gué en aval, destiné au passage du bétail.
  • La carrière de pierre d'Orival (époque mérovingienne) De cette carrière, exploitée à ciel ouvert, est extraite la pierre appelée « carreau d'Orival ». Cette pierre à un grain plus gros et est donc plus résistante au gel que celle de Caen. Dès l'époque mérovingienne, l'exploitation de la carrière constitue un pôle économique important pour plusieurs communes. Des traces d'anciens fours à chaux en sont un témoignage. Aux XIe et XIIe siècles, le carreau d'Orival est employé dans la construction de monuments tels que la cathédrale de Bayeux. Ces carrières sont mentionnées pour la première fois en 1692 dans les fermages de l'abbaye de Fécamp. Dès le XIXe siècle, la pierre, toujours extraite au début du XXIe siècle, est exportée à de grandes distances. Le site est classé et constitue la réserve naturelle régionale des Anciennes carrières d'Orival.
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Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Harry Crerar (1888-1965), général canadien et « commandant des armées de terre » du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fit son quartier général à Amblie le 18 juin 1944.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[9].
  1. Population municipale 2011.
  2. Photo de la cérémonie du 29 juin 1944
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Délibérations municipales d'Amblie », sur Archives départementales du Calvados
  4. « Yves Beaudouin entame son premier mandat de maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 4 avril 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Notice no PA00111011 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00111010 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Amblie sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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