Décompensation

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En médecine, la décompensation désigne la dégradation, souvent brutale, d'un organe ou d'un organisme qui était jusqu'alors maintenu en équilibre par des mécanismes de compensation qui empêchaient la survenue de ce dérèglement. Ce terme s'applique aussi bien dans un contexte physiologique que dans un contexte psychiatrique.

En psychopathologie[modifier | modifier le code]

Selon Jean Bergeret, la structure du psychisme est une organisation profonde et stable. Elle est établie par l'analyse psychopathologique dans une démarche clinique. Il existe trois grands types d'organisation (névrotique, psychotique et état-limite).

Cette structuration du psychisme permet une prédiction du risque de trouble psychique et de sa forme : elle détermine les modalités de réaction aux événements et situations vitales[1]. Lorsqu'un événement déborde les capacités d'élaboration du sujet, on parle d'un événement "traumatique". Le caractère "traumatique" vient de la nature de cet événement, combinée à l'organisation de la mémoire subjective et à la structure psychique du sujet. Si la combinaison de cet événement et de la structure du sujet entraine un trouble psychique, on parle alors de décompensation.

La structure psychique du sujet détermine donc un potentiel de décompensation (vulnérabilité psychologique)[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Bergeret, Psychologie pathologique : théorique et clinique, Elsevier Masson,‎ 2008 (ISBN 978-2-29470-174-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]