Stefaan De Clerck

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Stefaan De Clerck
Stefaan De Clerck en 2008
Stefaan De Clerck en 2008
Fonctions
Ministre de la Justice
Monarque Albert II
Premier ministre Yves Leterme
Herman Van Rompuy
Gouvernement Van Rompuy, Leterme II
Prédécesseur Jo Vandeurzen
Ministre de la Justice
Monarque Albert II
Premier ministre Jean-Luc Dehaene
Gouvernement Dehaene II
Prédécesseur Melchior Wathelet
Successeur Tony Van Parijs
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Courtrai (Belgique)
Nationalité belge
Parti politique CD&V
Diplômé de KULAK et KUL
Profession Politicien

Stefaan Maria Joris Yolanda De Clerck (né le à Courtrai) est un homme politique belge, ancien ministre de la justice, membre du CD&V, ancien bourgmestre de Courtrai et président du conseil d'administration de Belgacom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stefaan De Clerck est le fils de l'ancien ministre membre du CVP Albert De Clerck.

Il étudie le droit à la Katholieke Universiteit Leuven Campus Kortrijk et à la Katholieke Universiteit Leuven et sort diplômé en 1975.

Il s'engage ensuite en politique. En 1990, il devient député à la Chambre des Représentants. Il y est président de la commission des affaires étrangères et européennes à partir de 1992.

En 1995, Stefaan De Clerck est nommé ministre de la justice du Gouvernement Dehaene II. Il est l'auteur du projet de loi abolissant la peine de mort et adopté en juin 1996. Alors que la peine de mort n'est plus appliquée en Belgique depuis 1950 (en temps de guerre, depuis 1867 en temps de paix), il doit défendre cette abolition dès l'été 1996 lorsqu'éclate l'affaire Dutroux[1]. Deux ans plus tard, l'évasion manquée de Marc Dutroux le conduit à démissionner, de même que Johan Vande Lanotte, ministre de l'Intérieur[2].

Suite à cette démission, Stefaan De Clerck reprend son mandat à la Chambre des représentants, jusqu'à son élection au maïorat de Courtrai en 2001.

Devenu entretemps président du CVP, il opère le changement de nom du parti lors du congrès du 29 septembre 2001. Le CVP mue en Christen-Democratisch en Vlaams CD&V[3]. En 2003, il conduit le parti lors des élections fédérales. Ces élections sont un nouvel échec pour le parti, qui passe derrière le sp.a, et le maintiennent dans l'opposition. Stefaan De Clerck cède la présidence à Yves Leterme.

Stefaan De Clerck est élu au Sénat lors de ces élections, mais abandonne son mandat en 2004 pour rejoindre le Parlement flamand.

Lors des élections fédérales de juin 2007, il est de nouveau élu à la Chambre des représentants.

Engagé dans la coopération franco-belge, il a été vice-président de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai.

Le 30 décembre 2008, il est nommé ministre de la justice dans le gouvernement d'Herman Van Rompuy[4].

Mandats[modifier | modifier le code]

  • 1990-1995 : Député à la Chambre des représentants
  • 1995-1998 : Ministre fédéral de la Justice
  • 1998-2001 : député à la Chambre des représentants
  • 1999-2003 : Président du CD&V
  • 2003-2004 : Sénateur
  • 2004-2007 : Député au Parlement flamand
  • 2001-2013 : bourgmestre de Courtrai
  • 2007-2013 : député à la Chambre des représentants
  • 2008-2011 : ministre fédéral de la justice
  • Depuis mars 2011 : vice-président de Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Justice et police, cible des critiques », L'Humanité, 20 août 1996.
  2. « Dutroux. La cavale manquée de Marc Dutroux soulève consternation et colère en Belgique », L'Humanité, 24 avril 1998.
  3. Pascal Delwit, La vie politique politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2010, p. 321.
  4. http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/471107/stefaan-de-clerck-ministre-de-la-justice.html
  5. Présidence, site de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai

Liens externes[modifier | modifier le code]

(nl) Site officiel