Abu Dhar Al-Ghifari

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Jundub ibn Junadah (Arabe: جُندب بن جَنادة), plus connu sous le nom de Abu Dhar al-Ghifari (Arabe: أبو ذر الغفاري) était un compagnon du prophète de l'islam, Mahomet. Il appartenait à la tribu des Banu Kinanah. Il mourut à al-Rabadha, un village situé au nord-est de Médine.

Il faisait partie des muhajirun, ceux qui avaient émigré pour la cause de l'islam.

Biographie[modifier | modifier le code]

On ne connait pas sa date de naissance et peu de choses d'avant son entrée dans l'islam sont connues. Sa tribu, les Ghifar étaient une des branches des Banu Kinanah (en), et est retrouvée dans le Nord de La Mecque ; elle contrôlait le passage des caravanes et en pillait quelques-unes.

Il entendit un jour que quelqu'un se réclamait être prophète à La Mecque et il y alla soi même s'y rendre compte ; Ali, après l'avoir aperçu près de la Kaabah pendant plusieurs jours, l'amena à Mahomet à sa requête et Abu Dhar fit sa chahada devant lui, devenant par là un des premiers convertis à l'islam.

Il déclara ensuite ouvertement sa foi devant les quraysh qui le battirent durement ; Al 'Abbas — l'oncle du Prophète — intervint et rappela aux quraish que ce sont les banu Ghifar qui contrôlent le passage des caravanes dans la région et qu'ils se pourraient les mettre à dos. La situation se répéta le jour suivant[1].

Il retourna ensuite auprès de sa tribu où il professa la religion, et joint plus tard le prophète lors de l'hégire. Il faisait partie des ahl as-Souffa.

En l'an neuf de l'hégire, il y eut un expédition à Tabuk. Les compagnons virent arriver au loin un homme à pieds. Mahomet dit alors que c'était Abu Dhar Al ghifari puis il dit « Qu'Allah fasse miséricorde à Abou Dhar! Il est un solitaire, il voyage seul et sera ressuscité seul le jour du jugement (aw kama qaal) »

Puis Abu Dhar expliqua que son chameau refusa de bouger et comme l'expédition était commencée, il ne lui restait plus que de venir à pieds. Le Prophète lui annonça que pour chaque pas Allah lui avait pardonné un péché.

Il était très apprécié de Mahomet puisqu'il dit une fois « Allah m'a conseillé d'aimer quatre hommes, car Il les aime Lui-même : il s'agit de `Ali, Miqdad, Abu Dhar et Salman al-Farsi (aw kama qal) ».

Il critiqua très fortement le calife Othman et lui demanda d'appliquer la redistribution des richesses : certains le voient comme le précurseur du socialisme islamique.

Références[modifier | modifier le code]